De la pertinence de l’enseignement privé

Forte de son agilité, de sa capacité d’innovation et de son souci de personnalisation de ses services, l’école privée se positionne avantageusement pour assurer l’avenir de l’éducation au Québec.

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Depuis les années soixante, le droit pour les parents de choisir entre un réseau public ou privé pour l’éducation de leurs enfants a été reconnu par la Loi du ministère de l’Éducation, puis confirmé par celle de l’enseignement privé. Bien que le sujet enflamme périodiquement l’espace public, la légitimité de l’enseignement privé est un fait au Québec.

L’intérêt de débattre du sujet relève davantage de la pertinence de ce réseau en éducation. Voyons ensemble quelques éléments distinctifs des écoles privées et ce en quoi elles permettent d’envisager un avenir prometteur pour les jeunes qui les fréquentent.

Tout d’abord, l’agilité

« Tout est changement, non pas pour ne plus être, mais pour devenir ce qui n’est pas encore», disait Épictète. Les établissements d’enseignement privés jouissent d’un extraordinaire pouvoir d’action. Ils ont la capacité de se définir, de déterminer leurs orientations, de choisir minutieusement leur personnel afin de viser l’excellence et de se mobiliser autour d’un projet éducatif inspirant.

Quant aux délais et à la lourdeur administrative, ils se voient réduits au minimum. Les décisions se prennent, s’appliquent, se mesurent et s’évaluent à l’interne. Ceci favorisant indéniablement l’efficience.

Ensuite, l’innovation

Les écoles privées québécoises sont constituées, dans leur très grande majorité, d’OBNL (organismes à but non lucratif). Néanmoins, elles se doivent d’adopter un mode de gestion entrepreneurial pour assurer leur pérennité. Il devient dans ce contexte, essentiel de promouvoir l’innovation. La phrase célèbre de Niels Bohr, « ce n’est pas en améliorant la bougie qu’on a inventé l’électricité », résume l’esprit d’innovation qui anime le réseau.

Pour ce faire, les milieux d’enseignement privés savent s’inspirer des meilleures pratiques mondiales en éducation. Lorsqu’un besoin émerge et qu’aucune solution ne semble exister, l’innovation permet aux écoles de la trouver, soit à l’interne, soit par la force de leur regroupement. L’intégration des technologies de l’information en classe en est un exemple éloquent.

Enfin, l’approche personnalisée

La juste combinaison de la rigueur acquise par sa tradition d’excellence et de la souplesse requise par son statut plus entrepreneurial, rend possible l’adaptabilité des services de l’école privée. Certaines ont développé ce créneau avec grand succès au cours des dernières années. Leur secret? L’écoute envers les familles qu’elles servent et qui réclament davantage de flexibilité dans l’accompagnement de leurs enfants.

Que ce soit un enseignement digne du 21e siècle, un horaire mieux adapté pour y intégrer des périodes d’activités éducatives, des mesures favorisant l’apprentissage accéléré pour les plus doués ou des mesures adaptatives pour ceux ayant besoin d’aide, en passant par des lieux favorisant le travail en collaboration et une offre de formation plus diversifiée. Les établissements privés, par la proximité avec leur clientèle, saisissent l’opportunité de développer une offre de services répondant davantage aux besoins exprimés.

C’est donc forte de son agilité, de sa capacité d’innovation et de son souci de personnalisation de ses services, que l’école privée se positionne avantageusement pour assurer l’avenir de l’éducation au Québec.

« Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », affirmait Antoine de Saint-Exupéry. Il s’agit en définitive de la mission la plus importante envers les jeunes citoyens de demain, qui occuperont dans plus de 60% des cas, un emploi inexistant à ce jour. L’école privée en fait sa priorité et sa fierté.

Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques en collaboration avec l’annonceur. Les journalistes de L’actualité n’ont joué aucun rôle dans la production de ce contenu.

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19 commentaires
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La «seule» raison d’être de toute entreprise privée est le profit de ses actionnaires. Une école ou un collège privé est une entreprise privée. Nous n’avons pas à les subventionner. Surtout pas quand la majorité des écoles publiques doivent de toute urgence être rénovées parce qu’elles sont décrépies ou qu’elles sont trop petites et qu’elles nécessites l’emploi de roulottes. Les écoles publiques ou privées anglaises sont déjà beaucoup trop subventionnées par le fédéral et c’est une autre grande injustice envers le Québec et les francophones de ce pays. Elles non plus ne doivent plus être subventionnées par le Québec.

Votre raisonnement est un peu…bizarre.

Si on stoppe le financement partiel par le gouvernement des écoles privées, c’est près de 100,000 élèves DE PLUS que devra absorber le système public actuel et ça, SANS un seul sou de plus vu que ces parents qui envoient leurs rejetons au privé paient DÉJÀ et TOUJOURS leurs taxes scolaires. En fait, ce sont EUX qui subventionnent le public et non le public qui subventionne le privé.

Si vous croyez que les écoles publiques sont actuellement désuètes, imaginez avec 100,000 élèves de plus. Et c’est sans parler de la pénurie de profs, de locaux, de matériel et tutti qu’anti.

Vous devriez remercier les parents qui envoient leurs enfants au privé car au final, ils permettent un meilleur financement du public en payant pour des services qu’ils ont décidé de ne pas utiliser.

Mon cher François premier,

Votre raisonnement est un peu…bizarre.
Je corrige vos erreurs dans votre texte.

Si on stoppe le financement « partiel » ( à hauteur de 70 % quand même!) par le gouvernement des écoles privées, c’est près de 100,000 élèves DE PLUS que devra absorber le système public actuel et ça, AVEC LEUR FINANCEMENT À 100 % selon les règles budgétaires du ministère.

L’intérêt politique du ministère réside donc dans le fait qu’il soustrait 100 000 élèves (de rangs cinquièmes 1, 2, 3) financés à 100 % au public pour les remplacer par 100 000 élèves (de rangs cinquièmes 1, 2, 3) financés à 70 % au privé ( et davantage encore par la bande…), écrémant ainsi ses effectifs en augmentant le pourcentage d’ÉHDAA (Rangs 4 et 5) par rapport à celui des élèves ordinaires (Rangs 1, , 3) inscrits au public et en détériorant, au public, par le fait même, sa propre offre de services (ce que Couillard a récemment nié, contre toute évidence).

NOTRE ministère crée DE CE FAIT un système à deux vitesses et accroît l’écart des classes sociales en subventionnant le privé pour accueillir une clientèle plus choyée tout en laissant le public opérer avec les cas les plus vulnérables, sans le niveau de services approprié.

La richesse collective nourrit donc un système privé gavé de vantardise et de prétention quant à ses performances avec une clientèle triée et choyée au détriment d’une société plus égalitaire où l’on comprendrait (ce qui ne semble pas être votre cas) qu’il faut distribuer les ressources selon l’amplitude des besoins pour corriger les dérives sociales et ainsi la sous-performance PROGRAMMÉE d’un réseau public saigné à blanc.

Nous avons, avec la duplication des systèmes scolaires, une société injuste et ploutocratique qui contribue à accroître les écarts des inégalités de classes, ce qui se traduit par le fait que plus on naît vulnérable, plus ça nous prendra du temps (de fait environ 6 générations, soit plus d’un siècle) pour escompter rejoindre les mieux nantis.
Nous maintenons donc un système scolaire monarchique qui plait…aux François premiers de ce monde!

En effet! Votre commentaire me laisse perplexe. Continuellement faire le procès du privé pour justifier le manque à gagner au public est un peu trop facile. En contrepartie, on fait état de certaines écoles publiques qui ont adoptés le style de gestion du privé adapté à leur environnement. Un reportage et oups! On n’entend plus parler. Une autre croyance qu’on aime véhiculer que le privé n’accepte que la crème, faux. En vertu du
programme d’éducation, elles se doivent de respecter le programme imposé par le ministère et en ce qui concerne les autres services, ils sont à la discrétion de chacune d’entre elles. Le discours du public qui véhicule le fait que le public absorbe une partie des rejetés du privé est aussi réducteur. Pourtant, le public a de plus grands moyens, mais le style de gestion pourrait être améliorer. Pourquoi autrefois, l’école publique était une fierté? Le modèle des commissions scolaires est-il toujours adapté à notre réalité? Certainement pas. À l’ère de la mobilité professionnelle, il n’est pas normal que des enseignants sont restreints dans leurs déplacements d’une commission scolaire à une autre en perdant une signorité chèrement acquise et se retrouver au bas d’une liste?
En terminant, le privé est le secteur qui s’est le mieux adapté contrairement au public?

@Patrick Daganaud
S’il était vrai que le privé écrémait le public, on devrait voir des différences marquées entre les régions ou il y a beaucoup d’écoles privées, comme Montréal, et les régions ou il n’y en a presque pas. Pourtant, selon différents rapports sur ce sujet, le taux de diplomation dépend bien davantage du revenu des parents et du type d’emploi qu’ils ont. Dans les régions ou le travail manuel est fréquent, les taux de diplomation sont inférieurs.
Voir par exemple http://www.lapresse.ca/actualites/education/201312/12/01-4720189-decrochage-de-grandes-disparites-regionales.php

L’idée selon laquelle les écoles privées recueillent la crème, et les écoles publique les élèves en difficulté, ne tient pas vraiment. Je pense qu’on a plutôt des élèves de niveau semblable dans les deux types d’établissements. La différence majeure est fort probablement que, lorsque les parents paient pour un service privé, ils accordent plus de valeur à l’éducation et suivent davantage la progression de leurs enfants, alors que plusieurs des parents des enfants du public n’y accorde pas d’importance. Ces derniers finissent plus facilement par se retrouver en difficulté d’apprentissage, souvent parce qu’ils n’ont pas le support parental.

Autrement dit, si l’école n’était pas gratuite, le taux de diplomation augmenterait, parce que la valeur de cette éducation serait plus élevée pour le québécois moyen.

@ Patrick Daganaud 5 septembre 2018, 6 h 23 min:

Système à deux vitesses? Je dis MAGNIFIQUE! Et s’il pouvait avoir 5 vitesses, ce serait encore mieux.

Y’en a marre de tous ces défenseurs du nivellement par le bas où tous devraient être alignés en rang d’oignons et peignés du même bord.

S’il fallait que l’on cesse le financement très partiel de l’école privée où plusieurs parents de la classe moyenne font d’énormes sacrifices pour y envoyer leurs enfants dans l’espoir qu’ils aient accès (ô horreur!) à une meilleure éducation, vous savez très bien que près de 100,000 d’entre eux se retrouveraient dans le réseau public qui, lui, en a déjà plein les bras et craque de partout. DE PLUS, vous créeriez alors un VRAI système à deux vitesses où seuls les enfants de RICHES auraient accès au système privé avec une meilleure éducation.

En plus, les élèves qui sortent du privé contribuent grandement à améliorer notre société alors que s’ils étaient sortis du public, leur contribution serait fort probablement moindre.

Vous en avez contre le privé? Simple: n’y envoyez pas vos enfants. Pour ma part, je ne suis pas prêt à prendre ce risque…

Interessant….mais pour ce qui est de..l’avenir, TOUS les jeunes SONT l’avenir et devraient avoir droit aux mêmes chances. Les écoles publiques manquent de sous ce qui est une injustice face aux écoles publiques.
Et…je dois être honnête. .. des de mes trois fils ont fait leur secondaire au privé et le plus jeune à la Polyvalente en concentration anglais….et bien …j’ai VRAIMENT été plus satisfaite de l’enseignement et de l’encadrement de la polyvalente de ma ville que les années au privée de mes plus vieux…. Il faut cesser d’ensencer le privé et de dénigrer le public !

« Être ou ne pas être » Là est toute la question. Aussi longtemps que notre système public favorisera le nivellement par le haut, ce qu’il fait allègrement, les écoles privées auront leur raison d’être.

@ Jean-Louis Levesque:
vous dites :¨Aussi longtemps que notre système public favorisera le nivellement par le haut¨… Ne voulez-vous pas dire : ¨Aussi longtemps que notre système public favorisera le nivellement par le BAS…¨ plutôt ? Et effectivement, c’est malheureusement ce qui se passe avec toutes ces réformes inefficaces, dévastatrices et toutes aussi farfelues les unes que les autres depuis une quarantaine d’années. Sur les quatre enfants que j’ai eus, un seul est allé au privé et il m’a fallu sortir plus d’argent pour cela tout en payant la totalité de mes taxes scolaires quand même.
Et pour répondre @Robert Henri, si vous ne voulez plus subventionner le privé, il vous faudra alors supprimer les taxes scolaires aux parents qui y envoient leurs enfants, car vous devez connaître le beau principe français (taquinerie) ¨No taxation without representation¨.
Le privé a sa raison d’être, et si la réussite y est plus accessible, il faudrait peut-être songer au public à y emprunter les méthodes de fonctionnement, ne croyez-vous pas ?

Mais oui, l’école privée est pertinente et peut-être merveilleuse. Mais curieusement, l’article passe totalement sous silence son financement … public.
Hahaha, sous-entendu, c’est un publi-reportage pour continuer à la subventionner !

Subvention???

Un élève du privé coûte $5,000.00 par année de MOINS au gouvernement que s’il allait au public!!!

Ce sont plutôt les parents du privé qui subventionnent le public en n’y envoyant pas leurs enfants tout en continuant de payer leurs taxes scolaires. Remerciez-les au passage SVP car sans eux, le public serait en plus mauvaise posture qu’actuellement.

Bon, juste pour faire le point avant de me faire rabouter par les statisticiens, je ne suis pas expert, ni connaissant de tous les détails de subventions (et autres transferts de fonds) pour les public ou le privé. Cela dit;
On peut s’entendre sur le fait que tout le monde(ou presque) paie des impôts (certains plus que d’autres) et qu’une part de ce montant global va à l’éducation.
On pourrait même dire que chaque enfant devrait avoir sa “cote-part” et avoir accès à une éducation.
Alors pourquoi est-ce un problème d’utiliser cette cote-part et choisir un système ou l’autre? Ça n’enlève rien aux autres.
Ce qui semble se passer en fait, est que si des parents choisissent d’envoyer leur enfant au privé, ils n’auront droit qu’à 70% de leur cote-part (l’autre 30% allant par définition au réseau public). Pourtant, ces parents ont payé leurs impôts comme tout le monde! Mais, parce qu’ils font un choix qui n’inclut pas le réseau public, ils se font retrancher 30% de leur droit/subvention.
Encore, sans être expert, de mémoire, le Québec est l’un des endroit où le coût pour l’éducation pour l’étudiant(e) coûte le moins cher, et malgré cela, le taux de diplomation demeure bas comparativement à d’autres régions, provinces ou pays . Le problème n’est donc pas l’accès à l’éducation. Est-ce culturel, est-ce la valorisation de celle-ci, est-ce l’offre de service elle-même?
Chose certaine, le concept des commissions scolaires semble être lourd et coûteux, pas toujours à l’écoute de sa clientèle, (c’est souvent le cas des monopoles), inflexible (peut-être par définition) et où le taux de participation aux votes des commissaires est anémique. Est-ce un concept révolu?
Le privé semble répondre à un besoin par sa popularité indéniable. Peut-être est-ce aux commissions à s’adapter aux besoins et attentes de leurs clients. S’ils le faisaient, peut-être que certains parents seraient moins tentés par le privé? S’ils reçoivent 100% de subventions pour leurs élèves et l’autre 30% des élèves au privé, est-ce vraiment une question d’argent ou d’organisation? Est-ce que le Québec dépense moins par élève que les autres provinces? Pas expert, mais j’en doute un peu.

– Système inégal? Il faut avoir du culot pour parler de notre système inégal….alors que ceux qui veulent couper les subventions, acceptent sans problème que les riches continuent à fréquenter les écoles privées. Aucun problème avec cette inégalité que les riches seront toujours riches…et auront toujours accès aux écoles privées.

– Le public paie le privé sans en bénéficier? Vraiment? Vous voulez aller là? Que dites-vous aux particuliers sans enfants qui paie les CPE? Les taxes scolaires? Pour le bien public? Parfait. Aucun problème avec ça…mais vous donner 500$ pour le privé, ce qui représente 5% du budget total de l’éducation, c’est ça le problème? Il faut vraiment aller là? On ne paie pour ce qu’on a accès? J’imagine que la journée où les riches ne seront pas du tout subventionnés, vous accepterez qu’ils cessent de payer leurs taxes scolaires? Car il n’utlisent pas l’école publique?

– ON a besoin du 500M$ pour les écoles délabrées? Vraiment les amis? Vous pensez que le 5% du budget total de l’éducation sera capable de faire ce que le 95% du budget n’est pas capable? Et tous les étudiants qui devront aller à l’école publique parce qu’ils ne seront plus capables de payer les frais non subventionnés du privé….vous pensez pas que ca va demander des agrandissements et peut-être même des nouvelles écoles….du nouveau personnel? Vous pensez VRAIMENT que le 500M$ va servir à rénover? Non, on s’en servira pour accomoder les nouveaux arrivants dans le système sans faire quoi que ce soit aux autres.

– Système inégal, partie 2: Pensez-vous qu’une école à Montréal-Nord, du public, est égalé à une école de Rosemère du public? On veut pas trop se fier aux « ratings » des écoles..mais si vous vous fiez seulement aux pointages des écoles publiques…et que vous voyez une école au sommet, et une autre à la queue…pensez-vous vraiment qu’il n’y pas de système inégal dans le public? Est-ce égal de rester dans une rue et d’être OBLIGÉ d’aller dans une école de quartier délabrée alors que la Commission Scolaire envoie des enfants d’une rue à l’ouest de la tienne, et CES enfants-la, leur école de quartier est parmi les meilleures de la province? C’est égal ça? Faudrait donc déménager pour tomber dans des bonnes écoles publiques?

C’est un faux débat pousser par des gens avec des idées tout ce qui a le plus simpliste et POPULAIRES. Le populisme de gauche est bien présent et aussi néfaste que celui de droite. QS mentionne qu’il n’y a 12% des enfants qui y ont accès donc on devrait pas tous payer pour ça. FAUX. Il y a 12% des enfants et des parents qui ont fait le CHOIX de ne s’endetter, ou de ne pas faire tel ou tel voyage pour envoyer leurs enfants et avoir le choix de donner à leurs enfants une éducatoin différente. En passant, j’envoie mes enfants dans une école publique en ce moment au primaire et j’en suis fier. Une école excellente avec des profs et des personnes au service de garde exceptionnels. Mais….je n’aurai pas d’autres choix que d’envoyer mes enfants au privé au secondaire dû à la qualité des écoles.

Vous voulez qu’on privilégie le public au privé? Pas de problème. Améliorer le système public afin que les parents ne voient pas d’autre alternative. Vous n’aurez pas à légiférer…les parents choisiront le public car l’école sera mis à jour. Et vous pouvez très bien le faire avec le 95% qui reste. Au lieu de penser que 500M$ va tout régler. Pensée magique…..

C’est plus une publicité qu’autre chose ce que je viens de lire… ça vient d’un partenaire ou d’un client?

J’ai un peu du mal a voir ce que revendique cet article. Personne ne veut interdire les écoles privées… La question qui se pose (et qui n’est pas abordé ici) c’est, est-ce que c’est pertinent de continuer a subventionner l’école privée.
Dans un monde idéal ou il y aurait une bonne école publique capable d’acceuillir tout le monde je dirai plutôt non, mais vu la situation au Québec, il me semble qu’il serait préférable de remettre l’école publique a niveau, qu’elle soit de qualité dans des batiments en bon état et offrant une bonne éducation dans un milieu sain (ou la luttre contre l’intimidation serait une priorité !), avant de commencer a vouloir couper les subventions au privé.

L’école privée n’est PAS subventionnée. C’est le réseau public qui, lui, est subventionné jusqu’à l’os.

Un élève au privé coûte environ $5,000.00 par année DE MOINS à l’État que s’il allait au public et les parents de privé continuent quand même à payer leurs taxes scolaires en plus de payer pour une meilleure éducation pour leurs enfants!

L’école privée a toujours existé, sous à peu près toutes les latitudes démocratiques, parallèlement au système d’éducation public. Ce qui est particulier, toutefois, dans le cas du Québec, c’est que – pour prendre l’exemple que j’ai sous les yeux – c’est plutôt d’école « privée » et non d’école privée qu’il faudrait parler : car elle reçoit chaque année d’importantes injections d’argent public, et donc n’a de privé que le nom.

Il faudrait relire l’article promotionnel ci-haut en ajoutant mentalement les guillemets qui s’imposent.

« Depuis les années soixante, le droit pour les parents de choisir entre un réseau public ou « privé »… »

« La juste combinaison de la rigueur acquise par sa tradition d’excellence et de la souplesse requise par son statut plus entrepreneurial, rend possible l’adaptabilité des services de l’école « privée » . »

Et ainsi de suite.

Je n’ai rien contre l’école privée. J’en ai, en revanche, contre un langage publicitaire trompeur – si l’on excuse le pléonasme -, qui appelle « privé » ce qui ne l’est pas. Vivement que l’école privée soit vraiment privée, c’est-à-dire qu’elle cesse de recevoir de l’argent public dont la place est dans le réseau public.

Ma foi, la grande majorité des commentaires tourne uniquement sur le côté monétaire de la chose… Et c’est tellement réducteur! Le débat sur la pertinence de l’école privée est avant tout quelque chose de social et, pour ce qui est des chiffres, on peut toujours leur faire dire ce que l’on veut de toute façon…

Si on veut une discussion constructive, il faut admettre deux choses:
1- Ce n’est pas vrai que les écoles privées accueillent des élèves en difficulté comme les écoles publiques, tant selon le nombre de cas que la lourdeur… Et les écoles privées renvoient régulièrement des élèves au réseau public puisqu’ils ne performent/ne se conforment pas assez.
2- C’est vrai que les élèves provenant des milieux plus aisés financièrement (donc des écoles privées) réussissent majoritairement mieux à l’école pour toutes sortes de raisons, et que ces élèves pourraient tirer vers le haut certaines classes du réseau public.

Après, le reste, c’est juste de l’argent. On veut simplement amener le débat là ? On va oublier ce qui est le mieux pour nos enfants…

Arrêtez donc de vous obstiner pour une poignée de $$$. Imaginez la même chose dans la santé… Un système d’hôpitaux subventionnés à la hauteur de 60%, 75% ou ce que vous voulez. Les familles plus aisées vont pouvoir aller y faire traiter leurs enfants plus rapidement et avec de meilleures machines. Quand un cas sera trop compliqué ou trop pauvre, on l’enverra dans un hôpital publique…
J’ai de la difficulté à voir quel gouvernement va se faire élire là-dessus !

Le privé ok… mais cela va sans dire que l’argent publique n’a rien a y faire.
Cet argent servirait mieux a augmenter la qualité des ecoles publiques accessible a tous que de faire vivre des ecoles pour une certaine classe. Si cette classe veut des écoles en marge, go, pas avec l’argent public.