Survivre à l’éducation des enfants

Tout bon parent a le réflexe de vouloir stimuler son enfant. Mais est-ce toujours la bonne voie?

L’autre jour, ma fille Erika a passé une bonne demi-heure à faire des bruits de bouche dans le salon pendant que sa jumelle, Nathalie, chantonnait sur son lit. J’ai failli intervenir : « Et si on lisait un conte, les filles ? » Finalement, je les ai laissées faire, jusqu’à ce qu’elles décident d’aller s’amuser au parc.

Tout bon parent a le réflexe de vouloir stimuler son enfant, pour maximiser ses années d’apprentissage. Mais est-ce toujours la bonne voie ? Et si nous décidions de cultiver le « niaisage créateur » ? Un jeune qui végète ou qui fait des pitreries développe aussi ses synapses, ses habiletés, ses façons de trouver des réponses aux petites questions de la vie.

En période de récession, l’inactivité est avantageuse : elle coûte moins cher que l’agitation délirante engendrée par le désir d’offrir le maximum à ses petits. Elle soigne aussi très bien la déprime, autant chez l’enfant que chez l’adulte, d’ailleurs. Alors, faisons confiance à nos jeunes.