Ta yeule !

Alors que tout un chacun devrait avoir droit de parole concernant les enjeux de société, il semble que, de plus en plus, seul le point de vue des « victimes » serait valable. 

Photo : Daphné Caron

Il m’est arrivé une chose étrange l’automne dernier. Je rappelle le contexte. On avançait à petits pas prudents vers la consultation sur le racisme systémique. On surveillait les mots. Le terrain était résolument miné. À l’émission de radio éphémère que j’animais avec Fred Savard, En attendant la soirée, nous proposions un segment de discussion où trois invités, chaque semaine les mêmes, venaient traiter de sujets qui avaient suscité leur intérêt. Deux femmes, un homme, trois générations. Un jour, le sujet du racisme systémique est amené par l’un d’eux. Deux camps se forment, et les points de vue opposés sont défendus avec éloquence.

Le lendemain, un militant proconsultation m’interpelle sur Twitter : « Pas de personnes racisées pour parler de racisme systémique ? Vraiment ? »

Quoi ? Il y a des sujets de discussion interdits entre Blancs ? Des thèmes dont ne pourraient parler entre eux les « non-racisés », ceux qui ne seraient pas directement visés ? Comme si, collectivement, nous n’étions pas tous touchés par les dégâts causés par le racisme ? Cette volonté d’arbitrer les droits de parole peut laisser craindre qu’on n’en vienne à vouloir réserver certains points à la seule réflexion des « victimes ». Voire à interdire la parole aux Blancs.

L’autre dimanche, j’entendais à la radio l’anthropologue Serge Bouchard, lui qui aura fait davantage que quiconque au Québec pour sensibiliser le public à la présence et à la réalité des Premières Nations, afin qu’on en parle. J’écoutais aussi la formidable Betty Bonifassi et sa réinterprétation des chants d’esclaves noirs. Ça ne saurait tarder : un bien-pensant va se lever et les accuser de faire de l’appropriation culturelle !

La logique est la suivante : si tu n’es pas victime, tu es oppresseur. Tu ne sais pas de quoi tu parles, donc : ta yeule ! Le critère cardinal pour participer à une discussion, pour émettre une opinion de nos jours, serait donc l’expérience empirique ? Vous pouvez être compétent, humaniste, empathique, avoir étudié longuement le sujet, mais vous êtes blanc ? Disqualifié.

Ce multiculturalisme extrême enjoint à chacun de rester dans ses marques identitaires. C’est une rhétorique glissante. Elle est directement importée des départements d’études sociales des universités américaines les plus militantes, dans une société qui doit affronter un criant problème de racisme systémique. Mais au Québec ?

Il se crée une spirale vicieuse quand se rencontrent cette volonté de faire taire une majorité, d’emblée incompétente parce que majoritaire, et la logique d’autoflagellation des sociétés occidentales, qui se blâment de tous les maux de l’humanité souffrante.

Autour de la consultation sur le racisme systémique, il y avait une aura trouble. La plupart des éditorialistes des grands quotidiens, le PQ, la CAQ ont sommé Philippe Couillard de reculer, craignant que l’opération n’attise les braises de la légendaire intolérance. Le premier ministre a voulu tenir malgré tout les consultations, et à huis clos, loin du regard des gens, blancs ou racisés. De nombreuses voix, dont celle des libéraux, ont soutenu que notre société était aux prises avec un problème de racisme organisationnel, institutionnel.

Non, rétorquent une majorité de Québécois. Certes, il y a du racisme, des racistes. C’est détestable et absolument condamnable. Il faut le répéter. Mais de là à comparer le Québec bonhomme aux pires États racistes des États-Unis, il y a une marge. Peut-on discuter, tous ensemble ? Les pros du lobbyisme « diversitaire » refusent, se complaisent dans le huis clos et n’invitent que des victimes.

Mais depuis quand confisque-t-on la parole au Québec ?

Depuis quand le discours doit-il se dérouler en privé ?

On commence à voir, aux États-Unis, en France, des cours universitaires, des colloques, des camps d’été non mixtes, réservés aux personnes racisées. Le Québec n’est pas une société postcoloniale ou ségrégationniste. Comment se fait-il qu’aucune opinion éclairante ne puisse venir d’un Blanc sur les questions de racisme ?

Tenir privés des objets de discours est une manière d’amoindrir la liberté d’expression en se drapant dans la toge puritaine de la vertu. Oui, il faut dorénavant impérativement entendre la diversité des voix. Mais pas en faisant taire celles que les lobbys jugent inadéquates. Cette confiscation de la parole m’inquiète.

Tous ont le droit de parler de tout. Y compris de dire des choses avec lesquelles on est en désaccord. Y compris d’émettre des conneries. Ou d’être éclairants. Ce n’est pas en voulant réduire au silence des pans entiers de la société qu’on fait progresser le fameux « vivre-ensemble ». Le dialogue est une vertu démocratique.

Je retourne écouter du Betty Bonifassi, tiens…

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Alors, comment voulez-vous que les supposées sociétés majoritaires colonialistes et dominantes apprennent et comprennent et qu’à la fin, puissent changer d’idée si elle ne peuvent pas être confrontées avec les lumières aveuglantes des pauvres minorités racisées, écrasées, exploitées et mal traitées. Personnellement, plus on avance dans ce monde de moins en moins cohérent, plus j’en ai marre de me faire passer pour un bâtard de blanc hétéro (unilingue français en plus). Tout ce tapage médiatique favorable aux milliers de minorités désirant subjuguer LA majorité fait en sorte que ma coquille veuille de plus en plus se refermer sur elle-même et devenir sourde aux cris et douleurs d’autrui. C’est une réaction normale qu’une personne attaquée continuellement se replie et garde ses distances. Alors, oubliez les échanges intelligents, oubliez les tentatives de rapprochement, oubliez les démarches de réparation occasionnellement salutaires. Et tant qu’on aura des larmes de crocodile aux yeux et des dénigreurs de séparatistes indépendantistes comme premiers ministres canadiens et québécois, on continuera de souffler sur les braises de « l’indifférence »…

Je suis tellement d’accord avec vous J’en ai assez de toutes ces auto-flagellations et excuses larmoyantes pour des faits qui se sont passés il y a des lustres et qui souvent se terminent par des expiations en argent sonnant.

Vaste débat….

Diantre oui ! Mais que dire si l’oppresseur se fait passer pour la victime ? Qui devient qualifié pour parler et pourquoi ? Si l’oppresseur se fait passer pour la victime, est-ce à dire qu’il faut désormais faire passer les victimes pour les oppresseurs ?

Je n’ai jamais très bien compris ce que c’est que le racisme, pour une raison très simple, c’est que je réfute toute forme d’appartenance raciale. Je me suis longtemps posé la question quant à ma propre appartenance raciale. Même mon sexe est une source d’interpellation. Suis-je un homme ? Suis-je une femme ? Ne suis-je ni l’un ni l’autre ? Est-ce que c’est la couleur de la peau qui détermine la race ? Ou le fait que je préfère inconditionnellement le rouge au blanc (je parle de vin évidemment), cela fait-il de moi un raciste ?

J’sais pas ! Bin voui !

Ce qui n’a de cesse de m’interpeller c’est de remarquer combien les gens aiment classifier. La couleur du cuir bien sûr (la peau). La marque et le prix de son char, la couleur de ses bas, l’orientation sexuelle, les origines du nom de famille, le pays où tu es né, ton âge, etc….

Bien sûr, il faut être curieux, saisir les nuances qui nous habitent. En bout de course ce qui intéresse les gens c’est de voir des différences, cerner des différences pour pouvoir critiquer, vilipender, dévaloriser. Pour pouvoir transférer à autrui son mal de vivre.

Je ne pense pas qu’il y ait une quelconque forme de racisme systémique au Québec. Ce qui se remarque plutôt ce sont nos carences affectives. Ce qu’on peut observer encore, c’est que les gens ont à tort ou à raison peur de manquer. Cette crainte de ne pas avoir ou de ne pas avoir assez, cela pousse les gens les uns contre les autres.

C’est peut-être un autre débat…. Mais le racisme ou toutes formes d’exclusions sociales ne sont-ils pas aussi engendrés par toutes formes d’inégalités, d’injustices et d’iniquités ?

Il existe un mot pour chapeauter votre façon de penser: l’universalisme. Jusqu’à récemment, elle dominait l’ensemble de la gauche un peu partout. Mais la vision communautariste (fort bien décrite dans l’article) est venue mêler les cartes avec sa quête d’un purisme idéologique absolu. Il va être temps que la gauche traditionnelle se réveille…!

@ Jean Thibaudeau,

Je ne voudrais pas me montrer désobligeant envers votre personne… toutefois je pense que de ne résumer ma façon de penser qu’en un seul mot ici : « universalisme », que tout cela relève soit de l’ignorance, soit carrément de l’impertinence ou peut-être des deux à la fois.

— Êtes-vous qualifié pour déterminer ce qui est de gauche, versus ce qui ne l’est pas ?

Imaginez…

Encore pire si tu es Blanc, ET du genre masculin assumé ET hétérosexuel ET Occidental; bref si tu ne « fittes » pas dans les « lgbtq2qip2saa » (on va bientôt manquer de lettres…). Alors là, t’as droit à toute la bastringue du groupe ci-haut mentionné et ta seule liberté est celle d’être coupable de tout ce qui va mal et de « fermer ta yeule » sans droit de réplique aucun!!!

Pas marre d’entendre ce genre de discours?

Je vous ferai remarquer que se sont encore et toujours les fameux « blancs » qui exploitent les personnes en Asie et Afrique pour les faire travailler à des salaires ridicules pendant qu’ils ont délester à bout de bras leurs confrères « blancs » dont le salaire est trop élevé.

Vous devriez sortir de votre village cossu et aller vivre en Afrique tel que je l’ai fait durant six années ou encore dans un pays musulman tel que je l’ai fait durant près de trois années. Vous ne pourrez que constater à quel point les « blancs » patronnent toutes ces sociétés en « maîtres » comme c’était le cas il y a deux siècles.

Je ne connais pas votre âge mais il transparaît que vous n’avez pas vécu les années 50 et 60 où les noirs aux États Unis étaient considérés comme des esclaves. Cela n’a pas beaucoup changé puisque les taux de chômage depuis les années 70 démontrent que se sont les noirs qui paient toujours la facture.

Et Trump qui pense que les « jobs » reviendront sous sa royauté. La farce du siècle à son meilleur. Ces petits blancs devront attendre fort longtemps avant que les entreprises se soumettent à cette raillerie.

@ Wentworth Roger:

Tant qu’a y être, pourquoi ne pas mettre au ban les Italiens de Rome pour avoir conquis le monde et avoir exploité l’esclavagisme à leur époque? Ou les Macédoniens, ou les Grecs ou les Egyptiens qui ont fait la même chose à une autre époque? Etc…?

Personne n’a à se sentir coupable des résultats des actions du passé et l’erreur que font souvent les gérants d’estrade, c’est de juger des actes commis hier avec la grille d’évaluation d’aujourd’hui.

En tant que Blanc, je ne me sens aucunement, mais alors aucunement coupable de quoi que ce soit que d’autres Blancs ont fait ou commis ou continuent de commettre. Idem pour les découvertes médicales et scientifiques qui améliorent grandement nos vies et qui ont été développées par des Blancs (et dont les autres races bénéficient soit dit en passant).

Ces choses sont le résultat d’évènements et de décisions qui se sont succédés et sur lesquels je n’ai eu aucun contrôle. Des Blancs ont exploité des Noirs aux USA? Ce sont d’autres Blancs qui leur ont infligé une terrible défaite.

C’est ce que l’on appelle l’Histoire.

Les choses que les gens commettent

Monsieur Roger. D’accord que des blancs exploitent les gens en Afrique et en Asie. Mais vous avez oublié que les noirs de là-bas s’exploitent entre eux et s’entre tuent. Les chinois exploitent des mines avec des esclaves et des enfants (je sais, ils ne sont pas les seuls) etc. etc. etc. De mettre toute l’exploitation humaine sur le dos des blancs est assez facile.

Wentworth Roger ;
Pas LES blancs, mais DES blancs sont responsables,
on est LOOOIINNN d’être tous respoinsables et je ne paierai PAS pour les erreures des autres ou ça va chauffer !
Aussi ; en Afrique ils sont tout autant exploités par leur gouvernements et entreprises, même chose en pays musulman ; ayoy zêtes un ti-peut trop parti pris et anti blanc ok !

Moi, j’ai simplement du mal avec les gens à qui on ne peut jamais dire qu’ils ont tort sans se faire traiter de raciste.
Moi, quand j’ai tort, je suis obligée d’admettre que j’ai fait une connerie.

Bien qu’il est important, même urgent, de parler de ces sujets, je pense que les personnes les mieux placées pour en discuter sont celles qui vivent justement les oppressions (dans ce cas-ci les personnes racisées). Si nous voulons réellement faire l’effort d’être non raciste alors on leur donnera la parole et les moyens de s’exprimer, car ils ont TRÈS peu d’espace pour se faire entendre (pensons au nombre de personnes racisées dans nos institutions, notre télé, notre radio – un nombre minuscule sinon inexistant). Je les comprends de crier haut et fort, de lutter contre le racisme. J’ai parfois l’impression que les personnes qui se plaignent d’être traités de racistes et qui disent que le racisme systémique est une illusion n’ont pas fait leur examen de conscience.
Personnellement, je tente d’être une alliée dans cette lutte et je me rends compte de mes biais et de mes préjugés.C’est un exercice douloureux, mais nécessaire si on veut construire des ponts. Ce N’EST PAS de se culpabiliser, mais d’être sensible, ouvert et curieux. Laisser la place aux personnes racisées n’est pas d’enlever le droit de parole aux blancs (on l’a en masse de toute façon), mais d’avoir le réflexe de les inclure, d’inclure TOUS les québécois.
Alors, discutons, mais ayons la sensibilité de le faire avec les premiers concernés.

À Laurence
» faire l’effort d’être non raciste »
Je trouve bizarre ce bout de phrase, les Québécois ne sont pas racistes, ils sont plutôt anti-religions, et surtout des religions qui enseignent l’intolérance.

Vous ne saviez pas que le Québec est le pays des meilleurs ?

C’est sans doute pour cette raison que la province est en retard sur beaucoup de sujet. Les universitaires québécois sont les premiers à quitter le Québec pour s’établir ailleurs et travailler pour des entités où le racisme est toujours au centre de plusieurs décisions.

Bien entendu, ce sont les jeunes qui ont appris la langue anglaise malgré le « népotisme intellectuel » des péquoistes qui ont fait disparaître l’enseignement de la langue anglaise durant trois décennies qui ont aliéné les étudiants de niveau universitaire puisque plusieurs parutions pour fins d’étude ne sont qu’en langue anglaise et celles qui sont en français ont trois années de retard, vue la traduction de ce type de document à tirage limité.

Monsieur Wentworth Roger,
Je suis « péquoiste » comme vous dites, je suis bilingue (et je n’ai absolument rien contre le bilinguisme et même le polylinguisme), mais je ne sais pas où vous avez pris que le PQ a fait disparaître l’enseignement de l’anglais pendant trois décennies ! Il a plutôt raffermi la position du français, car s’il n’avait pas fait ça dans les années 75 à 2000, le français serait probablement disparu de tous les milieux de travail et nous serions redevenus les « porteurs d’eau » comme avant. On n’a qu’à voir ce qui se passe à Montréal aujourd’hui, LA métropole FRANÇAISE de l’Amérique du Nord. Elle en prend pour son rhume. Et oui, « le Québec est le pays des meilleurs » comme vous dites: dans le numérique, dans le cyber-espace, dans l’espace et sur terre dans les trains (Bombardier), dans les arts (avec des Karine Vanasse qui tourne à l’étranger, des Yannick Nézet Séguin recherché par les plus grands orchestres du monde, des astronautes québécois que vous connaissez), etc. Non, le Québec n’est pas le tr.. du C.. du Canada et ce ne sont surtout pas les partis libéraux qui vont vouloir le prouver.

Merci d’avoir écrit ceci.
C’est vraiment de la malhonnêteté que de ne pas voir la nécessité de leur laisser la parole. On ne dit pas que bous ne devons pas nous prononcer. Bien au contraire,nous pouvons être des allié.e.s.
Tout comme femme je considère que pour notre émancipation nous sommes les personnes les mieux placées pour en parler et revendiquer.
Tout comme personne vivant avec un handicap, ce que je ressens et ce que je dois vivre au quotidien n’est accessible pour les autres que si on me laisse la parole.
Il faut de l’humilité pour accepter cela. C’est difficile parfois mais un exercice essentiel que d’écouter les personnes concernées en essayant de faire taire nos biais et nos préjugés.
Ces derniers sont souvent invisibles, tout comme nos privilèges. Il ne suffit que d’assumer et de vouloir les voir pour être disposer à écouter et recevoir l’autre dans toute sa réalité qui, bien souvent, est très loin de la notre et de ce que nous pouvons imaginer.

@ monsieur d’Anjou.

La disparition de l’enseignement de l’anglais au niveau primaire fut effectuée lors de la première refonte de la loi sur l’éducation au Québec commandée par le PQ. L’ensemble de mes amis l’ont plusieurs de ceux-ci qui résidaient au Québec étaient ainsi outragé. Ce fut l’une des premières attaques contre le système scolaire de la part du PQ qui fut trois réformes en moins de 20 ans.

De plus cette réforme impliquait que l’enseignement de l’anglais au secondaire ne faisait plus partie des quatre cours de base mais devenait un des trois cours optionnels.

Cette rhétorique sera reconduite par la deuxième refonte de l’éducation quelques années plus tard. Je crois qu’il faut être aveugle pour ne pas avoir entendu et lu sur le sujet de la langue durant le règne du PQ qui ne croyait aucunement que la langue anglaise soit nécessaire. De fait, la dernière Premier ministre, dame Marois c’est excusé durant son mandat pour l’avoir fait, citant que c’était une grave erreur de leur part.

Si vous avez accès à Eureka vous pourrez trouver plusieurs articles de journaux concernant ce fait que tous les québécois adultes de toute allégence que se soit ont vécu durant les années 70 à 2000.

Je ne crois pas que le Québec soit le T…du…C comme vous le mentionnez, au contraire, je crois que le Québec s’est fait f…. à plein par un Parti qui a joué sur leurs sentiments pour parvenir à les endettez pour plusieurs générations à venir.

Cependant, ce n’est pas parce qu’un province a un savoir faire (que plusieurs autres possèdent) notamment en terme ferroviaire, informatique etc que l’on peut s’avouer être les meilleurs. Une rhétorique qui provient des États-Unis pour laquelle la planète toute entière est blasé depuis des décennies.

Dois-je vous rappeler le bilan désastreux que M. Fortin nous a fournis il y a une année. http://lactualite.com/lactualite-affaires/2014/04/29/dette-du-quebec-rien-ne-justifie-la-panique/

Je salue particulièrement Bombardier qui est une entreprise sublime en terme de technologie mais a trop diversifié ses activités. Airbus étant venu à son aide fera rayonner une véritable réussite à tout point.

@ C. d’Anjou:

Le fait que les Canadiens Français d’une certaine période aient été qualifiés de « porteurs d’eau » n’a rien à voir avec la langue mais plutôt avec l’instruction qui n’était pas valorisée chez la plupart des francophones à l’époque. À partir des années ’60, soit bien avant la venue du PQ, la situation a grandement changé pour le mieux. De plus, la langue française a su traverser bien des époques en Amérique du Nord et ce, sans loi 101 et sans les péquistes. D’ailleurs, selon moi, la loi 101 a largement contribué à la détérioration de Français au Québec en créant un faux sentiment de protection qui a engendré une réaction du genre « bof…on est full protégé astheure… ».

Montréal n’est pas plus anglicisé qu’avant. De 1, plusieurs Québécois de souche préfèrent quitter Montréal pour aller dans les banlieues et de 2, ils sont remplacés par des immigrants qui parlent plusieurs langues dont le Français. Je traverse la « ligne démilitarisée » montréalaise et je vais du côté anglophone de notre métropole à plusieurs reprises dans l’année et lorsque je m’adresse aux gens de là-bas en Français, ils me répondent en Français. S’ils parlent entre eux et/ou à la maison dans une autre langue, c’est LEUR affaire et non la nôtre. Allons-nous aller jusque policier dans leurs chambres à coucher pour constater s’ils font l’amour en Français?

C’est probablement votre fanatisme qui vous aveugle…

@M. François 1.
Bin oui, c’est ça. Quand on veut que l’autre se ferme « la yeule », on le traite simplement de fanatique. Elle est trop facile celle-là. M. François; si je ne me trompe, McDo est une entreprise de plus de 50 employés, oui ou non ? La loi sur la langue du travail ne dit-elle pas qu’elle (McDo) est alors soumise à cette loi ? Si oui, dites-moi pourquoi alors, quand je vais dans l’ouest de l’île, Pointe-Claire, Dorval etc, tout ce qu’on entend dans l’arrière boutique, c’est de l’anglais ? J’ai travaillé deux ans en Ontario pour savoir que la langue du travail, c’est l’anglais, même quand ton « foreman » parle ta langue. Remarquez que je ne me fais pas de formalité plus que ça personnellement, mais la loi est là, et ces grosses compagnie s’en contre-câlissent tout simplement. Oubliez les chambres à coucher de PET, là, c’est moi qui s’en contre-fout que les gens fassent ça en mandarin, en inou ou en pensant à leurs belle-mères. Que vous soyez libéral, caquiste ou « péqoïste » comme un autre dit, ça aussi c’est votre problème, mais ne venez pas m’insulter en me traitant de fanatique, ça ne relèvera pas votre niveau intellectuel, que jusqu’à date, je considérais comme bien. Ce n’est pas parce que je ne pense pas comme vous que mon opinion n’a pas de valeur pour les autres. À bon entendeur, salut.

Je pense que le racisme n’est pas l’exclusivité des blancs envers les autres races. Il y en a aussi entre les « racisés » comme vous dites. Mais ça, on en parle pas…

Exact. Mais il ne faut pas le penser et encore moins le dire, car alors, c’est la crucifixion assurée.
Et les médias (R-C, RDI, LCN, etc.) se la ferme… Combien d’entres eux ont fait des manchettes, sur les attaques physiques lors de soirées « jeunesses » à Laval des groupes de jeunes arabos-marocains contre des jeunes arabes-algériens… RÉPONSE: AUCUN

Juste. C’est un fait occulté.
Même à l’intérieur de certaines communautés, l’harmonie est loin de régner. Le seul point commun contre qui lutter devient l’autre.

Mais au départ, n’aurait-il pas été effectivement enrichissant pour la réflexion d’avoir aussi une personne racisée autour de la table? Je comprend très bien que des non-racisées puissent avoir un avis sur la question, mais il me semble que la réflexion serair incomplète. Je crois que la critique aurait été soulevé d’emblée dans le cas d’un «  boys club » se penchant sur le féminisme….et la critique serait probablement venu de Madame Bazzo elle-même.

Il semble que vous n’ayez pas bien lu l’article de Mme Bazzo… C’est pourtant très clair dans le premier paragraphe, où elle rappelle le contexte de cette discussion: 3 invités, qui amènent les sujets qui les ont intéressés cette semaine. Ce n’est ni mme Bazzo ni son réalisateur qui ont choisi les sujets. Aurait-il fallu qu’ils invitent une personne racisée « juste au cas » où un des sujets porte sur le racisme systémique ??

Désolé, je ne suis pas familier avec cette émission. Vous voulez dire qu’on invite des gens pour parler de n’importe quoi sans aucune préparation? Et que personne n’a discuté du contenu avant l’émission? Mais qui aurait envie de regarder une telle chose….Il est vrai qu’il d’usage, de notre temps, de parler de tous les sujets, d’avoir une opinion sur tout. Ça fonctionne bien dans les salons mais malheureusement on doit le subir à la télé. C’est divertissant il parait. Je trouve dommage que le texte traite simplement de ce cas. La critique au texte de Madame Bazzo serait plus globale. N’est-ce pas problématique de voir à la télé, à la radio, dans les journaux, des gens exprimer leur opinion superficielle sur toute sorte de sujet? Sous couvert de liberté d’expression on y trouve une machine à divertissement en quête de profit qui utilise des intellectuels qui recherchent une certaine visibilité. J’ai cru moi aussi que cela élevait le débat public mais j’en ne suis plus certain. Des fois quand je vois la superficialité du contenu médiatique de plus en plus gangrené par les opinions de « chroniqueur », j’ai vraiment envie de dire « Ta yeule »….Mais je sais je sais je n’ai juste à pas regarder….

Tout à fait, on ne demande pas aux blancs de se taire mais d’inclure les personnes racisées dans les débats, en particulier ceux qui les concernent à tout le moins.

— Nota : Mes propos s’adressaient plus spécifiquement à l’internaute prénommée Laurence, lorsque globalement ils rejoignent, je pense, finalement le débat.

Bien que Laurence ne soit pas la seule à utiliser ce mot… puisque Marie-France Bazzo en fait largement usage dans son texte…. Le mot « racisé » avant mes commentaires ne revient pas moins de 11 fois. Je conçois qu’il ne serait pas inutile de préciser que :

L’expression du terme de « racisé » (qui d’ailleurs ne figure pas dans les grands dictionnaires de la langue française) est plutôt empruntée au vocabulaire des sociologues ; cela s’applique à la définition d’un groupe distinct dont le caractère principal serait purement racial. Considérant l’usage fait ici du mot « racisé », l’exercice consisterait à définir, classifier, cibler exclusivement des groupes d’individus en fonction de leur appartenance raciale. — Ce qui rejoint par divers aspects : le profilage.

Cette conception plait d’ailleurs à certains groupes raciaux — les noirs en particuliers -, qui font de l’usage de ce mot, un instrument utile pour leurs activistes et militants antiracistes. L’usage du mot correspond dans ce cas à une détermination politique destinée à faire porter au « blanc » la responsabilité de tous leurs maux. Les « racisés autoproclamés » dans ce cas ce sont eux [les noirs] et le « racisateur désigné » ce serait lui [le blanc].

Objectivement, je ne pense pas que la société québécoise blanche s’adonne sciemment, volontairement et surtout majoritairement à ce genre d’exercice de « racisation ». Nous ne vivons heureusement pas sous le règne de l’Apartheid. Il y a bien des personnes appartenant à tous les groupes ethniques qui réussissent plutôt bien dans la vie. — C’est tant mieux.

Pour qu’il y ait racisme systémique, il faudrait que l’ensemble de la société québécoise intègre le racisme non seulement à son « modus vivendi » mais encore à son « modus operandi » ; que tous les Québécois se déterminent par leur appartenance raciale et agissent collectivement en fonction de leur appartenance à une race faite et destinée pour dominer toutes personnes n’appartenant pas à ce groupe.

On pourrait considérer alors que les personnes n’appartenant pas au groupe dominant, qu’elles seraient « racisées » en fonction de leurs origines ethniques ou leur appartenance raciale. — Est-ce « chez nous » vraiment le cas ?

Je n’ai pas jusqu’à présent observé ce genre de comportement de la part d’une majorité de Québécoises et de Québécois. Selon moi, ce type de comportement est minoritaire, voire marginal. Je ne crois pas que notre société soit érigée en « système » raciste et que les personnes appartenant aux ethnies soient enfermées dans des sortes de ghettos raciaux dont on ne s’échappe pas.

Cela ne signifie pas qu’il n’y ait pas des racistes parmi nous. Cela ne signifie pas non plus que des personnes de diverses communautés culturelles n’aient pu dans le cours de leur expérience d’ici n’avoir jamais eu à subir des manifestations de racisme. — Des imbéciles, il y en a partout.

Voir cependant dans le fonctionnement social, un aspect systémique m’apparait excessif. Pas plus que la conscience individuelle n’a grand-chose à voir dans le processus ; conscience qui soit dit en passant est universellement partagée par toutes les composantes de l’espèce humaine… et peut-être d’autres espèces vivantes. — Qui sait ?

Plus le niveau de conscience d’une société est élevé, plus le risque de toutes formes de racismes et de discriminations de tous ordres devrait s’en trouve d’autant diminué. — Les questions seraient alors de savoir de combien la conscience collective se trouve altérée pour ne pas parvenir à des résultats optimaux (ce que les sociologues appellent le « flux optimal ») et… quels sont les facteurs aggravants ou susceptibles de réduire la conscience des gens ?

Merci Marie-France de nous faire réfléchir sur ces questions qui échauffent les esprits. Je crois aussi que des québécois sont racistes mais pas la société québécoise!
Faisant de la communauté de recherche philosophique avec des enfants, je constate, en lisant les commentaires qui suivent votre article , que plusieurs n’ont pas appris à synthétiser leur idée! Certains sont plus longs à lire que votre article lui-même!

@ Claire,

Merci d’avoir pris le temps de lire mes commentaires que manifestement vous trouvez trop long. Vous semblez vouloir m’apprendre que l’objectif de l’exercice était je vous cite : « (…) en lisant les commentaires qui suivent votre article, que plusieurs n’ont pas appris à synthétiser leur idée », ici je suppose qu’il faut comprendre qu’il s’agissait ici de « mon » idée « unique » que je ne saurais pas synthétiser.

Vous semblez ignorer que dans le mot synthèse vous trouvez aussi le mot thèse. Comment faites-vous pour synthétiser une thèse sans la présenter ? Une thèse ne repose pas essentiellement sur des idées, elle repose plutôt sur l’observation, l’identification, les faits, etc…. Une synthèse reprend simplement l’ensemble des arguments.

En d’autres termes si je vous comprends bien, tout ce que vous vouliez me dire (avec politesse) c’était : « Farme don’ ta yeule ! »

— Devrais-je conclure que vous essayeriez — par la nature (douteuse) de vos propos synthétiques –, de me « raciser » ? À cet effet, vous illustrez parfaitement ma thèse en vertu de laquelle, il y a beaucoup de racistes et de xénophobes qui s’ignorent. — Est-ce que cette synthèse vous convient ?

Le virus communautariste s’est répandu dans l’intelligentsia de gauche comme le font nos bonnes vieilles grippes d’ici et pour une même raison: déficience du système immunitaire! Rien de plus fragile qu’un intellectuel de gauche face à la peur d’être pris en flagrant délit de ne pas être assez »pour » les opprimés! Pourtant, le simple fait que cet argumentaire simpliste ne réussit à s’imposer QUE par culpabilisation devrait leur sonner des cloches.
HEUREUSEMENT, la population en général n’est pas aussi vulnérable à ce genre de manipulation, comme les électeurs de Louis-Hébert l’ont démontré à Philippe Couillard récemment. Et je m’attends à ce que QS, dominé par ces communautaristes et qui semble avoir le vent en poupe ces derniers temps, s’en aperçoive à son tour à la prochaine élection générale. Je doute fort que les électeurs du Lac Saint-Jean, d’Abitibi ou de la Gaspésie se laissent tellement émouvoir par les grands malheurs de nos niqabées montréalaises suite à la Loi 62… Pendant le règne prévisible de François Legault, la gauche traditionnelle devra revenir sur terre et remettre les pendules à l’heure.

@ Jean Thibaudeau,

L’ensemble de vos arguments repose sur des « présupposés » et non sur des faits. Vous vous engagez dans un discours électoraliste alors que la question est ici au niveau de de notre perception comme société.

Historiquement les Québécois ont souffert de diverses formes de racismes, notamment celui imposés par des élites protestantes. Vous cherchez qui plus est à stigmatiser une catégorie bien particulière de la société québécoise, en l’occurrence les musulmans et plus spécifiquement les femmes, je vous cite « (…) les grands malheurs de nos niqabées montréalaises »….

Votre discours nous revient tout droit d’une époque antédiluvienne lorsque la horde se vêtait des peaux des bêtes qu’elle avait au préalable mangées.

Ouch ! Pourriez-vous définir « la gauche traditionnelle » s.v.p. S’agit-il des péquoistes des années 80. Si tel est le cas nous ne sommes pas sortit du bois puisque cette « gauche traditionnelle », si tel est la vôtre, était exponentiellement raciste dans ses fondements et ses actes.

Merci

Mais d’où sortez-vous monsieur Wentworth pour dire que le PQ est raciste ? Je vous l’ai dit plus haut, je suis « péquoiste » (votre façon péjorative de nommer les « méchant séparatiss… »), et pourtant, je crois être assez flexible pour reconnaître les bonnes idées, qu’elles soient de gauche, du centre ou même de la droite sans égards aux partis et leurs lignes. Je ne me considère aucunement raciste, même quand je débats ardument à l’encontre de ceux et celles qui prétendent avoir l’esprit ouvert parce-qu’ils (elles) sont multiculturels et universels. Chacun a droit à ses opinions de façon respectueuse. Ne croyez-vous pas ?

C’esr grâce a ce type d’analyse intelligente et sans parti pris que je lis encore les médias d’information. Merci mme Bazzo de faire ce que vous faites.

Selon Wikipedia:
Caucasoïde, un type anthropologique :
Europoïde ou caucasoïde est, en anthropologie, un terme désignant un groupe humain qui englobe en général les phénotypes physiques ou biologiques des populations d’Europe, d’Afrique du Nord, de la Corne de l’Afrique, du Moyen-Orient, d’Asie centrale et d’Asie du Sud, en mettant l’accent sur l’anatomie du squelette, en particulier la morphologie crânienne1. Le groupe « caucasoïde » englobe ainsi des populations ayant un teint allant du blanc à brun foncé2.
Aux États-Unis, le terme « caucasien » a souvent été utilisé dans un contexte sociétal différent comme synonyme de « race blanche »3 ou d’Européen, parmi d’autres synonymes utilisés pour désigner les personnes d’ascendance européenne comme « caucasique » ou encore « leucoderme » 4,5,6

J’adore le « race blanche », comme ça même les blancs sont « racisé ».

Ce que je trouve triste, c’était que je suis sur que l’auteure à reçu des messages haineux de « Fermer sa yeule car elle ne sais pas de quoi elle parle » complètement injustifié. Probablement parce qu’elle est de race blanche ou peut être même parce qu’elle est une femme.
Ce qui d’une sens vient appuyé son article, ,mais en même temps blesse tout de même. Courage Mme Bazzo, continuer de donnée votre optinion.

Tout à fait d’accord avec l’article, très bien exprimé sauf pour une phrase : « Le Québec n’est pas une société postcoloniale ou ségrégationniste. » Euh, l’histoire prouve que les francophones du Québec (et la minorité Irlandaise) ont étés isolés et par l’église et par les propriétaires d’entreprises Anglophones (coloniales). Le nier ne le rend pas vrai!

Vous n’ètes pas très loin de la réalité. Les problèmes de richesses personnelles sont dûes au niveau de scolarité des francophones et anglophones au Québec.

C’est la religion catholique par le biais de ses prêtre qui faisaient leur visite parroissiales pour rappeler aux femmes qu’elles ne faisaient pas leur devoir de catholique (envers dieu en fait) parce que le dernier avait atteint 3 ans et donc qu’elle ne procréaient pas assez (à leurs goûts). C’est pour cette raison que les familles francophones étaient composées de 6, 8, 10, 12 enfants. Comment voulez-vous payer des études à vos enfants alors que vous en avez 12 à faire vivre.

Pendant ce temps, les anglicains et protestants se mêlaient de leurs affaires et les familles avaient entre 2 et 5 enfants. Ceux-ci pouvaient en effet payer des études à leurs enfants.

N’oubliez pas qu’au delà de la cinquième année, vous deviez payer pour aller à l’école durant les annés de l’après guerre. C’est Jean Lesage qui vint changer cette main-mise par le clergé sur le système scolaire et permit des études gratuites jusqu’en 7e pour laquelle il y avait une diplomation. Ce n’est qu’un peu plus tard que le secondaire devint accessible gratuitement pour tous car il était sous l’emprise du clergé. Il s’agit du début des années 60.

Les anglophones préféraient avoir du personnel qui savait au moins lire, ce qui n’était pas le cas pour de très nombreux francophones. Il y avait aussi la question de la langue mais ce n’était de loin la première barrière à l’emploi pour des postes de superviseurs.

Le RIN puis le PQ ont saisis l’occasion pour cracher sur les anglophones sous prétexte que la langue était au centre des problèmes. Il n’ont jamais attaqué de front le puissant clergé catholique de peur de se faire ramasser par une population à grande ferveur religieuse qui perdura jusqu’au début des années 80 sans quoi ils n’auraient jamais pu se faire élire par les 40 ans et plus qui étaient encore endoctrinés depuis leur naissance.

Cette religion est au centre de toutes les misères de la planète, je suis heureux qu’ils fassent face aujourd’hui à la foudre des systèmes judiciaires partout sur la planète.

« Elle est directement importée des départements d’études sociales des universités américaines les plus militantes, dans une société qui doit affronter un criant problème de racisme systémique. Mais au Québec ? »

Comme si au Québec, le racisme n’existait pas. Vous êtes bien jeune pour parler ainsi ou vous souffrez d’aveuglement volontaire.

De toutes les provinces, le Québec est maître et roi du racisme 360 degrés et ce depuis fort longtemps.

Il y eut durant les années 60-70, « les …. d’Italien qui viennent tout prendre nos jobs », puis ce fut le tour des Grecs durant les années 70-80, puis il y eut une courte accalmie pour voir faire surface « les …. n… et Haïtiens durant les décennies 85 à 2000, suivis des musulmans 2000 à aujourd’hui.

Ce discours, vous ne le retrouverez pas en Ontario, où je suis né ni dans les provinces de l’Est en encore moins dans les provinces de l’Ouest si ce n’est qu’en Alberta depuis quelques années où apparemment les Indiens sont de trop pour une certaine minorité.

Ayant été éduqué dans les deux langues et portant un nom typiquement anglo, je me suis fait emmerder au Québec depuis les années 50. Durant les deux dernières décennies il y a accalmie de certains parce que je suis parfaitement bilingue mais il y a toujours eu un problème tel que « c’est parce que tu viens d’une famille riche anglaise que tu a pu faire de l’université durant les années 60 et 70 » alors que c’est faux, la famille était certes à l’aise et non riche et c’est moi qui ai payé mes études.

Pour ce qui est de faire un pannel sur le racisme, il est selon mon point de vue, incontournable d’inviter un certain nombre des personnes qui sont visées directement par le racisme et c’est exactement ce que la personne qui vous a envoyé un tweet s’exprimait et non votre diatribe qui tentait de nous faire croire qu’il s’agissait d’un pannel composé uniquement que des « victimes » tel que vous les surnommer.

Monsieur Wentworth; trois fois dans la même rubrique, décidément, il y a des mises au point à faire. En 1962, ma famille déménageait à 7-Iles sur la côte nord. J’avais alors 12 ans. J’ai fréquenté l’école française Gamache et j’ai fait partie de l’équipe de basket-ball et badmington. Ces équipes jouaient contre les « maudits anglais » comme on les nommait à l’époque. De l’autre côté, les anglais ne se gênaient pas de rire des « pea-soup » de frenchies que nous étions. Ce qui est cocasse, c’est que deux ou trois ans plus tard, j’ai eu l’occasion de me faire des amis parmi ces « maudits anglais » en jouant dans leur équipe à l’école anglaise. Et je n’étais pas le seul dans ce cas. À l’époque, 7-Iles se développait, et des grecs, italiens, portugais y venaient pour travailler et… s’intégrer à la population majoritairement française qui était là aussi pour gagner sa vie. Du racisme, il n’y en avait pas. Il y avait parfois des échanges solides, mais de l’animosité ou de la haine… non. Je n’ai jamais senti ça. Alors, quand vous parlez des québécois racistes, ça me turlupine un peu beaucoup. J’ai également travaillé dans les mines de nickel de Sudbury et là aussi j’y ai vécu des bons et moins bons moments. A l’époque (1969-70), je peux vous dire qu’à Toronto, la Ville Reine du Canada, les « frenchies » n’étaient pas très bien reçus dans le grand centre ville « orangiste ». J’en parle par expérience. Alors, votre racisme québécois n’est pas pire ni mieux que votre racisme anglais ontarien. Je vous parlerais bien de Vancouver où ma fille travaille, mais ce serait trop long. Mes salutations.

Vous écrivez « Le Québec n’est pas une société postcoloniale ou ségrégationniste » dans le sens où le Québec n’aurait jamais été une société coloniale puisque le mot ségrégationniste suit. Vous avez tort. Le Québec (comme le Canada) est toujours une société coloniale et un tant soit peu ségrégationniste. En effet, les peuples autochtones au Canada sont toujours les victimes de la ségrégation institutionnelle et sociale qu’on trouve à travers le pays. La loi sur les Indiens régit la plupart des Premières Nations encore aujourd’hui et celles qui sont en autonomie gouvernementale sont toujours l’objet de lois fédérales qui confirme leur sujétion institutionnelle à l’état canadien. Les Québécois ne sont pas exempts de cette attitude coloniale et ségrégationniste quand on voit comment beaucoup de gens traitent leurs concitoyens autochtones, surtout quand ces derniers revendiquent leurs droits ancestraux (non seulement reconnus en droit international mais aussi dans la constitution canadienne). La Nouvelle-France avait aussi son attitude coloniale et on sait que l’esclavage y était bien présent.

Bon, ceci dit, il est ridicule de prétendre que seuls ceux qui seraient victimes de racisme (racisé ne semble pas français) pourraient en parler. Vous mentionnez justement M. Serge Bouchard qui a fait beaucoup pour promouvoir les droits des peuples autochtones et pour rétablir les ponts entre nos communautés. Il y a aussi beaucoup d’intolérance du côté autochtone quand ceux-ci prétendent qu’un non-autochtone ne peut pas les comprendre. Ben oui, un non-autochtone peut vraiment les comprendre et avoir de l’empathie pour eux et leur situation et très souvent peuvent beaucoup mieux expliquer la situation dans des termes que la société dominante peut comprendre. M. Bouchard en est encore une fois une belle illustration. Il y a aussi feue la Dr Michèle Therrien, Québécoise établie à Paris pour y enseigner l’inuktitut à l’INALCO et qui pouvait nous aider à comprendre la langue et la culture des Inuits.

Le monde d’aujourd’hui est métissé, presque personne n’est d’une race, nous sommes la somme des errances de nos ancêtres. Alors, oui, d’accord avec Mme Bazzo, les « racisés » (quel terme horrible) n’ont pas le monopole de la compréhension de l’intolérance, de la xénophobie, des stéréotypes et du racisme.

Je pense que votre interprétation du commentaire que vous avez reçu par rapport à l’absence de personne racisée à l’émission est impulsive et insensée. Insinuer qu’il serait important d’intégrer une personne racisée dans le débat n’est pas la même chose que dire que des 《Blancs》n’ont pas le droit d’en parler. Je pense que le statut que vous avez vous mets en position de relativiser les choses. Au lieu de jeter de l’huile sur le feu, pourquoi ne pas chercher à le comprendre avec un esprit holistique et systémique. En d’autres mots, je pense qu’il serait plus sage de chercher à comprendre ce que l’interlocuteur ou l’interlocutrice voulait faire passer comme message. Peut -être qu’ avec cette ouverture vous auriez eu un bel échange plutôt que d’utiliser et de probablement déformer un discours. (;

Bien amusant de lire enfin ce genre de dénonciation, sur la rectitude des personnes qui veulent argumenter et débattre d’un sujet, alors que depuis les 20 dernières années, les hommes blancs ont été exclus pour la plupart des débats sur le féminisme et l’avortement, nous étions tous de dangereux masculinistes et misogynes…
Rapidement décrédibilisé dans les débats sur l’adoption de nos enfants (pas responsable) et les divorces (naturellement abuseur et exploiteur). Nous n’étions même pas en mesure de parler de la détresse masculine dans les médias, sinon que celle de quelques comédiens inviter à parler de leur état d’âme. Nous n’étions pas capables de parler de l’état de santé globale des hommes (1 seul rapport a été produit par le ministère de la santé en 2007), encore moins du besoin de service et du financement de quelques services d’entraide. Donc, bienvenue madame Bazzo dans le monde des débats « réservés ».

Bravo ! Cela fait du bien de lire une intellectuelle qui a encore le courage de dire ce qu’elle pense. Moi je suis un Blanc, Québécois de souche, marié, etc. Imaginez !
Mais j’ai une question : Comment appelle-on une personne qui appartient au groupe de victimes et qui est totalement raciste dans ses propos et ses gestes ?

Je suis un immigré de trente ans.
Je trouve que les québécois sont xénophobes. Ils le montrent clairement à l’égard des québécois anglophones et des français de France résidents au Quebec. Ils sont racistes à l’égard des juifs et des noirs mais comme on leur a appris à fermer leur yeule et à pratiquer le consensus mou, ils revendiquent une neutralité de façade. Vis a vis des nord africains, ils font preuve d’une grande ouverture d’esprit par méconnaissance culturelle compte tenu de l’éloignement géographique qui favorise peu le tourisme. Vis a vis des sud américains et des asiatiques, c’est l’absence totale d’opinion.
Les hommes québécois, plus conservateurs et moins enclins traditionnellement aux changements ne vont pas vers ces groupes ethniques alors que les québécoises, plus cultivées, ouvertes et moins conservatrices, n’hésitent pas à avoir une relation, voire à se mettre en couple avec un nord africain ou un noir. Mais là encore il s’agira d’un haïtien, pas d’un africain sub-saharien.
Le Canada a décidé il y a quarante-six ans que ce qui le caractérisait ne serait plus sa culture propre, celle de ses peuples fondateurs (Canadiens-Anglais et Canadiens-Français) mais son ouverture à la diversité. Les conflits culturels ne se résolvent pas par un principe hiérarchique de la prééminence de la culture de l’accueillant sur celle de l’accueilli mais par l’accommodement que l’accueillant mettra à disposition de l’accueilli pour lui permettre de vivre sa culture comme il la vivait dans son pays d’origine. Toutes les cultures représentées sur son territoire peuvent coexister, car elles sont toutes aussi légitimes les unes que les autres, toutes aussi valables les unes que les autres. Dès lors, comme l’explique très bien le sociologue québécois Mathieu Bock-Côté, le modèle multiculturaliste canadien se caractérise par «l’inversion du devoir d’intégration. Ce n’est plus aux immigrants de prendre le pli identitaire de la société d’accueil. C’est à cette dernière de se reconstruire pour accommoder la diversité».
Les pure-laines, ça vous dis-tu à quelque chose?

Monsieur Pablo Echegaraille, je crois que vous saisissez mal la philosophie de M. Mathieu B. Côté. Celui-ci, tout comme le chroniqueur Richard Martineau, parle ou écrit au « deuxième degré ». Alors quand M. Bock Côté dit ou écrit « …l’inversion du devoir d’intégration. Ce n’est plus aux immigrants de prendre le pli identitaire de la société d’accueil. C’est à cette dernière de se reconstruire pour accommoder la diversité»… », il faut le comprendre au deuxième degré, c’est-à-dire, dans le sens tout-à-fait contraire. C’est un peu comme un sarcasme qui veut faire comprendre qu’on est rendus tellement mollasses nous les québécois qu’on est prêts à « vendre notre mère et louer notre sœur » pour ne pas déplaire au nouvel arrivant. Le comprenez-vous maintenant? C’est ça maintenant le problème de la société occidentale, elle se sent obligée de faire des courbettes devant le monde entier pour ne plus être perçue comme « La Méchante » race blanche qui n’est pas digne d’exister. Pour moi, finies les génuflexions !

@Echegaraille
Je déteste votre commentaire. Quand on dit aux québécois que ce sont eux qui doivent changer leur mentalité, et non les immigrants… C’est ce genre d’attitude qui fait en sorte que le québécois moyen peut se mettre à détester les immigrants.
Pour vivre en harmonie, ce sont à la fois les québécois et les immigrants qui doivent faire des pas. Accueillir des étrangers dans un pays est déjà un grand pas de la part des québécois. Les immigrants doivent respecter cela et ne pas vouloir tout changer la culture du pays d’accueil. Ils ne sont plus dans leur pays d’origine, et amener leur culture à tout prix ne fera qu’envenimer la situation.

Excellent article

Il n’y a pas que les personnes racisées qui veulent fermer la yeule des hommes blancs. Il y a aussi certains groupes féministes qui développent leur propre agenda et qui refusent systématiquement que tout homme puisse faire le moindre commentaire. Il y a aussi certains antiracistes qui refusent de faire face à la réalité. La discussion devient alors très difficile sinon impossible. On entre dans un mode de confrontation: accusé vs victime. Et l’accusé n’a plus droit de se défendre…

D’un autre côté, l’homme est encore considéré comme un animal social. Et il l’est! Peu importe ce qu’en disent les philosophes et les idéalistes de toutes sortes. Qu’ont en commun les animaux sociaux? Ils sont ségrégationnistes et n’aiment pas les autres « tribus ». Nous avons donc un fort penchant génétique qui nous mène à favoriser notre groupe social au détriment des autres.

Je pense qu’il faut arrêter de penser que l’homme comme intelligent quand il se comporte comme tous les autres primates. Arrêtez de culpabiliser ceux qui sont ségrégationnistes, puisque c’est dans nos gènes que ce ségrégationnisme est inscrit. Essayez plutôt de comprendre le comportement humain! À partir de cette compréhension, on pourra peut-être améliorer les choses.

Il faut aussi se sortir de la définition du racisme comme ne provenant que du groupe majoritaire. Le racisme vient de tous les groupes, qu’ils soient majoritaires ou racisés. Si vous voulez améliorer les choses, il faut dénoncer ce racisme dans tous les groupes, et ne pas se limiter seulement à dénoncer la majorité tout en excusant le racisme des minorités. Voici un exemple flagrant, non dénoncé, de sexisme doublé de racisme envers les blancs: http://www.journaldemontreal.com/2017/11/01/les-antiracistes-sont-racistes

Finalement, les grandes migrations ne favorisent pas l’intégration des immigrants dans leur nouveau pays. Cette intégration se fait généralement sur plus d’une génération et, plus le groupe d’immigré est important et de culture différente, plus il y aura de conflits possibles. Arrêtez les idéalismes de gauche et faites face à la réalité. Les grandes migrations ont toujours été source de conflits.

Oubliez ces visions d’un monde idéalisé ou l’agneau mange du foin avec le loup. Ce ne sont que visions religieuses eschatologiques. Ceux qui mènent le monde ne sont pas près d’améliorer ce monde, surtout si on les accuse de tous les maux de la Terre. On peut dénoncer une situation pour tenter de l’améliorer, mais il faut éviter le mode confrontation qui mène à un dialogue de sourds entre ceux qui se disent victimes et ceux qu’ils qualifient de coupables. N’oublions pas que culpabiliser des personnes les transforme à leur tour en victimes d’un système.

D’un côté, il y a les victimes qui voient enfin l’occasion de couvrir de honte coupable leurs anciens bourreaux et les faire payer, et de l’autre il y a les Trump de ce monde, pour qui il n’y a ni bourreaux, ni victimes, ni culpabilité, seulement des « winners » et des « loosers », au plus fort la domination sans scrupules. Un groupe appelle et nourrit l’autre. Le monde est polarisé, c’est le moins qu’on puisse dire.
Par ailleurs mais dans le même ordre d’idées, j’ai lu en diagonale la plupart des commentaires sur votre article, madame Bazzo. Je constate que la polarisation fait rage là aussi, et je m’aperçois que bien des choses que j’y ai lues me fâchent. Des millions de gens s’expriment sans filtre sur l’internet et des millions d’autres les lisent, se fâchent et répliquent. C’est le moteur d’une roue infernale qui projette du poison partout et qu’on ne voit pas comment arrêter.

Un de mes contacts a demandé d’assister à cette commission. On lui a répondu par écrit que les « blancs » n’étaient pas invités. Ouffff.. Si cela n’est pas raciste je me demande bien ce que c’est.. Ahhhh oui j’oubliais, se sont nous les racistes.

Le racisme ça se fabrique et ça se cultive, c`est ce que certains essaient de semer présentement au Québec, pays non raciste, s`il y en a un. Le racisme, c`est comme les guerres, diviser pour mieux régner. De toute façon, il n`y a pas de race imbécile. mais il y a des imbéciles dans toutes les races, ce sont ces personnages qui sèment la discorde depuis la création de l`être humain. Ne nous laissons pas emberlificoter par ces tyrants de bas étages, ne nous laissons pas bâillonné et participons à la discussion.

Je suis d’accord avec vous. J’ai toujours aimé votre «361e» degré. Maintenant, j’aimerais vraiment que vous repreniez la forme et remplaciez le fond par ce qui se passe au plan des scandales sexuels. Pour ma part, cela fait presque 20 ans que je demande quasi systématiquement aux femmes que je ne connais pas si je peux leur faire un compliment gratuit. Elles acquiescent toutes, je n’ose même pas écrire, évidemment, mais dans mon cas ça se vérifie. Cela fait, il est claire que je poursuis mon chemin. Fa que, la spontanéité (polie – j’insiste sérieusement) a foutu le camp. C’est vraiment désagréable. Désagréable, parce qu’on se peut se faire taxer de taré en moins de deux. En échange verbal, on peut toujours éviter la guillotine visuelle et verbale, mais par écrit… quelle difficulté de nuancer jusqu’au niveau nucléaire… Voilà, moi aussi je vais écouter Betty, mais je vais commencer par Out of Control du temps, trop éphémère, de Beast… daniel.

Madame Bazzo,
Vous devriez aller reviser votre manuel de logique 101. La phrase « Pas de personnes racisées pour parler de racisme systémique ? Vraiment ? » énonce implicitement l’idée selon laquelle CERTAIN.E.S interlocutrices ou interlocuteurs d’une discussion sur le racisme systémique devraient être des personnes racisées. Une telle affirmation n’implique pas qu’AUCUNE personne non-racisée ne devrait prendre part à une telle discussion, comme le suggère votre affirmation tendancieuse « Quoi ? Il y a des sujets de discussion interdits entre Blancs ? ». Je vous exorte à veiller à ce que ce type de manque de rigueur ne deviennent pas une constante chez vous. Il serait extrêmement triste de voir une animatrice de votre qualité se richard-martidiociser.

@ C. Dussault:
Qu’est-ce que tu as contre Martineau ? Il n’est pas de ton bord, c’est ça ? Ok, c’est ton droit, mais ce n’est pas en démonisant les autres qu’on se sanctifie soi-même. Ceci dit, je crois comprendre assez bien mon français, mais j’ai énormément de difficulté à comprendre votre phrase suivante qui contient rien de moins que 5 négatifs : « Une telle affirmation n’implique pas qu’AUCUNE personne non-racisée ne devrait prendre part à une telle discussion, « … ???
Je veux bien essayer de la comprendre, mais là, je suis bloqué.
Désolé.

tres bon article, et j endosse,,, pourquoi devrais-je etre raciste alors que je suis chez moi dans mon pays ! et non je ne suis pas raciste, mais je protege ma culture nos traditions et ma langue, ai-je le droit d avoir un droit de regard sur qui et comment ont invitent des immigrants ici ? oui pourquoi pas ! la facon dont les libéraux laisse entré les immigrants est mal intentionné, et contre mon grée en plus ! pourquoi sommes-nous rendu a modifier le questionnaire d admission des migrants parce-qu il brime certaines de leurs convictions !! heu, non ! tu te fond a la masse sinon tu ne seras pas la bienvenue chez moi, la fameuse retorque standard,,, si j irais chez toi dans ton pays, je ne crois pas que je pourrais faire comme bon me semble,, je m attend a devoir m adapté a la langue les coutumes et traditions du pays visé,, alors pourquoi chez moi ca serais a moi a me mettre a genoux pour avoir la grace de t admettre en mon pays ? c est simple, tu te fond a la masse et tu débarrasse !! nous sommes contre l excision la culture du viol le mariage entre adulte-enfants les visages couvert en lieux publiques et bien d autres, nous sommes pour l immigration, mais pas a n importe quel prix !! ma religion je m en occupe chez moi et non en publique,, nous nous sommes enfin libéré du christianisme trop forte dans nos vies voila a peine 50-60 ans, nous ne voulons pas nous faire imposé une autres beaucoup plus asservissante, qui frole presque l inquisition !! vous servir des lois canadiennes contre les canadiens,, désolé mais c est mal, tres mal ! preuve d une volonté malsaine de votre part pour votre intégration chez nous !! donc ben mal parti pour une co-existence social en paix et de partage,,, nous avons beaucoup a offrir,, mais justement, c est a prendre ou a laisser !! et aucun compromis possible point !

Je vous suit dans ce commentaire mais qu’en partie seulement. Il est faux de dire que résider dans d’autres pays tel que les pays arabes exigent de changer nos habitudes si ce n’est que pour le Pakistan et l’Afghanistan où vous devez reculer au moins d’un millénaire. Ce dont je suis en accord avec vous sont sur des question d’excision des femmes, la culture du viol le mariage entre adulte-enfants auquel j’ajouterais le travail des enfants.

Mais j’aimerais tout de même vous faire part que mon épouse n’a jamais porté de voile en Algérie, Tunésie, Maroc, Irak, Egypte ou Liban. Le port du voile dans les pays arabes et en Asie où il y a une majorité musulmane ne s’applique qu’aux musulmans. Plusieurs des pays ci-haut mentionné ont tous des minorités catholique qui n’ont jamais porté de voile.

Beaucoup de personnes véhicules des faussetés sur les pays arabes comme plusieur autres pays musulmans. En Inde par exemple, il y a 200 à 300 millions de musulmans et le reste sont de religion Indoue, pensez vous que les femmes sont toutes voilées. Ce n’est pas dans les grands centres mais simplement dans certains comptés ruraux que vous reculez de quelques siècles en quelques kilomètres.

Par exemple, la burka n’existe qu’au Pakistan, Alghanistan et à moindre degré à Oman.

Le gouvernement Canadien autant que celui du Québec devraient à la source même interdire l’immigration de familles qui se présentent dans leur pays respectif avec les femmes couvertes.

Si les immigrants ne veulent pas manger de porc c’est tout à fait leur prérogative et non celle du Québec ou du Canada. Il ne faut tout de même pas charrier. Je n’ai jamais entendu parler de musulmans qui étaient contre les « fêtes chrétiennes » ou encore demander de cesser de travailler deux fois durant leur quart de travail pour aller prier si ce n’est que quelques exception tels que dans les universités. Ce sont les universités qui se devaient de dire non.

Nous nous sommes pliés depuis 50 ans aux demandes de juifs et personne n’a jamais rien dit si ce n’est que depuis à peine cinq ans.

Nous avons une rogne contre les arabes à cause de leur « guerre sainte » qui ne sont que le fruit d’un maigre pourcentage de têtes chauffées. En fait, la CIA, MI6 et les autres sources d’information les dénombrent en quelques milliers seulement sur 1.8 milliards de musulmans.

Wouah ! Que c’est si bien dit, beaucoup mieux que je n’aurais su le faire. Québécois/es-francophones, Nation longtemps opprimée par « l’Autre Nation », nous pouvons, je pense, mieux comprendre les gestes racistes que subissent certains/nes de nos concitoyens/nes, les amérindiens/nes, les gens de couleur, les personnes asiatiques… Le problème, je crois, c’est que s’étant départis de la domination religieuse lors de la Révolution Tranquille, nous réagissons sensiblement à certaines cultures religieuses. C’est sans doute parfois questionnable; mais convenons donc que, réagir contre une religion, CE N’EST PAS DU RACISME !

Bien au contraire, le racisme est clairement décrit par l’ensemble des Chartes des droits d’une grande majorité des pays qui ne sont pas sous dictature. La Charte Québécoise tant que celle du Canada décrit le racisme comme étant « une discrimination basée sur la race, origine nationale ou ethnique, de leur couleur, de leur religion, de leur sexe, de leur âge ou de leurs déficiences mentales ou physique.

Auxquelles, la Cour Suprême a introduite la notion de « préférence sexuelle » ces dernières années.

Très pertinent Marie-France. Courageux dirais-je. Juger n’est pas dialoguer. Culpabiliser, l’est encore moins. S’approprier un débat au détriment d’autrui est le début du sectarisme de pensée, qui du reste est a l’origine de tant de migrations et de déracinement de parcours.
Lamia, citoyenne d’ici et d’ailleurs.

Une des règles d’éthique du journalisme est de donner la parole PRIORITAIREMENT à ceux et celles qui sont concerné-es par la problématique du racisme. Et dans ce cas, de prendre la précaution de ne pas confondre le racisme du citoyen ordinaire de la vie courante et le racisme systémique opéré par les institutions et les entreprises publics ou privés y compris les médias. Le droit de parole dans un contexte médiatique effectué dans un vase clos et uniquement dans un vase clos et avec un point de vue semblable perd de sa légitimité. Parmi ce que vous appelez les « blancs », il y a des personnes qui défendent les victimes du racisme systémique et ces personnes ont le droit de s’exprimer même si elles sont entre elles. L’important n’est pas nécessairement de donner la parole seulement au lobby de l’antiracisme, mais de sensibiliser la société sur ce fléau du racisme systématique que dresse une sérieuse barrière à l’intégration et crée des tensions inutiles et dommageables socialement et économiquement.

@ monsieur d’Anjou.

Le racisme des anglophone était certes existant en Ontario et certaines autres provinces, je n’ai jamais dit le contraire mais aucune province n’en ont jamais fait une missive électorale dont le verbatim, même celui de monsieur Lévesque à l’époque ne faisait que mettre de l’huile sur le feu.

Vous devriez prendre connaissance de l’autobiographie de monsieur Lévesque ou de moins en refaire la lecture. Elle vous rappellerait beaucoup d’instances factuelles que vous semblez avoir oublié.

C’est une excellente ouvrage provenant d’un homme exceptionnel. En bref, il s’est très mal entouré en tant que Chef du Parti ce qu’il l’a conduit vers une consommation hors de tout sens commun. Ce sont les Parizeau, Garon et autres du même accabit qui firent le plus de dégâts et dénaturation du projet de société qu’avait édifié monsieur Lévesque.

La différence se situe au niveau de cette permanence d’un verbiage électorale anti-anglo. Du jamais vu dans ma vie. Même en Belgique où j’ai vécu durant quelques années, les langues ne faisaient pas partie des enjeux électorales.

Vous montez inutilsement en flèche un opinion basé que sur des faits, ce n’est certes pas de ma faute si un grand pourcentage des québécois étaient un rogne contre les anglophones. J’ai plusieurs cousins qui sont nés à Sudbury et parlent les deux langues.

Mes deux oncles et tantes, toute deux francophones, n’ont jamais fait de commentaires mais plutôt se questionnait sur ce qui survenait au Québec avec le RIN puisque Sudbury était un bastion autant francophone qu’anglophone surtout à l’époque dont vous faites référence.

Ils ne comprenaient pas d’ailleurs ce qui avait piqué les québécois à devenir aussi drastique dans leur mode de pensé. Vivre à Sept-Iles ou Sudbury n’est pas comme du tout comme vivre dans les grandes métropoles.

Selon les informations que vous donnez, vous êtes suffisamment âgé pour avoir vécu la monté du RIN et du PQ par la suite mais il semble que vous oubliez les fondements mêmes de ces deux Partis et de ce qu’ils ont véhiculés durant quatre décennies. La rhétorique du RIN par le biais de son chef Pierre Bourgault ne faisait place à rien d’autre que « de se débarrasser de la classe anglophone » durant les huit années de son existance.

Il est grandement temps que la société québécoise change ses façons de penser afin d’attaquer à la source le Parti qui les a ammené à ce point dans la dèche. Lisée est un fantoche avec un degré de narcissisme peu connu, il ne peut se regarder le nombril avec son nez dans les airs, il se croit un grand aristocrate du 15ieme siècle. Ce n’est certainement pas avec ce Parti que les québécois pourront rayonner.

Je conviens qu’il y a de nombreuses ratées de la part du Parti libéral mais que voulez-vous faire lorsque vous êtes aux prises avec une dette laissé par un Parti qui n’avait comme priorité de multiplier les Commissions, les Régis etc pour nommer leurs petits « namis » avec une permanence à grands salaires au sein d’un gouvernement.

Durant que le Québec paye des milliards en « intérêt » sur ses dettes à chaque année, c’est le reste des services qui en font la note. Faudrait-il continuer à s’endetter comme le Parti québécois estime vouloir faire dans son programme actuel autant que celui de 2001 et 2012 ?

Le courage des jeunes québécois est excellent, j’en conviens mais les programmes pour les aider à devenir des entrepreneurs sont défaillants. Quoi que vous en pensiez, le gouvernement fédéral est celui qui apporte le plus d’aide à ce niveau et ce depuis des décennies même si sous Harper il y eut plusieurs coupures à travers le Canada pour mettre toutes les billes dans les grandes corporations.

M. Wentworth Roger;
tout comme monsieur Drouginski, je trouve vos analyses fort bien liées. Je crois également qu’on a tous chacun des petites faiblesses plus ou moins importantes.
Vous parlez de dette, et sur ce terrain, je vous donne raison à 50% en ce sens que le PQ a indéniablement endetté le Québec, tout comme le PLQ l’a fait également. Et encore plus le parti libéral du Canada. La dette est rendue dans les 500G$, et avec notre selfie Justin, on n’est pas prêts de s’enrichir. Il est déplorable que nos dirigeants, de quelque niveau que ce soit, se laissent endormir par des slogans aussi ridicule que celui des grandes banques, à savoir: « Vous êtes plus riches que vous pensez ! » J’habite une petite ville d’à peine 8000 habitants au nord de Québec (dont environ 4500 contribuables), et la dette globale est de 22 millions de $$$. Qui croyez-vous va finir par payer cette dette ? Les familles sont endettées à 165% de leurs revenus. Tout ça, souvent, sous le prétexte qu’il faut évoluer avec notre temps… voisin gonflable non ?
Quant à l’époque du RIN, j’avais environ 14-15 ans, donc, très peu enclin à la politique, mais au courant quand même.
Et pour terminer, les qualitatifs que vous prêtez à M. Lisée s’appliquent, selon moi, très bien à MM Couillard et Barrette pour les mêmes raisons. C’est un peu comme le populisme dont on affuble Mme LePen et qui, selon moi, s’applique indéniablement à tous les politiciens de tous niveaux qui jouent sur les sentiments des populations dans le seul et unique but de se faire élire. Qu’on me prouve le contraire !

Si on sortait de l’opposition entre « victimes » et « oppresseurs » et qu’on envisageait plutôt les débats en tant que « privilégiés » ou « discriminés » (selon l’objet de la discussion), en se préoccupant toujours de se mettre à la place de l’autre, dans une perspective de réciprocité, se pourrait-il que les échanges soient plus constructifs ? En ce qui concerne le point précis des zones non-mixtes (par essence, temporaires), il me semble que celles-ci soient tout à fait compatibles avec une vision inclusive de la société. Il serait toutefois important de reconnaître que les zones de non-mixité peuvent être créées naturellement (i.e. de manière non-intentionnelle). En tant qu’homme blanc hétérosexuel, j’en bénéficie quasiment quotidiennement.

Donc, si des hommes se lèvent pour critiquer ton féminisme comme étant un sexisme mysandre, tu vas leur laisser la parole?

C’est assez déconcertant cette quête du bon et du méchant, du racisme, de la droite et de la gauche. La censure dans les médias fait en sorte que si vous dites que le Nikab devrait être banni sur la place publique, vous êtes raciste et d’extrême droite. Dire que le premier devoir d’un immigrant, c’est de s’intégrer dans le pays qui l’acceuille et en respecter les valeurs, c’est faire preuve d’intolérance. Trouver ridicule de voir un Sikh avec un large turban et une barbe hirsute représenter l’Armée canadienne alors que des milliers de canadiens ont porté l’uniforme, les cheveux et la barbe taillés par respect pour l’uniforme. c’est aussi faire preuve d’intolérance. J’ai souvent l’impression comme québécois et canadien que je n’ai pas le droit à une identité, à une histoire, à des valeurs séculaires parce que le multiculturalisme est à l’ordre du jour.

Rien d’étonnant à ce propos. Le simple fait de chapeauter une commission du vocable imbécile de « racisme systémique » (ce qui pouvait s’appliquer au Sud des États-Unis au début du XXème siècle) nous oblige implicitement à la justifier en s’interdisant toute opinion de « couleur » ou de « culture » particulière. Il n’y a plus rien d’universel, de général, d’humaniste, de philosophique, d’essentiel, il n’y a plus que des couleurs, des turbans, des foulards, des prie-Dieu, des crucifix… Quelle déchéance anthropologique d’un Occident qui était parvenu à mettre la saine raison à la barre des comportements individuels et collectifs. Quelle extraordinaire pitié ! Joyeux Noel à tous… pendant qu’il n’est pas encore trop raciste de le souhaiter.

Donc, Madame Bazzo, vous n’auriez aucune objection à ce qu’une émission se penche sur la situation des femmes dans notre société et que seuls des hommes soient invités à partager leur opinion?