Tout est dans la langue

Penser dans une langue seconde incite à prendre des décisions plus rationnelles qu’émotives, avance Boaz Keysar, psychologue de l’Université de Chicago.

Il a réuni 300 étudiants bilingues, à qui il a posé les mêmes questions formulées dans leurs deux langues. Par exemple, comment traiter 600 personnes en danger de mort : donner un médicament qui sauvera 200 vies, ou un remède qui a 33 % de chances d’épargner tout le monde et 66 % de ne préserver personne ?

Des études avaient précédemment établi que la plupart des gens, lorsque interrogés dans leur langue maternelle, choisissent la première option. Par contre, si on leur parle de 400 morts plutôt que de 200 survivants, ils choisissent la deuxième option. Leur choix diffère selon la charge émotive que possède la question.

Or, à ces mêmes interrogations, les sujets bilingues ont fourni des réponses nettement plus rationnelles dans leur langue seconde.

 

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