Un destin hollywoodien

Une fondation humanitaire qui facilite l’accès à l’eau potable partout dans le monde, un investissement de 10 millions de dollars dans un projet récréotouristique de Charlevoix, un nouveau spectacle emballant, Ovo, qui fait les manchettes…

Le fondateur du Cirque du Soleil, Guy Laliberté, frappe un grand coup en cette année 2009, qui marque le 25e anniversaire du Cirque. Et confirme qu’il est de la trempe de ceux dont on fait des idoles ou des mythes.

« Pour raconter la vie de ce gars-là, il faudrait un film à grand déploiement », s’emballe le journaliste Ian Halperin, auteur de la première biographie non autorisée du milliardaire le plus en vue du Québec (éd. Transit Medias). « Guy Laliberté a bâti un empire tout en restant fidèle à ses racines, à ses proches, à sa vision artistique. »

Pourtant, lorsqu’il a commencé à « sonder » la personnalité de Guy Laliberté, Halperin n’avait pas une très haute estime du cracheur de feu devenu milliardaire. Sa méthode de travail lui interdisant de parler directement aux personnes dont il relate les hauts et les bas, c’est avant tout par l’intermédiaire d’une amie d’origine brésilienne, Rizia Moreira, qu’il a « découvert » Laliberté. (Rizia Moreira est l’ex-conjointe de Laliberté et la mère de trois de ses cinq enfants – il en a eu deux autres avec la mannequin montréalaise Claudia Barilla.)

Halperin a donc été aux premières loges tout au long de leur tumultueuse relation. « Disons que j’avais une vision déformée de Laliberté », admet en riant le journaliste montréalais, encore visiblement troublé par la conclusion à laquelle il est arrivé après une centaine d’entrevues avec des proches et des collaborateurs du fondateur du Cirque du Soleil. Impressionné par le fêtard excessif, intense et passionné, il l’est tout autant par l’homme d’affaires visionnaire, qui ne craint pas de s’attaquer à des obstacles en apparence insurmontables. « Au lieu de l’ogre que Rizia m’avait décrit, j’ai trouvé un bon gars, un homme inspirant, tenace, sensible et généreux. »

Établi depuis 10 ans à New York, d’où il s’infiltre dans l’univers des vedettes (il achève une biographie de Michael Jackson et une autre de Brad Pitt et d’Angelina Jolie, tout en alimentant un site Web qui traite de la vie privée des vedettes du showbiz américain), Halperin sait reconnaître un destin hollywoodien quand il en voit un.

Il compare d’ailleurs affectueusement Laliberté à des personnalités de l’envergure de Hugh Hefner, fondateur du magazine Playboy. Tout comme Laliberté, Hefner est parti de rien. Correcteur d’épreuves au magazine américain Esquire, il démissionne en 1952 parce que le magazine lui refuse une hausse de salaire de cinq dollars. Il emprunte 1 000 dollars à sa mère et lance son propre magazine. Il en fera un empire. Tout comme Laliberté, l’amuseur de rue, construira le sien.

« Laliberté aime les femmes et le jeu ? Il a consommé de la drogue ? Et puis après ? interroge Halperin. Dans le monde qu’il fréquente, c’est assez courant. Mais je dois admettre qu’il a fait des excès à un niveau encore jamais vu, même à Hollywood. Artistiquement, personne n’est allé aussi loin que lui. Il n’a pas fini de nous surprendre. »

Cet été, les amoureux du Cirque du Soleil pourront célébrer à Baie-Saint-Paul. Le 8 août, la Soirée de la Nouvelle Lune rassemblera sous les feux d’artifice tous ceux qui souhaitent se remémorer les débuts, il y a 25 ans, de la Fête foraine, des Échassiers de la Baie et du Club des talons hauts, précurseurs du Cirque du Soleil. Tout l’été, le Musée d’art présentera les costumes du Cirque. L’église offrira un concert le 20 juin. Des spectacles en plein air auront lieu toutes les fins de semaine jusqu’au 15 août.

One DropPour donner :

La fondation One Drop : onedrop.org. La vidéo d’ouverture vaut la visite… 

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