Un fermier dans sa cour

De nouveaux quartiers se développent autour d’une ferme qui alimente les résidants en légumes, en œufs, en lait, en viande ou en fruits.

Un exemple d'agriquartier à Gilbert, en Arizona. (Photo: Laura Segall/The New York Times/Redux)
Un exemple d’agriquartier à Gilbert, en Arizona. (Photo: Laura Segall/The New York Times/Redux)

Le phénomène des agriquartiers explose autour des grandes villes des États-Unis où la préoccupation de manger sainement et localement s’oppose de plus en plus à la culture de la malbouffe. Ces quartiers résidentiels — plus d’une centaine en cours d’aménagement — s’articulent autour d’une ferme qui alimente les résidants en légumes, en œufs, en lait, en viande ou en fruits. Le salaire des cultivateurs et les frais de production sont compris dans les frais de copropriété.

Plus qu’un choix écologique, cette tendance constitue un véritable mode de vie où les habitants bénéficient d’un cadre bucolique. Ce retour à la terre a toutefois un coût : ces maisons avec vue sur potagers valent jusqu’à cinq fois le prix qui a cours sur le marché immobilier. « Ça reste une solution ponctuelle et réservée à des privilégiés, dit l’urbaniste montréalaise Charlotte Horny, mais elle répond à une préoccupation qui existe aussi au Québec : réduire la distance entre le consommateur et la production alimentaire, autrement dit manger localement. »

Au Québec, une initiative de ce type exigerait des changements de zonage importants : un quartier résidentiel ne peut être aménagé sur un territoire zoné agricole, alors qu’une ferme ne peut être construite hors de ce dernier.

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3 commentaires
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Difficile de comprendre le monde actuel.D’un côté, nous avons la classe moyenne qui est outrée par ce qui se passe avec les révélations des « Panama Papers », ou les riches de façon « quasi légal » mais immoral profitent des paradis fiscaux. Et de l’autre, une partie de cette même classe moyenne, i-e la partie centre et plus s’en va dans ces petits paradis que l’on nomme « agriquartier »,car comme il est écrit, le prix des maisons y est cinq fois plus élevé que la moyenne.Il y a là un certain clivage qui se fait, qui me fait dire que la classe moyenne vit de l’intérieur le même dilemme par rapport à sa classe que par rapport à la classe riche. Ce qui revient à dire que les riches se foutent de la classe moyenne et que la classe moyenne partie supérieure se foute de la classe moyenne partie inférieure.Alors j’en déduit que peut importe la classe, les bottines ne suivent pas les babines.

Va-t-on retourner à nos villages d’antan? N’était-ce pas ce même modèle avant l’industrialisation…et la mondialisation? Si on ne veut pas laisser nos terres aux mains d’entrepreneurs étrangers, pourquoi ne pas repenser les villages et trouver une formule intéressante en s’inspirant de ces agriquartiers.