Un ministère de la Santé et des Loisirs?

L’explosion des budgets des services hospitaliers et médicaux était-elle prévisible il y a 40 ans, vers la fin de la Révolution tranquille ?

« Nombre de nos problèmes sociaux, comme les soins aux malades ou aux personnes âgées, deviendront de plus en plus aigus, tant qu’une part de plus en plus grande de la solution ne deviendra pas un devoir public et un don personnel, entre voisins ou amis par exemple, l’accroissement des rémunérations rendant le coût de ces soins de plus en plus prohibitif. »

Cette citation de l’historien américain de la science et de l’urbanisme Lewis Mumford est tirée de The Myth of the Machine II : The Pentagon of Power (Harcourt Brace, New York, 1967). Mais l’auteur prédisait aussi quelle serait la solution : s’est-il trompé, ou est-ce encore à venir ?

« Les loisirs dont nous disposons attendent désormais d’être occupés non seulement par le sport, la télévision et les voyages. Nous avons la chance de pouvoir effectuer d’autres formes de travail, privé ou public. Ce genre de travail sera de plus en plus bénévole, sans la stimulation factice de l’argent ou de la notoriété. »