Une agence de rencontres… pour arbres ?!

La coopérative Arbre-Évolution, à L’Islet, dans la région Chaudière-Appalaches, réinvente le modèle traditionnel de compensation carbone : les arbres, elle les plante là où ça compte « vraiment ».

Illustration : Sébastien Thibault

Présenté parLogo partenaire

L’histoire qui suit est celle d’un lauréat de la deuxième édition des Prix de l’impact social, qui récompensent des entreprises et des organismes québécois qui travaillent de façon méthodique à changer le monde. La coop Arbre-Évolution a reçu le prix dans la catégorie Modèle d’affaires innovant. Pour lire tous les récits inspirants, c’est ici.

Pour annuler les émissions carbone d’un seul passager lors d’un voyage en avion entre Québec et Vancouver, il faudrait planter quatre arbres. C’est le principe de la compensation carbone : pour réduire leurs émissions carbone, les entreprises et les particuliers ont la possibilité de faire appel à des organismes pour planter des arbres. Depuis 2010, la coopérative Arbre-Évolution, située à L’Islet, dans la région de Chaudière-Appalaches, réinvente le modèle traditionnel. « Les organisations reboisent la plupart du temps des territoires éloignés de la population, explique la chargée de projets Laurence Côté-Leduc. Nous voulons que les arbres soient plantés dans des milieux de vie qui en ont besoin. Et nous voulons éduquer les jeunes générations. »

Avec son équipe d’experts en agroforesterie — agronome, biologiste, technicien forestier, avocat spécialisé en environnement et chercheur spécialisé en santé des sols —, la coop étudie l’endroit où les arbres auront le plus d’effets positifs sur l’environnement et la société. « On agit comme une agence de rencontres entre les besoins de notre territoire et les entreprises du Québec qui veulent compenser leurs émissions de gaz à effet de serre », illustre Laurence Côté-Leduc. 

Cette passionnée pourrait parler des bienfaits des arbres pendant des heures. « On n’a pas assez de temps devant nous, les arbres sont bons pour tout ! » En milieu urbain, par exemple, le verdissement réduit les îlots de chaleur et invite à l’activité physique, entre autres bienfaits, selon un rapport publié en 2017 par l’Institut national de santé publique du Québec. En ville, la coopérative choisit les lieux où le verdissement sera le plus bénéfique pour la population ; à la campagne, elle plante notamment des haies brise-vent.

Ses activités de mise en terre, Arbre-Évolution les transforme en écoéducation auprès d’élèves du primaire. Les enfants apprennent à planter des arbres et à créer des vergers. « C’est vite “addictif” d’avoir les mains pleines de terre. Les enfants en parlent entre eux, et les écoles sont très nombreuses à vouloir participer », raconte Laurence Côté-Leduc.

L’année dernière, 20 000 arbres ont été plantés par Arbre-Évolution dans les régions de Chaudière-Appalaches, de la Montérégie, du Bas-Saint-Laurent et des Laurentides.

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