Tendances 2014 : Prénoms

Quels prénoms se démarqueront en 2014 ? Voici ceux qui vont tomber en disgrâce… et ceux qui vont avoir la cote, actualité oblige !

Photo : Rex Features / PC

Bachar
Après trois ans d’une guerre civile qui a fait plus de 120 000 morts dans son pays, le président syrien, Bachar al-Assad, rejoint Adolf, Oussama et Saddam parmi les « vilains » exclus à jamais du répertoire des prénoms socialement acceptables.

Prénoms ostentatoires
Les Nathan, Thomas, Jacob et Raphaël dominent la liste des prénoms les plus populaires au Québec. (Deux petits Jésus et 16 Moïse y ont aussi vu le jour au cours des cinq dernières années.) Le débat sur la Charte des valeurs sonnera-t-il le glas de la mode des prénoms bibliques ?

Gabrielle
Ce prénom sera sur toutes les lèvres à l’approche de la cérémonie des oscars. Le long métrage de Louise Archambault, sur la quête d’autonomie d’une jeune femme handicapée intellectuellement et douée pour la musique, représente le Canada dans la course à l’oscar du meilleur film étranger.

Milos
Un seul bébé Milos a vu le jour au Québec depuis cinq ans, mais parions que d’autres se joindront bientôt à lui. S’il poursuit sur sa lancée, le prodige canadien Raonic fera son entrée cette année dans le palmarès des 10 meilleures raquettes mondiales.

Malala
Les petites Malala pourraient bien se multiplier au pays dans la prochaine année. Miraculée qui a survécu à une tentative de meurtre des talibans, militante pour le droit des filles à l’éducation et candidate au prix Nobel de la paix 2013, l’adolescente pakistanaise Malala Yousafzai vient d’obtenir la citoyenneté canadienne honoraire.

Michaël
L’orthographe est à votre discrétion. Épelez-le Mikaël — comme Kingsbury, le roi des bosses et prétendant sérieux à une médaille d’or aux Jeux de Sotchi — ou Michaël — comme Bournival, la recrue du Canadien qui impressionne par sa vitesse.

Eugenie (sans accent)
Comme dans Eugenie Bouchard, qui a atteint le 32e rang mondial au tennis en battant des championnes comme Jelena Jankovic et Ana Ivanovic, et qui devrait continuer d’épater. À surveiller dès janvier aux Internationaux d’Australie.

Janette
Ce n’est plus simplement un prénom joliment rétro, associé à Mme Bertrand, femme de télévision dont l’œuvre a marqué nombre de Québécois. En 2014, s’appeler Janette, c’est être associée au camp pro-Charte. Un prénom désormais explosif, à manipuler avec soin.

George (sans « s »)
La fièvre du royal baby, dont chaque apparition publique est assurée d’alimenter les manchettes, pourrait donner lieu à une nouvelle génération de bébés George, orthographié à l’anglaise.

Carrie ou Carey
Appelez votre fille Carrie, et elle évoquera l’adolescente ensanglantée revenue hanter le grand écran dans une nouvelle version du film d’horreur inspiré du roman de Stephen King. Prénommez votre garçon Carey, et il sera associé à Price, le gardien de but du Canadien de Montréal qui connaîtra peut-être enfin une fin de saison à la hauteur de son talent.