Vancouver : la reine du Pacifique en photos

Vancouver a un pied en Californie, un autre au Canada et le regard tourné vers l’Asie. Bienvenue dans la plus jeune métropole du pays, qui sera l’hôte des 21e olympiades d’hiver en février.

Vancouver a un pied en Californie, un autre au Canada, et le regard tourné vers l’Asie. Bienvenue dans la plus jeune métropole du pays, qui sera l’hôte des 21e olympiades d’hiver, en février 2010.

C’est la première chose que verront les visiteurs durant les Jeux. Le tout nouveau métro suspendu Canada Line relie l’aéroport et le centre-ville en 25 minutes. Le train est automatisé. Les passagers assis dans le wagon de tête profitent de la vue, comme s’ils étaient dans une cabine de pilotage.

Il y a deux saisons à Vancouver : celle du soleil, de mai à octobre, et celle de la pluie, le reste de l’année. Les résidants, habitués au crachin, ne sortent leur parapluie que lorsqu’il pleut des cordes.

Le sport est inscrit dans les gènes de la ville. Et l’endroit par excellence pour se dégourdir les jambes est la Seawall, une route piétonne de 22 km qui longe la péninsule du centre-ville et le parc Stanley.

Après le travail, de nombreux Vancouverois enfilent leur tenue de plein air et roulent sur une dizaine de kilomètres vers le nord, avant d’aller grimper les 2 830 marches de roches et de terre du Grouse Grind, un sentier abrupt de trois kilomètres. Pour un débutant, ce parcours est un véritable supplice !

Les Vancouverois partagent avec les Californiens le culte du corps et la recherche du bien-être spirituel. Les salles de gym et les studios de yoga sont aussi répandus ici que les dépanneurs à Montréal.

Autre chose que l’on trouve partout à Vancouver : les cafés Starbucks. On dirait que Seattle, lieu de naissance de la célèbre chaîne, a colonisé sa voisine canadienne !

À Vancouver, on ne se drogue pas qu’à la caféine. La région est l’un des plus grands centres de production de marijuana d’Amérique du Nord. Elle a même son « prince du pot », Marc Emery (celui qui autographie la planche à roulettes sur la photo). Ce militant pour la légalisation du cannabis est en voie d’être extradé aux États-Unis afin d’y purger une peine de prison de cinq ans. Son crime : avoir vendu des graines de cannabis par correspondance.

Le port de Vancouver est le premier du Canada et le quatrième d’Amérique du Nord. C’est la grande bouche par laquelle tous les produits fabriqués en Chine entrent au pays. Les portiques à conteneurs orangés, qui font penser à d’énormes girafes d’acier, sont visibles du centre-ville.

La moitié des 2,3 millions de résidants de la région métropolitaine a des traits asiatiques. Le véritable Chinatown est Richmond, une banlieue de la taille de Sherbrooke, au sud du centre-ville. Ses supermarchés sentent le ginseng et le poisson séché, l’affichage y est bilingue, anglais et chinois.

À Surrey, une autre banlieue aussi peuplée que Laval, le quart de la population est d’origine indienne. Les boutiques de saris, les restaurants de curry et les vidéoclubs remplis de succès de Bollywood donnent un peu de couleur aux grands boulevards tristes.

L’un des nombreux exemples de fusion entre les cultures culinaires occidentales et orientales que l’on trouve à Vancouver. Les hot-dogs des kiosques de japadogs, au centre-ville, sont bourrés d’oignons frits, d’algues, de sauce teriyaki et de mayonnaise wasabi. Juteux et délicieux.

La dernière pêche de saumon kéta de la saison 2009 arrive à l’usine. Les restaurants et les marchés de Vancouver regorgent des produits de la mer locaux : crabe dormeur, thon blanc, saumon fumé, pétoncles, huîtres, moules, oursins. Pas étonnant que les sushis soient si bons.

Une rue du village olympique de Vancouver. Quelque 2 800 athlètes logeront dans la vingtaine de tours construites en plein centre-ville, sur la rive de la baie de False Creek, l’un des coins les plus prisés de la ville. Ce nouveau quartier sera le plus vert d’Amérique du Nord, promettent les organisateurs. L’eau de pluie, stockée dans des citernes, servira à faire fonctionner les toilettes et à irriguer les jardins dont seront dotés plus de la moitié des toits nouvellement construits. Quant à la chaleur émanant des égouts, elle sera récupérée pour chauffer les condos en hiver.

Quel sera l’ultime souvenir des Jeux de 2010 ? Un condo du village olympique, bien sûr. Le prix de vente varie entre 450 000 dollars et… 6 millions de dollars ! À ce jour, le tiers des nouvelles unités a été vendu. D’ordinaire, ce genre de condos s’envole rapidement à Vancouver. Mais la récession, ici, a frappé dur.

 

Vancouver est une ville tranquille qui ne se départ jamais de son flegme britannique. Ses habitants, comme ceux du reste de la province, ne brûlent pas d’enthousiasme à l’idée de la grande fête olympique. À la question d’un récent sondage « Êtes-vous excité par la venue des Jeux ? », 71 % des Britanno-Colombiens ont répondu par la négative.