10 choses à savoir sur l'équipe d'Islande
SportsMondial 2018

10 choses à savoir sur l’équipe d’Islande

L’Islande participe à la première Coupe du monde de soccer de son histoire. Un événement historique pour ce petit pays de 330 000 habitants.

No 1 — Il y a moins d’habitants en Islande qu’à Laval

Selon le dernier recensement, l’Islande comptait 329 100 habitants (2015). Soit près de 100 000 personnes de moins qu’une autre île, plus près de nous, l’île de Laval, avec ses 422 993 âmes, selon le recensement de 2016.

Situé au nord du 66e parallèle, le pays de 103 000 km2 (386 fois plus grand que Laval) entrera dans l’histoire de la Coupe du monde en devenant le pays le moins peuplé à participer à l’événement. Le précédent record appartenait à Trinité-et-Tobago, en 2006 (1 300 000 habitants).

N2 — Seulement 100 joueurs professionnels dans l’île

La « terre de glace » compte environ 20 000 licenciés auprès de la Fédération islandaise de soccer (Knattspyrnusamband Islands [KSÍ]). Et de ce nombre, seulement 100 sont professionnels. Ainsi, c’est près du quart (23 %) des joueurs professionnels du pays qui seront présents en Russie. À titre de comparaison, la Fédération québécoise de soccer compte près de 180 000 licenciés.

No 3 — Un entraîneur dentiste

Longtemps dans l’ombre de l’ancien sélectionneur suédois de l’Islande, Lars Lagerbäck, Heimir Hallgrímsson est depuis 2016 l’entraîneur numéro un de l’équipe. Un rôle pour le moins inattendu pour ce grand blond au sourire à la blancheur immaculée. Normal, diront certains, puisque l’homme fort de la sélection islandaise est dentiste de profession.

Heimir Hallgrímsson (Photo : YouTube)

Après avoir amorcé sa carrière d’entraîneur dans les petites îles Vestmann, à 30 minutes de traversier au sud du pays, Hallgrímsson y vit toujours, à Heimaey, sa ville natale. Malheureusement pour les habitants, il n’exerce plus qu’à mi-temps.

Pour info, les îles Vestmann, c’est là :

No 4 — La ferveur de ses partisans

Avec plus de 30 000 partisans présents en Russie, c’est près de 10 % de la population qui sera sur place pour soutenir ses joueurs. Une chance pour l’équipe, quand on connaît l’extraordinaire ferveur de ses amateurs, dont la spécialité est le fameux « Hou » repris en cœur parfois même par les joueurs. Émotions garanties.

No 5 — Une qualification acquise haut la main

Pour gagner le droit de participer à la Coupe du monde, l’Islande a terminé première d’un groupe de qualification composé d’équipes européennes de bon niveau, comme la Croatie, l’Ukraine ou encore la Turquie. Avec un bilan de 7 victoires, 1 égalité et seulement 2 défaites. Excusez du peu !

No 6 — Une progression fulgurante au classement FIFA

Classée au 112e rang il y a huit ans, l’équipe entraînée par Heimir Hallgrímsson était classée 22e le 17 mai 2018, seulement deux rangs derrière l’Italie (20e), mais devant la Suède (23e) et les États-Unis (24e). À titre de comparaison, le Canada est 80e.

Cette progression de 90 places s’explique notamment par la véritable révolution qu’a connu le soccer islandais dans les années 2000. Grâce à une conjoncture économique favorable, les autorités ont mis sur pied d’importantes infrastructures (notamment de nombreux terrains couverts) qui permettent la pratique du soccer toute l’année sans se soucier des conditions météorologiques. Dans le sillage de quelques joueurs-vedettes, d’Eidur Guðjohnsen à Gylfi Sigurðsson, c’est tout un pays qui s’est alors mis au soccer !

No 7 — Le président islandais, amateur de la première heure

En 2016, lors du dernier Euro (compétition rassemblant les meilleures nations européennes), le président islandais Guðni Th. Jóhannesson avait été vu dans les tribunes, au cœur des partisans islandais. Dernièrement, cet amateur inconditionnel de soccer a lancé avec son épouse, Eliza Reid (de nationalité canadienne), un appel pour soutenir la sélection islandaise. De quoi s’attirer la sympathie du magazine islandais Reykjavík Grapevine, qui se demande au passage : « Qui a besoin d’un Justin Trudeau quand on a Guðni Th. Jóhannesson ? »

No 8 — Presque 100 % des parts d’audience

Voilà des chiffres qui feraient pâlir le directeur de la télévision d’État nord-coréenne. En diffusant la victoire historique de la sélection nationale face à l’Angleterre pendant le dernier Euro, la chaîne islandaise Siminn TV a réalisé 99,8 % des parts d’audience !

No 9 — Que des « fils de »

Voici à quoi devrait ressembler l’équipe d’Islande pendant la compétition : Hannes Halldórsson, Birkir Sævarsson, Ragnar Sigurðsson, Kári Árnason, Hörður Magnússon, Aron Gunnarsson, Gylfi Sigurðsson, Jón Böðvarsson, Birkir Bjarnason, Jóhann Guðmundsson, Alfreð Finnbogason… Ça fait quand même beaucoup de « son » !

Il faut dire que la grande majorité des Islandais n’ont pas de nom de famille à proprement parler, mais portent, à la suite de leur prénom, un patronyme (ou un matronyme) qu’ils ne transmettent pas à leurs enfants.

Ainsi, les noms se terminent presque systématiquement en « son » pour les hommes (« fils de » accolé au prénom du père ou de la mère), ou en « dottír » (« filles de ») pour les femmes. Ainsi, l’explorateur viking islandais Leifr Eiríksson, qui découvrit l’Amérique du Nord au Xe siècle, était en fait le fils du viking norvégien Erik le Rouge. De la même façon, la chanteuse Björk, qui s’appelle en réalité Björk Guðmundsdóttir, est Björk, la fille de Guðmund.

Comme le nom de famille n’existe quasiment pas, ce sont les prénoms qui comptent le plus en Islande. Et c’est ainsi que l’annuaire téléphonique est organisé dans le pays !

No 10 — Arrêtons de les appeler les Vikings

Non, le surnom des joueurs de l’équipe d’Islande, ce n’est pas « Les Vikings », mais plutôt « Nos garçons » (Strákarnir okkar). À bon entendeur !