Les nouveaux coureurs des bois
Sports

Les nouveaux coureurs des bois

Courir en ville, c’est bien, mais courir en sentier, c’est mieux, se disent de plus en plus de Québécois. Qui, parfois, défient la raison en se tapant des circuits de plus de 160 km ! Pour comprendre ce qui les motive, notre journaliste les a suivis dans une épreuve par monts et par vaux en Gaspésie.

Je n’ai jamais aimé la course à pied. J’ai toujours fait beaucoup de sport, mais j’ai besoin d’un ballon, d’une rondelle ou d’une dose d’adrénaline pour me motiver. Me voilà pourtant à Percé, à 5 h par un petit matin frisquet de juin, sur la ligne de départ d’une course de 54 km, en compagnie de 67 autres coureurs de 17 à 67 ans. Le soleil se lève sur la mer et les vagues se fracassent sur la paroi rocheuse de l’anse des Cannes de Roches. L’air est frais et l’odeur du varech enveloppe la plage de galets. La distance à parcourir n’en semble pas moins folle. Je gère mon stress, à l’aube de mon tout premier ultramarathon, en me disant que je pourrai en marcher des grands bouts. Et je me console en regardant les 19 coureurs qui, eux, boucleront trois fois le parcours, soit 160 km !