Canadien 4, Sénateurs 3 : le personnel de soutien brille

Le Canadien va devoir trouver le moyen de diminuer le nombre de chances de haute qualité qu’il accorde à son adversaire.

Photo : Francois Lacasse/NHLI/Getty Images
Photo : Francois Lacasse/NHLI/Getty Images

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À la suite du premier affrontement Canadien-Sénateurs, les principaux axes surs lesquels la série se jouera commencent à se dessiner.

Price a le dessus sur Hammond

Ça n’est pas une surprise, mais Price a connu un match du tonnerre. Les Sénateurs ont obtenu 22 chances de marquer au total, la plupart ayant été de grande qualité. J’ai expliqué dans ce billet ma classification des chances par couleurs, mais pour résumer : les chances vertes sont de meilleure qualité, suivies des jaunes, puis des rouges.

Outre le but de Markov, les deux autres filets d’Ottawa ont été marqués sur des chances vertes, alors que le Canadien a marqué un but sur une chance verte (l’échappée d’Eller) et trois autres sur des chances rouges (j’ai hésité à qualifier celle menant au but de Mitchell de jaune). Globalement, le profil des chances est le suivant (toutes les chances obtenues sur les unités spéciales étaient « vertes ») :

Figure1[1]

Un gardien ordinaire sur une bonne séquence va continuer à accorder des buts sur des chances «rouges». Pour battre Carey Price, ça prend des chances vertes. Beaucoup de chances vertes. Les Sénateurs ont menacé, mais Price n’a cédé que deux fois. Le Canadien va quand même devoir trouver le moyen de diminuer le nombre de chances de haute qualité qu’il accorde à son adversaire.

Le personnel de soutien brille

Je soulignais, lundi, que le quatrième trio actuel du CH est d’une grande efficacité, alors que celui de Lars Eller connaît depuis quelque temps des difficultés — et ce, malgré le jeu étincelant du centre danois. Ces deux unités ont connu un match brillant mercredi soir. Le trio de Mitchell s’est inscrit au pointage, mais c’est surtout la performance du troisième trio qui a retenu mon attention. Lars Eller a complètement neutralisé le trio de Mika Zibanejad, en plus de disputer une quantité industrielle de mises en jeu en zone défensive (11, contre une seule en zone offensive), une performance digne des meilleurs centres défensifs.

Cette performance des 3e et 4e trios a compensé pour une très mauvaise performance du top-6, complètement neutralisé en début de match par les trios de Kyle Turris et Jean-Gabriel Pageau. La performance de Pageau est particulièrement impressionnante. Appuyé principalement par Eric Gryba et Mark Borowiecky, il a totalement éclipsé son principal rival, David Desharnais. Malgré cinq mises au jeu disputées dans le territoire des Sénateurs contre aucune dans celui du CH, le trio de Pageau a obtenu contre celui de Desharnais quatre chances de marquer, neuf tirs vers le filet et six entrées de zone en possession de rondelle. Le trio de Desharnais n’a de son côté obtenu aucune chance de marquer, un maigre tir tenté et une seule entrée de zone en possession de rondelle.

La performance du tandem Gryba-Borowiecky est une des clés de la série. Si Pageau continue à neutraliser un des deux premiers trios du CH en leur compagnie, on peut alors faire jouer Erik Karlsson plus souvent contre les deux derniers trios du CH, ce qui devrait éventuellement rapporter des buts. Lors du premier match, le plan n’a fonctionné qu’à moitié, les trios d’Eller et Mitchell ayant offert une performance remarquable pour compenser l’écrasement du trio de Desharnais.

La suite des choses

Pour le Canadien, l’enjeu principal tourne autour de la relance du trio de David Desharnais. Outre quelques belles séquences (Smith-Pelly a frappé le poteau en avantage numérique), cette unité a passé la soirée à prendre des mises en zone offensive pour ensuite se faire coincer par ses adversaires en zone défensive. En l’absence de Pacioretty, on n’a guère le choix des armes ; Michel Therrien devra probablement leur enlever du temps de glace pour le confier au trio de Torrey Mitchell, en espérant que ce dernier ne craque pas sous la charge supplémentaire.

Du côté des Sénateurs, on doit trouver le moyen de libérer Mika Zibanejad, victime d’une couverture exhaustive de la part de Lars Eller. Au Centre Bell, où le Canadien a droit au dernier changement avant les mises en jeu, la tâche est pratiquement impossible. C’est à Ottawa, au moment des troisièmes et quatrièmes matchs de la série, que le jeune centre pourrait avoir un plus grand effet. À court terme, on aurait probablement avantage à ramener Mike Hoffman sur son aile. Le numéro 68 des Sénateurs perd son temps sur le 4e trio.

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