Comment expliquer la descente aux enfers du CH?

Le Canadien est formidablement malchanceux. Le club passe ces jours-ci par une séquence qu’on ne voit que deux ou trois fois par saison à l’échelle de la LNH. 

Photo: Paul Chiasson/La Presse Canadienne
Photo: Paul Chiasson/La Presse Canadienne

Blogue_hockey2Aussi récemment que le 1er décembre, le Canadien trônait en tête de sa division, de son association et de la LNH avec 18 victoires, 39 points et seulement 2 défaites à ses 10 derniers matchs. Quarante-sept jours plus tard, la chute est sensationnelle: avec 11 points en 20 matchs, il se retrouve désormais au 8e et dernier rang permettant d’accéder aux séries, un maigre point devant Pittsburgh et le New Jersey, et deux devant Philadelphie, Ottawa et la Caroline.

Il y a quelque chose de sordide dans cette descente aux enfers. Si on suit, au fil de la saison, une fenêtre de 10 matchs, le différentiel de buts du Canadien évolue comme suit. À forces égales, les choses commencent à dégringoler sérieusement au 15e match (une victoire de 4 à 1 contre les Islanders de New York) et les unités spéciales suivent peu de temps après. Le 26e match de la saison (une victoire de 2 à 1 contre les Blue Jackets de Columbus) est disputé le 1er décembre; 10 matchs plus tard (une défaite de 2 à 1 contre le Wild du Minnesota), l’équipe touche le fond du baril.

Figure1

Un mal inavouable frappe le Canadien

Le hockey professionnel est un sport-spectacle. Les discours des commentateurs comptent souvent autant, sinon plus, aux yeux des spectateurs que ce qui se passe sur la glace. Et au fil des ans, un certain nombre de figures imposées en sont venues à peupler cet univers.

L’une des grandes figures imposées est celle du pointage final comme seule mesure valable de l’effort donné. En temps normal, on s’en accommode fort bien. Mais au cours d’une séquence comme celle qui afflige présentement le CH, cette figure masque la nature du mal qui afflige l’équipe.

Parce que je ne suis que chroniqueur, je peux me permettre de dire les choses telles qu’elles le sont: le Canadien est tout simplement malchanceux. Plus précisément: formidablement malchanceux. Le club passe ces jours-ci par une séquence qu’on ne voit que deux ou trois fois par saison à l’échelle de la LNH. Avis aux curieux: les Ducks d’Anaheim sont l’autre club qui passe par là présentement.

Taux de conversion, taux de possession

Les statistiques offensives dans la LNH affichent une grande stabilité. Bon an, mal an, 14 % des tirs obtenus lors des avantages numériques finissent par se traduire en buts, un taux qui baisse à 8 % à cinq contre cinq. À l’échelle d’une saison, les variations sont extrêmement faibles: les équipes les plus opportunistes poussent leur taux de conversion à 16 % ou 17 % en avantage numérique et à 9 % ou 10 % à cinq contre cinq.

De même, la distribution des taux de possession de rondelle, soit la part des tirs obtenus par une équipe, est tout aussi prévisible: une vingtaine d’équipes obtiennent entre 48 % et 52 % des tirs à forces égales, alors que l’élite plafonne quelque part autour de 55 % et que les plus mauvais clubs se situent aux environs de 45 %. Exceptionnellement, on verra une équipe frôler 60 % ou encore 40 % de possession.

Une chose, par contre, distingue ces deux éléments: les taux de conversion sont extrêmement volatils et rares sont les clubs capables de les maintenir au-delà de la moyenne tout au long d’une saison. Les taux de possession sont cependant beaucoup plus stables.

Cette différence explique pourquoi on parle de chance ou de malchance lorsque les pourcentages d’une équipe s’écartent massivement de la norme. Quand Max Pacioretty dit que l’équipe doit faire confiance au «processus», on doit en fait comprendre: «Nous sommes présentement malchanceux, mais nous sommes une excellente équipe, les choses vont finir par revenir à la normale.»

Depuis le début de la saison, le Canadien améliore presque constamment son taux de possession d’un match à l’autre. Mais cette amélioration est actuellement complètement gommée par l’écrasement du taux d’arrêt de ses gardiens et, ensuite, du taux de conversion de ses tireurs.

Le graphique suivant montre le taux de possession du club, ainsi que les taux de conversion des tireurs des unités spéciales du CH et de ses adversaires.

Figure2

(Un petit détail: pour simplifier, ce que j’appelle ici «unités spéciales» comprend toutes les situations autres que le jeu à cinq contre cinq.)

Vous n’avez pas la berlue: le Canadien vient de passer près d’une quinzaine de matchs à afficher un taux de conversion de 4 % à 8 %, alors que la norme de la ligue est de 14 %. Depuis l’arrivée de Michel Therrien à la barre de l’équipe, le taux de celle-ci est d’environ 13 %.

Les taux de réussite des adversaires sont plus problématiques. Une fois Carey Price hors combat, Mike Condon et Dustin Tokarski se sont totalement effondrés. L’arrivée de Ben Scrivens et le retour en forme de Condon ont depuis stabilisé les choses, mais les tireurs, eux, continuent à traîner de la patte. Est-ce un manque d’habiletés? J’en doute. Le noyau de joueurs est le même depuis plusieurs saisons déjà et les nouveaux venus ne sont pas des pieds de céleri. On parle bel et bien d’une séquence malchanceuse.

Ce qui est remarquable dans cette séquence, c’est qu’elle ne se limite pas aux unités spéciales. À cinq contre cinq aussi, les taux de conversion ont chuté, alors que le taux de possession décollait.

Figure3

Encore ici, on parle d’un groupe de joueurs ayant, depuis de nombreuses saisons déjà, affiché des taux de conversion similaires à la moyenne de la ligue.

La part des tirs obtenus à forces égales est influencée par le pointage. Une équipe qui prend rapidement les devants tend à se replier et à laisser l’avantage à son adversaire, et vice-versa. C’est pourquoi on applique souvent aux taux de possession à cinq contre cinq un ajustement en fonction du pointage. En utilisant la formule mise au point par le mathématicien Micah Blake McCurdy, notre moyenne sur 10 matchs ressemble désormais à ceci.
Figure4

La régression du Canadien ces derniers temps en ce qui a trait au taux de possession est entièrement attribuable à deux matchs catastrophiques en Floride, dont un, contre le Lightning, gagné en fusillade. Mais depuis le Nouvel An et la raclée assénée aux Bruins de Boston, le club domine systématiquement.

Le poste de Michel Therrien est-il en danger?

De toute évidence, l’entraîneur du CH est désormais en situation précaire. On a souvent décrié le style conservateur pratiqué par l’équipe, basé sur les rejets de rondelle et le jeu nord-sud. Ce style prudent incite les joueurs à éviter les passes latérales à travers le centre de la zone offensive, là où se massent les adversaires. Or, ce sont ces mouvements latéraux qui permettent de créer des chances de marquer de plus haute qualité.

En préconisant les retours de lancer et les charges au filet, on sacrifie un peu de qualité sur l’autel de la quantité. Je n’ai pas encore analysé en profondeur les matchs du mois de janvier, mais jusqu’à la fin décembre, la tendance est claire: à cinq contre cinq, le taux de chances de marquer obtenu par le CH est presque toujours à la traîne par rapport au taux de tirs obtenu. C’est donc dire que le Canadien est efficace au chapitre de la possession de rondelle, mais il n’est pas aussi efficace qu’il pourrait l’être quand vient le temps de transposer la possession en vraies chances de marquer.

Figure5

Il faut le souligner, cette tendance ne se répète pas sur les unités spéciales. Ici, les chances et les tirs vont main dans la main.

Figure6

Est-ce là une raison pour congédier l’entraîneur? Pas à mon sens. Mais il est évident qu’avec les défaites qui s’accumulent, les propriétaires du club vont commencer à s’énerver. Manquer les séries, c’est dire adieu à beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent.

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20 commentaires
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Dans la vie, tout n’est pas que statistique. Il faut regarder le plan hockey. Depuis décembre, la réalité ne ment pas. La défensive et le travail de récupération de la rondelle sont deux éléments fort révélateurs.

Il est vrai que le CH domine ses adversaires au chapitre des tirs, mais peut-on dire que ce sont des tirs de qualité? Dans les matchs de fin de semaine (Chicago 2 fois et St-Louis), les gardiens adverses ont fait le boulot pour stopper les tirs les plus dangareux des joueurs du CH et à vrai dire, le CH méritait meilleur sort.

MAIS la défensive est poreuse, Souvent, un défenseir prend un risque « calculé » et se porte à l’attaque sans être appuyé en défensive, d’où des surnombres en grande quantité.

À mon avis, le contrôle de la rondelle constitue l’autre partie de l’équation qui fait mal. Les passes imprécises, la maîtrise déficiente de la rondelle et les batailles perdues le long dfes bandes font s’envoler d’innombrables occasions à la Sainte-Flanelle.

Et que dire du jeu des défenseiurs. Sans nommer de nom, le meilleur défendsur de la brigade n’aide pas la cause du CH. Pied de céleri, dites-vous? Oui, tout à fait. Dans les matchs de fin de semaine, il a regardé passé le train, et le train filait beaucoup triop vite pour lui. Le « vieux » montre des signes d’essouflement. Les jeunes font mieux mais sont inexpérimentés. Il s’amélioreront, mais il faut bien les encadrer et leur donner du temps.

Bref, le CH a eu une période glorieuse en octobre et novemne. Il vit un passage à vide en ce moment, mais la longueur de cette période inquiète. L’équipe technique serait-elle à bout de solutions? Il faut faire vite, car dès cette semaine, le CH pourrait se voir techniquement exclu du tableau des finalistes.

Congédier l’entraîneur? Sûrement pas. À court terme, l’équipe réagirait, par pitié pour l’entraîneur déchu. Mais après 5 ou 6 matchs, le naturel reviendrait au galop. La solution réside en partie dans deux points : améliorer le jeu en défensive, et le contrôle et la récupération de la rondelle.

Et cessez de vous plaindre de l’absence de Carey Price (il montrait déjà des signes de faiblesse à ses derniers matchs) et des erreurs d’arbitrage (l’erreur est humaine). Ça ne mènera à rien de positif.

Une analyse pertinente qui démontre que l’attaque en avantage numérique doit modifier adapter son approche: plus de déplacement de joueurs à l’opposé du positionnement statique par zone sur la glace et des lancers de la pointe plus ciblé avec moins de force s’il y a lieu. Trop de lancers finissent à coté des buts. avant de lancer, le défenseur devrait faire un mouvement avec la rondelle vers la gauche ou droite pour modifier l’angle de tirs.

Le déni chiffres à l’appui donc 😉

La réalité est que le CH est une petite équipe médiocre et l’attention ridicule qu’elle suscite malgré cela témoigne de la médiocrité de notre société…

Je vais le dire tout haut : il n’y a plus de sentiment d’appartenance , uniquement des richards en goguette :
certains fêtent au lendemain d’une défaite et une nous dit que ce n’est pas son travail de compter
des buts ! Cherchez l’erreur ! Et disons -le , cette équipe MANQUE de Québécois . Qu’attendent les partisans
pour huer ces hommes d’affaires de la rondelle ? Depuis 1993 , la n’existe plus et ceux qui ont
le CH tatoué sur le coeur tardent à montrer leur insatisfaction .

D’ accord avec toi! Pas de Québecois amène une équipe insipide! Sur les 24 coupes Stanley du tricolore , il y en a eu au moins 20 qui ont été gagnées par la magie d’ un ou des québecois francophones!! Alors toutes ses statistiques ne valent que des chiffres en séries !!!

Et sur les 73 autres coupes Stanley gagnées par les autres équipes, il y en a eu combien qui ont été le fruit de la magie d’un ou plusieurs francophones?

On a beau faire l’étalage de maintes statistiques en ce qui concerne le Canadien, le problème est le même depuis le milieu des années 1980 : l’équipe dépend à outrance de son gardien de but pour remporter du succès. Soyons honnête : jamais le Canadien n’aurait remporté la coupe Stanley sans le brio de Patrick Roy en 1986 et en 1993. Depuis ce temps, on semble croire chez le Canadien que la solution passe essentiellement par les performances du gardien de but, trop souvent laissé à lui-même durant les matchs, alors que le hockey est un sport d’équipe. L’an dernier, fort d’une saison extraordinaire, Carey Price a faussé la donne et les partisans ont jugé le Tricolore meilleur qu’il l’est en réalité. Cette année, Price a raté l’essentiel de la saison pour cause de blessures… et on voit le résultat. Que l’entraîneur-chef soit congédié ou non ne changera rien tant et aussi longtemps que ce déséquilibre perdurera.

J’en suis actuellement à souhaiter que le Canadien croupisse dans les bas fonds de la LNH : ça lui permettra alors de repêcher des attaquants et des défenseurs talentueux qui, à leur tour, sauront intervenir sur la patinoire pour redonner de l’éclat à une ancienne dynastie.

Combien de champions de la coupe Stanley au cours des 30 dernières années ont remporté le trophée avec un gardien aux performances ordinaires en séries? Un aperçu des performances des dernières années :

2015 : Corey Crawford et Scott Darling : .926 et 2.28
2014 : Jonathan Quick : .911 et 2.58 (en 26 parties!)
2013 : Corey Crawford : .932 et 1.84
2012 : Jonathan Quick : .929 et 1.95
2011 : Tim Thomas : .940 et 1.98
2010 : Antti Niemi : .910 et 2.63
2009 : Marc-André Fleury : .908 et 2.61
2008 : Chris Osgood et Dominik Hasek : .923 et 1.76
2007 : Jean-Sébastien Giguère et Ilya Bryzgalov : .922 et 2.02
2006 : Martin Gerber et Cam Ward : (% d’arrêts manquants) et 2.40

Au cours des 10 dernières finales de la Coupe Stanley, il y a eu 3 performances plus ordinaires des gardiens de buts de la part de l’équipe championne.

Ces performances ont dues être compensées par des moyennes de buts marqués par partie de : 3.29 (Pittsburgh, 2009), 3.55 (Chicago, 2010) et 3.27 (Los Angeles, 2014). En somme, aucune équipe au cours des 10 dernières années n’a remporté la Coupe Stanley sans avoir un différentiel de but marqués/alloués inférieur à +0.68 buts/match.

Est-ce que c’est essentiel d’avoir un gardien de but tout étoile, ou à tout le moins un gardien qui a une performance exceptionnelle en série? Non, mais si tu n’as pas une escouade offensive du tonnerre, ça le devient.

Vous remarquez que toutes ces équipes ont passées de nombreuses saisons dans les bas fonds du classement à récolter des joueurs talentueux à faible prix. Ceci n’est pas une option pour le Canadien de Montréal.

Évidemment il n’y a aucune garantie de succès à ce niveau, peu importe le gardien ou l’équipe en avant de lui. Par contre, le niveau de difficulté augmente drastiquement lorsque le ou les gardiens n’ont pas une performance en série exceptionnelle. Le corollaire est le suivant: lorsque tu as en ta possession un gardien de but élite, il devient beaucoup plus facile d’avoir une équipe qui a du succès. Ça reste vrai en finale de la coupe stanley.

Je vous sais gré d’avoir pris le temps de donner suite à mon intervention, mais je me demande où vous voulez en venir au juste… Vous croyez honnêtement que le Canadien peut, dans un avenir prochain, remporter la coupe Stanley? Permettez-moi d’en douter!

Quoi que vous en pensiez, je ne remets pas en question l’importance du gardien de but dans mon premier message (prenez le temps de le relire). Je dis simplement (et je ne suis pas le seul) que le rendement du Canadien de Montréal depuis 30 ans, que ce soit en saison régulière ou dans les séries, repose beaucoup trop lourdement sur les épaules du gardien de but. Rappelez-vous à titre d’exemples José Théodore en 2002 ou Jaroslav Halak en 2010 qui avaient, à eux seuls ou presque au cours de leurs séries respectives, assuré une progression inespérée d’une équipe du reste plutôt ordinaire.

Par ailleurs, si Carey Price tarde à revenir au jeu (et il semble que ce soit le cas), il n’est pas exclu que le Tricolore aboutisse dans les derniers rangs à l’issue de la présente saison et qu’il fasse alors comme les autres équipes : en profiter pour repêcher de jeunes attaquants ou défenseurs prometteurs. Depuis l’imposition du plafond salarial, c’est la voie de reconstruction privilégiée dans la LNH. Ce ne serait d’ailleurs pas un drame, ni la fin de monde.

Vous dites, pour l’essentiel, que les succès présents (je parle de la saison dans l’ensemble) et ceux des dernières décennies du Canadien reposent trop sur la performance du gardien de but.

Ceci n’est pas le résultat d’une culture organisationnelle qui mise sur le gardien pour avoir du succès. C’est le résultat du constat, assez évident, qu’il est pratiquement nécessaire d’avoir un gardien exceptionnel pour atteindre la Coupe Stanley. Il y a une différence importante entres compter sur le gardien et se donner les chances de réussir grâce au gardien.

Ce n’est pas parce que les DGs successifs n’ont pas été en mesure de regrouper un talent supérieur (comparativement au reste de la ligue) aux autres positions qu’il en a été voulu ainsi. Il s’avère, après l’expérience des 20 dernières années, qu’il est nécessaire de rester dans les bas fonds du classement ou encore d’être à la fois incroyablement habile et chanceux pour repêcher des joueurs de premier ordre dans les rangs inférieurs du repêchage pour réussir un tel exploit.

Ce ne fût pas le cas du Canadien.

Conclusion : ce n’est pas parce que le succès repose très lourdement sur les épaules du gardien que l’approche était mauvaise. Mon commentaire précédent servait à démontrer que pour une équipe comme Montréal, qui ne peut pas se permettre de passer 5 saisons à être un cancre de la ligue, elle n’avait d’autre choix que de se procurer un gardien aux performances toute étoile pour avoir une chance de remporter la Coupe Stanley.

La situation actuelle n’y change rien. Et d’ailleurs, ni faire une vente de feu, ni passer quelques saisons dans les derniers rangs ne va garantir une chance raisonnable de remporter la coupe. L’exemple le plus probant est certainement Edmonton, mais on peut aussi regarder du côté de Toronto, Buffalo, Arizona, Calgary et j’en oublie probablement d’autres.

Vous apportez des points intéressants dans votre argumentaire. Il n’en demeure pas moins qu’un sérieux examen de conscience attendra la direction de l’équipe à l’issue de la présente saison – qu’on pourra qualifier de « bipolaire » – et que l’équipe devra à l’évidence se doter (à plus ou moins longue échéance) de nouveaux éléments à l’attaque et en défensive pour ne plus être strictement le club d’un gardien de but, fût-il prodigieux.

Je respecte votre opinion, mais je maintiens la mienne : je persiste à croire que le repêchage constitue chez le Canadien le moyen optimal pour en arriver là, quitte à s’abstenir de faire les séries durant plusieurs années. Il ne s’agit pas d’une garantie absolue, certes, mais l’équipe compte en Trevor Timmins l’un des meilleurs dirigeants de sa catégorie afin d’y parvenir.

Sur ce, au plaisir de discuter de nouveau avec vous!

Toute mathématique mise à part ( on fait dire ce qu’on veut aux statistiques. Parlez -en aux Couillard, Hollande, etc.) , votre complaisance à quelque
chose de gênant ( comme quand on dit à un agonisant qu’il a bonne mine !). Parler de simple malchance me semble signe d’aveuglement coupable. Plusieurs questions me viennent à l’esprit. 1. Ces athlètes ne se couchent-ils pas un peu trop tard ? ( volontaire euphémisme) 2 Le sport professionnel ne crée t’il pas des joueurs mercenaires , principalement intéressés par le rendement de leurs placements? 3 Et je n’évoque même pas la question de la langue, de l’appartenance, etc.4. Est-ce pour paraître moins poche qu’on veut échanger Subban ?

Mettez milles tableau, et un million d’ excuses, ça n’y changera rien, connaissez vous le film de la « le jour de la marmotte » et bien c’ est la même chose, c’ est toujours le même scénario année après années, l’équipe commence l’ année en lion et finis l’ année en mouton. On parle depuis quel temps de certains sports qui truck les résultats ….., la cause ‘l’argon’…

Le départ canon de l’équipe en début de saison a créé des attentes légitimes auprès des partisans. Cependant, il ne faut pas sous-estimer l’élément ‘parité des équipes de la LNH » dans l’analyse des dernières semaines. Nous devons reconnaître que les adversaires du Canadien ont réussi à développer leurs systèmes de jeux de manière à contrer la vitesse de frappe du CH. Ces adversaires ont également réussi à couvrir efficacement P.K Subban, lequel n’a plus l’opportunité d’utiliser sa mobilité et son tir dévastateur. À cela, il faut constater que le CH ne varie presque jamais ses sorties de zone et/ou ses entrées en territoire adverse. Il est devenu prévisible. La direction du club a rappelé les seuls joueurs ‘d’avenir’ susceptibles d’aider le grand club. Là également il y une réserve très limitée. Avant l’arrivée de Marc Bergevin, il y a eu beaucoup de temps et d’argent perdus avec des joueurs de location ou en fin de carrière. Ces quelques éléments sont suffisants pour expliquer la situation actuelle. L’instructeur fait avec ce que la direction lui donne et avec ce que son imagination lui suggère. Le hockey est un sport d’équipe et d’instinct. Nos « glorieux d’antan » avaient cet instinct maintenant perdu au fil du temps et de l’argent si généreusement consenti à des joueurs devenus ‘business men’ avant toute autre considération. Finalement, l’omnipotence du CH dans le marché des joueurs est définitivement révolue. Tout comme dans les autres grands sports, il n’y a plus de dynastie. Et c’est tant mieux!

« Beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent » avez-vous dit? Tiens tiens….16 équipes particeperont aux séries de toute façon, l’engouement des partisans du CH restera intact et l’argent perdu à Montréal sera tout simplement récupéré par une ville…. Américaine, où la ligue a plus d’intérêt à attirer des fans. La corruption est omniprésente dans le sport professionnel et absolument rien ne permet d’exclure cette possibilité. Ce ne sont certainement pas les joueurs multimillionnaires qui vont s’en offusquer.

C’est incroyable tout le buzz autour d’un tas de « pousseux de pucks » quand il y a tellement d’autres choses autrement plus importantes et capitales qui se passent ici et ailleurs.

De voir et d’entendre des « journalistes » passer des heures à la radio et à la télé et noircir des pages dans les journaux sur la mauvaise passe du CH me stupéfie. M’épouvante même. Ne peuvent-ils pas trouver d’autres sujets à traiter? Me semble que ce ne n’est pas la matière qui manque!

On aurait eu une attaque ici, comparable au 11 septembre 2001 à New-York, que ça ne serait pas pire. Pour plusieurs du moins…

…et la Brazzo qui vient en plus brailler pour que l’on continue à subventionner son show de chaises…

Only in Québec!

C’est partout dans le monde, même en Afrique, qu’il y a des gens dont la carrière est dédiée à suivre les nouvelles sportives.

Évidemment qu’il y a d’autres choses plus importantes à discuter. Il y a toujours quelque chose de plus important à discuter, ça dépend uniquement de l’interlocuteur.

Pour moi, la chose la plus importante se trouve à être l’exploration spatiale, j’y vois une question de survie de l’humanité. Si vous me parlez d’économie, d’emploi, de terrorisme, je vous répondrai qu’il y a autrement plus « important et capital ». Mais ça ne reste que mon opinion, tout comme ça ne reste que votre opinion que le « buzz autour de pousseux de pucks » n’est pas « important et capital ».

Je suis tout-à-fait d’accord avec vous. Vous m’enlevez les mots de la bouche. Les humains ont, de tout temps, réussi à se divertir malgré les pires malheurs et c’est ce qui fait qu’on survit aux guerres, aux caprices du climat, à la terreur, etc.