Coupe du monde : et l’Oscar va à…

Le Wall Street Journal a analysé le contenu des 32 premiers matchs de la Coupe du monde 2014 pour déterminer quelle nation participante avait pour mauvaise habitude de s’affaler un peu trop facilement sur le gazon.

Photo © Vanderlei Almeida / AFP / Getty Images
Le Brésilien Neymar (Photo © Vanderlei Almeida / AFP / Getty Images)

Le monde du soccer est peuplé de grands acteurs.

Cette scène, vous la connaissez : un joueur paraît être au bord de l’agonie après un contact, sans que la reprise vidéo ne laisse percevoir les raisons de cette si vive douleur que l’athlète se voit obligé de cacher dans ses mains, quand il ne préfère pas tout simplement enfoncer son visage crispé dans la pelouse. L’entrée des soigneurs n’y change rien, et le joueur en question doit sortir pour recevoir les derniers sacrements. Mais, ô miracle, un petit coup de bombe froide sur le bobo et une gorgée d’eau plus tard, le joueur revient d’entre les morts pour revenir gambader avec ses collègues.

L’image est un peu exagérée, mais pas tant. Il s’agit évidemment d’une manœuvre pour pousser l’arbitre à siffler une faute, décerner un carton au joueur supposément fautif, ou encore gagner du temps afin de préserver une avance. Et à ce petit jeu, certains sont meilleurs que d’autres.

Le Wall Street Journal a analysé le contenu des 32 premiers matchs de la Coupe du monde 2014, qui se déroule au Brésil, pour déterminer quelle nation participante avait pour mauvaise habitude de s’affaler un peu trop facilement sur le gazon. Pas moins de 302 joueurs ont effectué des performances d’acteurs dignes du célèbre Actors Studio de New York. De ce compte, seuls neuf joueurs ont dû céder leur place sur le terrain à un remplaçant. Les 293 malades imaginaires restants ont passé un total de 118 minutes et 21 secondes à se tordre de douleur sur le terrain.

Le champion toute catégorie n’est autre que… le Brésil. Le Wall Street Journal a répertorié 17 incidents en deux matchs pour les membres de la Seleçao, l’équipe brésilienne. Neymar, la vedette de l’équipe, a été au centre de cinq de ces incidents, mais il s’est à chaque fois relevé en moins de 15 secondes.

Le Honduras est l’autre champion en la matière, puisqu’il s’agit de l’équipe qui a perdu le plus de temps avec ces « blessures », soit sept minutes et 40 secondes – dont cinq minutes et 10 secondes contre la France, quand le tableau d’affichage indiquait encore la marque de 0-0.

Voici le tableau complet résumant le nombre d’incidents et la somme de temps perdu par chaque équipe.

© Wall Street Journal
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4 commentaires
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Déjà que je ne suis pas un grand amateur de ce sport que je compare au baseball (3 minutes d’action étalées sur 90 minutes…), ces simulacres de blessures sont fini de me convaincre de laisser tomber.

Dommage que vous ayez choisi une photo du brésilien Neymar comme exemple: Dans cette photo il vient de se faire fracturer le 3e vertèbre et il n’y a aucun doute de l’authenticité de sa douleur!

Mary Marty : il ne s’agit pas d’une photo prise à la suite de sa fracture d’une vertèbre, en quart de finale contre le Chili, le 4 juillet dernier. La photo date plutôt du match de poule entre le Brésil et le Cameroun, le 23 juin. L’article a été publié le 28 juin et Neymar n’avait pas encore subi cette grave blessure au moment de l’écriture du texte. Sinon, cela aurait effectivement été très déplacé.

Merci pour la correction, Vincent. Alors la photo de Neymar n’est qu’une coincidence extrèmement malheureuse …