L’avenir du CH passe-t-il par Michel Therrien?

Marc Bergevin, le DG du Canadien, a dit qu’il ne congédierait pas son entraîneur avant la fin de la saison. Ça pourrait être sa plus grosse erreur à la barre du club.

Photo: Graham Hughes/La Presse Canadienne
Photo: Graham Hughes/La Presse Canadienne

Marc Bergevin a pris le blâme. La chute vertigineuse du Canadien, c’est de sa faute. C’est donc à lui de régler le problème. Le DG du CH a d’emblée rejeté l’idée de congédier Michel Therrien d’ici la fin de la saison. Encore là, on peut lire entre les lignes: après la saison, on verra bien. Dernier élément avancé par le DG, jeudi passé: hors de question de sacrifier l’avenir du club pour aller chercher une aide immédiate.

Ces prises de position sont toutes appuyées sur un bon argument: s’il a été terriblement malchanceux depuis plus d’un mois, le Canadien s’est nettement amélioré depuis l’an dernier; les joueurs n’ont pas abandonné; et le coach fait tout ce qu’il peut.

Tout ça est bien vrai, et fera plaisir aux nombreux observateurs qui clament que Bergevin ne peut congédier son entraîneur sans lui avoir au moins donné un coup de main. Or, il est à mon sens clair que Bergevin a malgré tout de très bonnes raisons de se débarrasser de Therrien, et ce, avant même la fin de la saison.

Le DG du CH s’est beaucoup démené, ces dernières années, pour fournir à son entraîneur une équipe compétitive. Mais on ne parle pas encore d’une équipe qui peut aspirer aux plus grands honneurs. Michel Therrien peut-il aider le club à monter l’ultime marche? On peut en douter.

Michel Therrien n’est pas facile à aider

Le récent échange de Jarred Tinordi pour des joueurs marginaux démontre à quel point il est difficile d’améliorer son club en passant par les autres directeurs généraux de la LNH. Supplanté par des défenseurs plus expérimentés (Mark Barberio et Greg Pateryn, 25 ans chacun), le gros Tinordi n’a pour ainsi dire pas joué cette saison. Même refrain l’an dernier et la saison précédente. On a souvent dit de lui qu’il devait s’adapter à la vitesse de la LNH. Comment un joueur peut-il y arriver si on lui donne au total 40 minutes de jeu en trois mois? On n’a pas daigné nous répondre. Tinordi roulera désormais sa bosse en Arizona et le CH n’aura rien obtenu pour ses services.

Malgré la difficulté de réaliser des échanges avantageux, Montréal bruisse de rumeurs, ces jours-ci. Le Canadien s’intéresserait à Jonathan Drouin! Un jeune Québécois, bourré de talent! Qu’attend-on pour en faire l’acquisition? Tenez-vous-le pour dit: si Bergevin pose ce genre de geste, il sera assurément perdant. Sachant que Bergevin est coincé, son rival de Tampa Bay exigera la lune.

Mais il y a plus: Therrien va-t-il seulement utiliser Drouin si on amène celui-ci à Montréal? L’entraîneur du Canadien adore un certain type d’attaquants: des joueurs rapides, qui pratiquent un style nord-sud et sont excellents en poursuite de rondelle. Ce sont généralement des joueurs fiables en défensive, qui prennent peu de risques et dompent la puck sitôt que les choses se corsent.

Ryder, Brière, Vanek, Parenteau et Semin (j’en oublie sûrement): certains joueurs qui ne collent pas à l’archétype préféré par Therrien ont connu du succès à Montréal, mais tous, sans exception, ont fini par se faire clouer au banc lorsque les chances de marquer ont cessé d’être converties en buts à un rythme effréné.

Notez la nuance: ce n’est pas parce que ces joueurs ne créaient plus d’occasions de compter qu’on les a mis de côté. C’est parce que celles-ci ne payaient plus assez souvent. N’en déplaise aux spécialistes de l’analyse du non-verbal et aux exégètes de l’ambiance du vestiaire, la malchance existe au hockey. Qu’on le nie encore, alors qu’elle est de toute évidence en train de couler l’édition actuelle du club, j’avoue que ça me renverse.

La malchance existe, donc. Elle s’attaque aux équipes comme aux joueurs individuels. Si un plombier comme Brian Flynn est malchanceux, les entraîneurs du CH sont toujours prêts à passer l’éponge: son job, après tout, n’est pas de marquer des buts. Mais si un Parenteau, un Vanek ou un Semin est frappé par cette même malchance? Il doit en faire plus!

C’est ce deux poids, deux mesures, appliqué aux joueurs talentueux qui ne sont pas pour autant des Gallagher ou des Pacioretty, qui finit toujours par torpiller l’attaque du CH sous le règne de Michel Therrien. Des joueurs capables de créer des chances de marquer sont systématiquement mis de côté. C’est aussi ce qui rend l’entraîneur si difficile à aider. On a besoin de plus de punch à l’attaque? Quoi qu’en pensent les amateurs et les chroniqueurs, ce sont des joueurs imparfaits du type de Parenteau ou Semin qui sont disponibles. Mais si Bergevin brûle des cartouches pour ensuite voir ces joueurs supplantés par les Dale Weise et Paul Byron du club, on tourne en rond.

Marc Bergevin a déjà beaucoup aidé son entraîneur

Bergevin et Therrien le répètent maintenant depuis quelques jours, le CH figure parmi les meilleures équipes du circuit au chapitre de la possession de rondelle. Ce changement est surprenant. L’équipe a longtemps végété dans les bas-fonds de la ligue avant cette année, on ne lui a pas vraiment ajouté de grande vedette et, Michel Therrien le disait en début de saison, le système de jeu du club est à 95 % le même que l’an dernier.

Comment alors expliquer un pareil bond au taux de possession? Si on n’a pas ajouté de vedette, il semble que de nouveaux venus soient à l’origine de ce changement, puisque leur arrivée a eu pour effet de remplacer des effectifs moins efficaces et de repousser d’autres joueurs dans des rôles plus à leur mesure.

L’arrivée de Jeff Petry en est le parfait exemple. Petry semblait un peu dépassé dans un rôle de défenseur numéro un à Edmonton. Ici, il relègue Tom Gilbert au troisième duo défensif et se retrouve derrière P.K. Subban. Dans ce contexte, il peut s’accommoder sans problème d’Alexei Emelin comme compagnon de jeu. Ce dernier, lent et prompt aux erreurs aux côtés de partenaires moins efficaces, est désormais nettement plus utile.

On peut appliquer le même constat à toute une série de joueurs qui ne sont pourtant pas des éléments de premier plan: Torrey Mitchell, Brian Flynn, Paul Byron… L’amélioration du CH cette saison semble bien plus imputable au travail du DG qu’à celui de son entraîneur. Il a reconnu un marché pauvre en joueurs d’impact et a su agencer une multitude de petits gains qui, ajoutés les uns aux autres, font aujourd’hui une grosse différence.

Une feuille de route entachée

Si j’insiste sur la question du taux de possession, c’est que, sur ce point, la fiche de Michel Therrien est loin d’être reluisante. Benjamin Wendorf a étudié en 2014 les conséquences des changements d’entraîneur, notamment en pleine saison. En gros, Wendorf relève toutes les occurrences d’équipes ayant été dirigées pendant au moins 20 matchs par deux entraîneurs au cours d’une même saison. Il peut ainsi mesurer l’incidence de l’entraîneur sur le taux de possession du club et voir jusqu’à quel point un changement d’entraîneur en pleine saison a des répercussions sur la destinée d’une équipe.

De manière générale, Wendorf montre que le fait de remplacer l’entraîneur en pleine saison n’apporte pas grand-chose à une équipe, avec une exception importante. Michel Therrien est un des rares entraîneurs à avoir un effet certain lorsqu’il est impliqué dans une de ces situations. Selon l’analyse de Wendorf, Therrien a une influence négative sur le taux de possession de rondelle de son club d’environ 5 %. C’est énorme! Pour le citer: «Therrien est un bon exemple d’un signal clair d’inefficacité, ce qu’on ne voit pas toujours avec ce type d’analyse.» («Therrien is a prime example of a clear signal of futility, something that we don’t always get with this exercise.»)

Si l’analyse de Wendorf est fondée, pour peu qu’il soit capable de dénicher un remplaçant décent, Marc Bergevin gagnerait assurément à congédier son entraîneur dès maintenant.

Le dilemme de Bergevin

On entend beaucoup parler du taux de possession de rondelle du club depuis quelques jours. Les joueurs ont emboîté le pas, évoquant la nécessité de ne pas simplement renvoyer la rondelle par la bande, de la protéger et de faire des jeux.

Tout ça est fort bien, mais au bout du compte, je doute qu’on assiste à un changement de style en pleine saison. Ce qui reste, c’est la capacité d’adaptation de l’entraîneur. Therrien n’est pas un imbécile, bien au contraire. Mais à ce stade-ci, il joue son va-tout. Prenez cet émouvant plaidoyer au sujet d’Andrei Markov, qui croule manifestement sous la charge de travail qu’on lui impose. Comment Therrien pourra-t-il maintenant réduire le temps de jeu de Markov à 14 minutes par match et donner sa place au jeune Nathan Beaulieu? Pourtant, c’est ce qui doit être fait.

C’est le cercle vicieux qui guette l’entraîneur chaque fois qu’il se sent au pied du mur: menacé de couler, il s’appuie au maximum sur ses hommes de confiance, quitte à les noyer.

Bergevin doit rester lucide. Son équipe n’est pas en développement, ses étoiles sont à leur zénith et on compte, en hauts lieux, sur des printemps longs et payants. Selon cet article de La Presse publié en 2011, le CH encaisserait 2 millions par match disputé au Centre Bell en séries éliminatoires. Au-delà des lignes de presse, les sommes en jeu rendent nécessairement les propriétaires soucieux. Si, à deux mois des séries éliminatoires, l’équipe n’est pas qualifiée, le poste de l’entraîneur est certainement en jeu.

Si Bergevin a un remplaçant en tête, il n’est pas simplement légitime de tasser Therrien. Il doit envisager de le faire rapidement. Sans quoi, il aura fait le pari que Michel Therrien saura tirer le maximum de son équipe et rescaper la saison.

Bob Gainey, lui, n’aura eu qu’un sursis de six mois après le fiasco de la saison du centenaire, et son successeur, Pierre Gauthier, n’a pas terminé la saison 2011-2012, lorsque le club a manqué les séries. Si Bergevin laisse Therrien en place jusqu’à la fin de la saison, il pourrait très bien jouer son propre poste. Après tout, il l’a dit et répété: il est le seul responsable de la situation actuelle.

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15 commentaires
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Sans son gardien numéro 1, le CH est une équipe parfaitement ordinaire (au mieux) et est loin, très…très loin d’une coupe Stanley.

En plus, ne compter que sur son gardien de buts pour aller loin dans les séries est totalement utopique. Ça prend 2 ou 3 bons compteurs et une défensive moins poreuse.

Beaucoup de pain sur la planche pour les dirigeants et ça prendra des années.

Erreur en partant M. Bouchard, et à tous ces gérants d’estrades concernés. Michel Terrien, comme beaucoup d’autres entraineurs dans la LHN, est un excellent entraineur, il l’était à son arrivée avec le CH et il l’est encore aujourd’hui. Arrêtez de lui regarder le nombril, et regardez d’autres entraîneurs aussi excellents, et dont les clubs ont de mauvaises performances. Quand des joueurs ‘dits professionnels’ qui par définition savent jouer au hokey professionnel, il sont embauchés pour jouer et qui veut dire gagner. Ces vedettes de la glace grassement payées se trainent les pieds, échappent la rondelle ou font mine de ne pas l’attrapé, etc etc. Un ‘professionnel’ par définition n’a pas besoin de se faire indiquer comment jouer. La stratégie est établie par l’entraineur et les supposés professionnels doivent l’exécutée. C’est trop facile de blamer les entraineurs quand il est plus facile pour ces vedettes de la glace, de ne pas faire ce pourquoi ils sont payés.
A bon entendeur.

Vous l’expert??? N’avez-vous jamais constaté que généralement un bon entraîneur l’est surtout quand tout va bien quand il n’a pas de misère à passer son message ou vendre sa salade…un très bon et surtout un excellent entraîneur se surpasse à améliorer et corriger des situations pour obtenir à nouveau du succès; svp revivez la carrière de Therrien et d’autres comme lui et si vous ne tombez pas dans l’émotivité vous comprendrez. Portez attention au passage de Therrien à Pittsburgh en particulier…Merci!

On attend l’arrivée de Price.
Ce n’est pas lui qui va compter dans les buts adverses.
On essaye de compter le premier but et parfois on réussi mais il faut compter les 3 ou 4 autres aussi, ce qu’on ne semble pas savoir.Faut se grouiller le Q aussi.

Je ne suis pas un expert en hockey mais fait partie de la « majorité silencieuse » . Selon moi,
1. On perd pcq Price est malade ou « sachant que Price est absent, ça donne un avantage « mental » aux autres équipes » (dixit MB) – est vraiment un désaveu envers les joueurs. Incompréhensible de la part d’un DG. On a une expression au Qc – « …se retrousser les manches… » – au lieu d’être une source de motivation pour les joueurs en support à leur gardien de but Price, on laisse son remplaçant seul et la défense se fait anémique – où sont les vrais canadiens comme les Richard, Béliveau, Geoffrion, Lafleur et Gallagher….(des battants avec le feu dans les yeux et le cœur)
2. Déclaration du DG – quelle conférence « vide » ! – « ..je suis le seul responsable » – comme s’il ne l’était pas le jour AVANT la conférence et le sera pas APRÈS la conférence. Il semble pour le DG que parler aux joueurs sera suffisant – de la pensée magique!!!! Je ne suis pas le proprio du CH mais si je l’étais, je me poserais beaucoup de questions – au rythme où le CH va, leur valeur marchande et leur valeur « partisane » seraient au plus bas et leur business aussi.
3. Les joueurs – le facteur de mobilisation devrait être la perte de leur gardien #1 et non le facteur où on se dit -sans Price, on ne peut remonter et son remplaçant – c’est son problème.

Quant à moi, le DG, les adjoints de MT et sauf 2 ou 3 joueurs (Gallagher, PK Subban (avec ses erreurs) et Desharnais), tout le reste serait « pour échange » – oui tout le reste.

Richard.

comme les joueurs actuels ne sont pas capables de jouer ,monter les jeunes serait une bonne raison pour botter le cul a ceux qui pensent qu,ils ne peuvent pas etre remplaces,et les jeunes nous donneraient certainement du hockey, alors donnons la chance de se faire valoir ,et apres nous verrons s’ils sontassez bons ,pour passer dans un echange ,pour un ou 2 gros jouers merci excuser mes propos ,M T n,,a rien a avoir avec cette debandade du C H

« La malchance existe, donc. Elle s’attaque aux équipes comme aux joueurs individuels »

Le problème du Canadien n’est pas la malchance. Une équipe ne peut pas être aussi malchanceuse sur une aussi longue période de temps. Le problème est relié au fait qu’on a oublié le but premier de ce sport. J’ai ma petite idée là-dessus et des solutions concrètes afin d’améliorer une équipe comme le Canadien, mais puisque je ne gagne pas le salaire de Therrien je vais m’abstenir de donner les solutions gratuitement. En fait, je les donnerais bien à Therrien ou Bergevin par amour pour le club, mais pas en public. En attendant, je regarde le Canadien perde et ça me brise le cœur. Surtout en sachant que je pourrais faire une différence.

Très bon commentaire! Pour ma part, par naïveté ou excès de zèle, je prodigue mes conseils pour le club à qui veut bien l’entendre! Pour ce qui est du « but premier » dont tu parles, serait-ce celui de « marquer des buts » par hasard? SI oui je suis bien d’accord!

De nos jours, les joueurs apprennent à contrer l’adversaire. Ils travaillent aussi fort afin de créer des occasions de marquer, mais on prend pour acquis qu’ils savent marquer des buts. C’est une erreur fondamentale.

Malgré plusieurs segments (suivants) sur l’entraîneur, empreints de vérité et très croustillants, cet article a une faille majeure au niveau de sa prémisse fondamentale selon laquelle la faute revient à l’entraîneur et seulement l’entraîneur. Le ch a un manque cruel de talent, n’a qu’à comparer avec chicago ou tampa bay… La solution doit passer par le repêchage et donc le sacrifice de quelques saisons pour la cause, comme l’on fait ou le font présentement: Chicago, Tampa Bay, Los angeles, Washington, Pittsburg, Toronto, Edmonton, etc. SI tous ces clubs l’ont fait et on eu du succès, ce n’est pas par simple plaisir mais par nécessité… Bien que je suis contre le traitement qu’ont eu les Vanek et Brière, je suis plutôt contre le stratégie de passer par des vétérans agents-libres alors que le noyau de l’équipe en termes de talent n’est évidemment pas suffisant. L’exemple de Washington en est un de succès, car ils avaient déjà les Ovechkin, Backstrom, Kunetsov et autres avant d’ajouter les Williams et Oshie. Nous sommes très loin de cela, n’en déplaise aux grands fans des plekanec, desharnais et même pacioretty qui sont plutôt limités en matière de talent. Vous avez mis le doigt dessus, à Montréal, on doit absolument faire les séries; cela nous empêche d’adopter la stratégie de « tanker », permettez l’anglicisme, nécessaire pour retrouver la victoire à long terme. Ceci dit, considérant la stratégie adoptée par Bergevin et Therrien de signer des vétérans, je n’ai jamais compris pourquoi nous avons laissé passer les Cammalleri et Jagr sur les agents libres, en leur préférant les desharnais et plekanec. Bergevin et Therrien, les deux, devrons ouvrir leur esprit aux joueurs talentueux; des talents plus complets seront cependant plsu disponibles par le repêchage.

« C’est le cercle vicieux qui guette l’entraîneur chaque fois qu’il se sent au pied du mur: menacé de couler, il s’appuie au maximum sur ses hommes de confiance, quitte à les noyer. »

« L’entraîneur du Canadien adore un certain type d’attaquants: des joueurs rapides, qui pratiquent un style nord-sud et sont excellents en poursuite de rondelle. Ce sont généralement des joueurs fiables en défensive, qui prennent peu de risques et dompent la puck sitôt que les choses se corsent. »

« Ryder, Brière, Vanek, Parenteau et Semin (j’en oublie sûrement): certains joueurs qui ne collent pas à l’archétype préféré par Therrien ont connu du succès à Montréal, mais tous, sans exception, ont fini par se faire clouer au banc lorsque les chances de marquer ont cessé d’être converties en buts à un rythme effréné. »

« Notez la nuance: ce n’est pas parce que ces joueurs ne créaient plus de chances qu’on les a mis de côté. C’est parce que ces chances ne payaient plus assez souvent. N’en déplaise aux spécialistes de l’analyse du non-verbal et aux exégètes de l’ambiance du vestiaire, la malchance existe au hockey. »

J’ai lu pas mal tous vos commentaires et je suis d’accord avec la plupart de ce qui se dit. Mais, faut aussi pas oublier que ce sont des PROFESSIONNELS qui sont supposé de contrôler la rondelle. Aussi, ce n’est pas un gardien de but qui va la mettre dans le filet adverse, ce sont les avants, les ailiers et les défenseurs. Je pense tout comme vous qu’il y a un laisser aller de la part des joueurs prétextant que Price est malade et tant quand faire, aussi bien perdre. Dommage de payer ces gros bébés là a ne rien faire. Pour moi, leurs salaires devraient être au rendement. Tu scores, tu es payé, tu scores pas tu a un salaire au rendement, pas un salaire garanti pour des saisons à venir ; à la prochaine ! c’est tout. Même changer de coach ne donnerait rien si les joueurs ne font rien.

Je ne crois pas que Therrien soit le problème.

Le problème du Canadien en est un d’évaluation et de mauvais repêchage au fil de années.

Regarder les bonnes organisations, ils définissent un noyaux qui s’accapare la majorité de la masse salarial puis le reste est distribué aux joueurs de soutien interchangeables mais avec une philosophie d’équipe. Des jeunes et des vieux qui viennent complété le travail de ton noyau.

Le problème à Montréal, c’est que depuis des années ils ne sont pas capable de définir un noyau digne de cette ligue.

Combien de joueurs de son noyau le Canadien pourrait-il échangé contre ceux des grandes organisations. N’oublié surtout pas la philosophie qui règne dans ces organisations avant de prétendre qu’on a beaucoup de joueurs qui seraient en demande ailleurs.

Juste un exemple Chicago; le coeur, Crawford, Keith, Seabrook, Hjalmarsson, Toews, Kane, ensuite des jeunes et des vétérans. peu ou pas encore dispendieux.

Ils ont laissé partir Sharp pour garder Seabrook et bientôt d’autres partiront pour signé à long terme des Panarin et Teravainen.

Quel sont les haut faits d’armes de Timmins depuis son association au Canadien et surtout pas la défense avec le rang de sélection svp.

Elle est là la différence avec un plafond salarial dans une organisation qui gère et évalue le talent et le mental de ses joueurs. Il y en d’autres comme eux dont Détroit.

Évaluation et repêchage, retenez cela en pensant au Canadien et à Toronto. Comment ces organisations riches et prestigieuses peuvent-elle patauger dans la »médiocrité » sur d’aussi longue période. Difficile à comprendre, sinon en pensant à leur philosophie et leur façon d’évaluer les marchés.

C’est mon opinion d’amateur qui aime le sport bien gérer, tous sports confondu.

Il est faux de dire que le Canadien patauge dans la médiocrité sur une longue période.

Depuis la saison annulée de 2004-2005, le Canadiens a manqué les séries d’après-saison qu’à 2 reprises en 10 ans. Dans ces 8 années, ils ont cumulé une fiche de 6 séries remportées et 8 perdues.

Voici la liste des équipes qui peuvent dire avoir fait mieux au cours des 10 dernières années :

– Chicago : ont raté les séries à 3 reprises sur la même période avec une fiche cumulative de 16-4
– Boston : 7 participations et 10-5 dans les séries
– Kings : 5 participations et 10-3
– Rangers : qui n’ont pas raté les séries et accumulé une fiche de 10-9
– Détroit : idem avec une fiche de 12-9
– Pittsburgh : 9 participations et 10-6
– Sharks : idem et 8-9
– Ducks : 8 participations et 8-6

(Vancouver a une fiche de 6-7, ce n’est pas vraiment mieux puisqu’ils ont raté les séries une fois de plus, situation similaire pour Philadelphie avec 7-7).

Il y a une pléthore d’autres équipes qui ont passé des années à repêcher en tête de la première ronde qui n’ont pas connu plus de succès que le Canadiens. Vous avez parlé de Toronto, Edmonton est un autre exemple flagrant, mais on pourrait aussi parler de Buffalo, Columbus (1 victoire 2 participations), St-Louis (1 seule victoire en 5 participations), Phoenix/Arizona (2 victoires en 3 participations), et j’en passe.

Bien sûr ça prend un bon repêchage, le rang n’est pas suffisant et je suis 100% d’accord avec vous, mais je n’ai pas réussit à trouver plus de 8 ou 9 équipes avec de meilleurs résultats que le Canadien au cours des 10 dernières années. Ça ne mérite pas le qualificatif de médiocre.

Merci! Je découvre un journaliste qui semble neutre comme il se doit, mais surtout qui se base sur des faits et constatations pour proposer une analyse non partisane et juste.