Le hockey, un sport de riches?

«Ce sport qui était autrefois une méritocratie devient de plus en plus une question d’argent, ainsi qu’un cas d’étude sur la manière dont les inégalités de salaire affectent les Canadiens.»

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« Le Québec est hockey ! »
Photo : Keith Srakocic / PC

Wayne Gretzky aurait-il pu émerger des rangs juniors en 2013 pour devenir la plus grande vedette du hockey? C’est loin d’être évident, explique James Mirtle, du Globe and Mail, puisqu’en se développant, ce sport s’éloigne toujours un peu plus de ses racines populaires.

«Ce sport qui était autrefois une méritocratie devient de plus en plus une question d’argent, ainsi qu’un cas d’étude sur la manière dont les inégalités de salaire affectent les Canadiens», écrit Mirtle, qui cite un sondage confidentiel de Hockey Canada obtenu par le Globe and Mail et dont les résultats indiquent que les 1 300 parents questionnés affichaient un salaire moyen de 15 % supérieur au revenu médian national. Signe de plus que le hockey est devenu un sport de col blanc: la majorité de ces parents étaient des propriétaires d’entreprise, des cadres ou des gérants.

«C’est un développement qui menace les racines « col bleu » de ce sport tout autant que l’idée de voir le prochain Gordie Howe ou Wayne Gretzky avoir une origine aussi modeste que la leur», poursuit Mirtle.

On le sait, jouer au hockey coûte cher. Certains parents doivent se saigner pour payer à leurs enfants l’équipement nécessaire à sa pratique ainsi que l’inscription aux différentes ligues.

À ce sujet, Karl Subban en connaît un rayon. Interrogé par Mirtle, le père de P.K., Malcolm et Jordan, qui ont tous trois été repêchés par des clubs de la Ligue nationale de hockey (respectivement le Canadien, les Bruins et les Canucks) a raconté qu’une année, lui et sa femme ont dû dépenser 10 000 $ pour que leurs fils puissent jouer au hockey mineur dans la Ligue de hockey du grand Toronto.

John Gardner, le président de la Ligue de hockey du grand Toronto, résume la situation ainsi: «Avant, il fallait obtenir le droit de jouer, mais maintenant, il faut avoir les moyens de jouer».

Selon le même sondage, les parents ont dû dépenser une moyenne de 2 998 $ pour que leurs enfants puissent jouer au hockey mineur, en 2011-2012, comme l’indique le tableau ci-dessous:

Coûts_hockey

Pour lire en intégralité (et en anglais) la fascinante chronique de James Mirtle, cliquez ici.

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