L’espoir québécois de la F1

Lance Stroll sera-t-il dans le peloton des meilleurs pilotes de la planète?

Lance Stroll sur le circuit de Barcelone-Catalogne. (Photo: JOSE JORDAN / AFP / Getty Images)

Même s’il a été forcé d’abandonner en raison de problèmes de freins, le Montréalais Lance Stroll a vu « beaucoup d’éléments positifs » dans sa première course en formule 1, le 26 mars dernier, en Australie. Le jeune pilote devra toutefois encore prouver qu’il a sa place parmi les meilleurs de la planète…

18 ans

Âge de Stroll, ce qui en fait le plus jeune pilote de F1 cette année. L’annonce de son embauche chez Williams, l’automne dernier, a eu lieu quelques jours après son 18e anniversaire, âge légal pour consommer de l’alcool. L’écurie ne pouvait l’annoncer avant, puisque son principal commanditaire est le célèbre producteur de vermouth italien Martini…

8 ans

Âge qu’avait Stroll quand il a gagné sa première course, sur une piste de go-kart près de Montréal.

3,5 milliards de dollars

La fortune estimée de son père, Lawrence Stroll, magnat de la mode qui a notamment investi dans les marques Tommy Hilfiger, Pierre Cardin et Ralph Lauren. Passionné de course automobile, Stroll père est propriétaire du circuit Mont-Tremblant, dans les Laurentides.

80 millions de dollars

Somme qu’aurait investie Lawrence Stroll dans la carrière de son fils, selon la revue spécialisée allemande Auto Motor und Sport. Le jeune Stroll admet que l’argent de son père l’a aidé. « Je ne peux le nier, a-t-il déjà déclaré en point de presse. Mais je crois que j’ai gagné ma place en F1 parce que j’ai remporté tous les championnats auxquels j’ai participé. »

Zéro

Nombre de kilomètres parcourus sur les routes du Québec par Stroll avant de signer chez Williams. Il n’avait pas son permis de conduire !

20

Nombre d’années écoulées depuis le dernier championnat remporté par l’écurie Williams. Le nom du pilote ? Jacques Villeneuve.

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Lance Stroll arrive dans une période charnière de la Formule 1, avec le fait que cette formule vient officiellement cette année de changer de mains, tandis que s’ouvre l’ère (peut-être éphémère) de Liberty Media. Ce sera la première fois que ce championnat se fera sans Bernie Ecclestone, son légendaire patron.

Ce changement de patron marque aussi un changement majeur dans ce type de compétition. Alors que la sécurité notamment des circuits (et aussi la rentabilité des opérations) a été au fil des ans une obsession pour Bernie Ecclestone.

Cette saison marque un retour aux courses plus physiques qui risquent de taxer non seulement les carrosseries et les moteurs, mais aussi les pilotes. À ce titre le choix de Stroll, n’est peut-être pas anodin, puisqu’il est jeune, déjà fort physiquement… mais toujours susceptible de développement.

L’époque encore glorieuse où un pilote pouvait pratiquement s’imposer dès la première saison, comme cela a été le cas pour Jacques Villeneuve, cette époque est en grande partie selon moi dépassées. Et Stroll devra apprendre son métier et faire ses preuves.

Jacques Villeneuve a très rapidement plafonné et n’a jamais été capable de répéter ses exploits dans une autre écurie. Dans le cas d’un pilote maintenant, il doit montrer et démontrer qu’il est en constant dépassement de lui-même chaque année. C’est cette capacité de se dépasser et… sur le circuit de dépasser qui aura pour effet que rapidement on conserve ou on perdre son volant.

C’est pour cela que Nico Rosberg a pris sa retraite à la fin de la saison 2016, lorsqu’il aurait pu poursuivre sa carrière pendant au moins un ou deux ans, ce qui aurait été très payant monétairement. Si ce n’est qu’avec honnêteté, il ne se sentait plus capable de redoubler d’efforts pour être encore l’un des meilleurs du championnat.

La préparation physique et mentale dans pratiquement tous les sports est plus que jamais à l’ordre du jour en F1. Cela ne prend donc pas seulement une bonne voiture, du talent comme une bonne dose d’insouciance comme au bon vieux temps.

C’est sans oublier que la F1 est encore un sport mortel pour les pilotes à un moment où le public demande plus de spectacle dans les courses avec des bolides suralimentés (qui sont aux antipodes des Accords de Paris sur le climat). Rappelons pour mémoire que c’est avec l’écurie Williams que perdit la vie le toujours regretté Ayrton Senna. Le Québec a aussi payé ce prix du sang avec Gilles Villeneuve.

Le cirque de la F1 demeure, mais il y a des pilotes qu’on ne remplace pas. 20 ans après Senna, le talentueux Julien Bianchi l’a appris lui aussi à ses dépens, pourtant il avait les qualités pour se hisser parmi les géants.

Je ne sais pas s’il faut tant se réjouir d’avoir dans cette arène médiatique, encore un jeune pilote québécois pour participer à cette corrida. — Quant à moi… je dois dire, que j’ai beaucoup de plaisir à admirer le patinage artistique où performent mieux que bien, tant de patineurs et de de patineuses venus des quatre coins du Canada. Hum ! Comment dire ? Je trouve cette discipline, quand même un peu plus gracieuse….