Sénateurs 1, Canadien 0 : Ottawa survit

Le recours à Mike Hoffman sur le quatrième trio était, depuis le début de la série Montréal-Ottawa, une des plus curieuses manies de l’entraîneur Dave Cameron. 

Blogue_hockey2Le recours à Mike Hoffman sur le quatrième trio était, depuis le début de la série Montréal-Ottawa, une des plus curieuses manies de l’entraîneur Dave Cameron. Ce n’est pas un hasard si, enfin ramené aux côtés de Mika Zibanejad, le numéro 68 a hier marqué le but de la victoire. Avec Bobby Ryan, ils ont été les principaux artisans de la victoire des Sénateurs.

L’art de renoncer aux mauvaises habitudes

Tous les entraîneurs de la LNH semblent s’attacher épisodiquement à confiner des joueurs dans des rôles qui ne leur conviennent pas. Ce n’est souvent qu’une fois acculé au pied du mur qu’on les voit enfin renoncer à ce genre de manie.

Jusqu’au sixième match de la série contre Boston, l’an dernier, on a vu Michel Therrien ramener dans l’alignement, encore et encore, un Douglas Murray manifestement dépassé, espérant du gros Suédois une présence physique que sa lenteur l’empêchait pourtant d’afficher. C’est un peu une fleur similaire que Cameron faisait à Therrien depuis le début de la série, en donnant si peu de glace à ce redoutable marqueur qu’est Mike Hoffman. S’il n’est pas un grand joueur défensif, Hoffman n’en est pas moins un joueur dynamique en zone offensive. Enfin utilisé à profusion avec des joueurs habiles, il a menacé Price toute la soirée, cumulant cinq chances de marquer.

Depuis le début de la série, les contre-performances de Mika Zibanejad plombaient l’attaque des Sénateurs, n’ayant généré que 6 chances de marquer à forces égales, contre 9 concédées. Problème majeur, ses principaux tourmenteurs étaient Torrey Mitchell et Lars Eller, contre qui il avait passé 25 de ses 38 minutes jouées à 5 contre 5. L’arrivée de Hoffman à ses côtés a changé les choses du tout au tout. Tenu loin de Plekanec et envoyé disputer 7 mises en zone des Canadiens contre aucune auprès de son Gardien, Zibanejad a eu un impact impressionnant : 21 tirs tentés contre 5 par les Canadiens, 8 chances obtenues et aucune concédée.

Au tour de Michel Therrien d’avoir à s’ajuster

Du côté du CH, on cherchait de toute évidence une réponse au trio de Zibanejad, qu’on n’a tout simplement pas trouvée.

C’est Eller qui, après avoir passé trois matchs dans le rôle de bourreau, s’est soudainement retrouvé dans celui de victime : 5 des chances obtenues par le trio de Zibanejad l’ont été contre lui, et son trio a tout simplement été démantelé en 3e période, le grand Danois jouant parfois entre Flynn et De La Rose, parfois entre Mitchell et Prust, alors qu’on a vu Weise jouer à plusieurs reprises aux côtés de Desharnais et Pacioretty. Perdus dans ce jeu de chaise musicale, De La Rose et Smith-Pelly ont vu leur temps de glace fondre à vue d’œil. Les Sénateurs ayant, semble-t-il, renoncé à jouer les durs pour revenir à un style rapide qui leur sied mieux, va-t-on revoir Parenteau dans l’alignement au prochain match ?

La défensive n’a pas été épargnée non plus. Les deux principaux tandems ont tenu le coup, mais l’inexpérience et la blessure subie par Pateryn ont contraint Jean-Jacques Daigneault, responsable des défenseurs, à un jeu de chaise musicale qui a résulté en de nombreux enlisements en territoire défensif. Des 15 chances de marquer obtenues par les Sénateurs à forces égales, 4 l’ont été contre Emelin et Gilbert en 3 minutes 43 secondes de jeu, et 3 autres contre Markov et Emelin en… 27 secondes !  Les Canadiens ont besoin d’un sixième défenseur capable de jouer une douzaine de minutes, ce qui leur permet alors de garder leur top 4 réuni et de leur faire jouer une quarantaine de minutes.

Un jeu de puissance en difficulté ?

Après avoir obtenu 19 chances de marquer en 23 minutes de jeu au cours des trois premiers matchs, le jeu de puissance des Canadiens a généré 4, chances hier soir. Le fait de ne pas convertir ces occasions en buts est frustrant pour l’équipe, mais les chances sont là. Quand même, un élément embêtant à garder en tête : s’il semble tomber en défaveur à forces égales, Devante Smith-Pelly reste l’attaquant ayant obtenu le plus grand nombre de chances dans cette situation depuis le début de la série, avec 7.

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4-3 le premier match
3-2 le deuxième
2-1 le troisième
1-0 le quatrième

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