Dossier – La télésanté : en attente d’un second souffle

La télésanté se définit comme l’exercice de la médecine à distance à l’aide de moyens de télécommunication telles les visioconférences. On s’attendait à ce qu’elle facilite l’accès aux soins ; elle s’infiltre plutôt, goutte à goutte, dans un système de santé en pleine mutation. Un dossier de L’actualité médicale.

Prévention et suivi de patients en ligne : le Web peut vous aider

Le Dr Martin Juneau a une approche ambivalente vis-à-vis de la haute technologie. D’une part, il s’enflamme lorsqu’il parle de son collègue qui a informatisé sa clinique et il est l’un des médecins de la province les plus branchés sur le Web avec son blogue consacré à la prévention. D’autre part, le cardiologue condamne les coûts de certaines technologies de la santé et les accuse d’aveugler nos dirigeants avec leur clinquant.

Le financement de la télésanté

La télésanté coûte cher et chacun a été témoin de l’échec de projets pour cause de financement interrompu. Paradoxalement, c’est souvent en faisant miroiter des économies possibles que les champions de la télésanté vendent leurs projets. « Il faut mettre l’accent sur l’augmentation de la qualité des interventions cliniques et la continuité des soins. On ne sait pas dans quelle mesure nous pourrons réaliser des économies et des gains de productivité », lance le Pr Guy Paré.

Télésanté : des pionniers essoufflés

En 1992, le regretté Dr Alain Cloutier effectuait un examen pédiatrique à distance entre Rimouski et Québec. Rimouski envoyait, par un lien de vidéoconférence , des images échographiques en temps réel qu’un cardiologue de Québec pouvait commenter… au téléphone. Archaïque, dites-vous ? Bien sûr, mais souvenez-vous, 1992, c’est aussi l’année de la naissance du Web ! Depuis, bien des gigaoctets ont coulé dans nos lignes téléphoniques ou nos câbles, le numérique est entré dans la vie de tous les jours, les caméras Web sont intégrées à des écrans, les téléphones se prennent pour des ordinateurs et vice-versa…