Le CV : Joëlle Pineau
Techno

Le CV : Joëlle Pineau

Professeure de science des données à l’Université McGill, elle vient d’être nommée à la tête du nouveau centre de recherche en intelligence artificielle de Facebook, à Montréal.

1974

Naissance à Ottawa.

1994

Illustration: Stéphanie Aubin

Après des études en musique, fait partie de l’Orchestre symphonique d’Ottawa comme violoniste.

« J’avais le choix entre devenir violoniste professionnelle ou aller en mathématiques et robotique. M’exercer au violon cinq ou six heures par jour m’apparaissait trop aride, alors j’ai choisi les maths, ça me semblait plus divertissant ! »

1998

Son premier robot.

Obtient un baccalauréat en génie du design des systèmes à l’Université de Waterloo, en Ontario.

2003

Publie un chapitre de sa thèse de maîtrise intitulé « Point-based value iteration: An anytime algorithm for POMDPs », qui est encore à ce jour l’un des articles les plus cités dans le domaine de l’intelligence artificielle.

2004

Illustration: Stéphanie Aubin

Termine un doctorat en robotique à l’Université Carnegie Mellon, à Pittsburgh, après y avoir fait sa maîtrise.

« Carnegie Mellon était la seule université à l’époque à offrir des études supérieures en robotique. Mais j’ai toujours su que je reviendrais au Canada. »

2004

Devient professeure de science des données à l’Université McGill, où elle est aussi codirectrice du Laboratoire d’apprentissage et de raisonnement (Reasoning and Learning Lab).

« Il n’y avait pas de laboratoire industriel en intelligence artificielle dans ce temps-là. La recherche se faisait uniquement dans les universités. C’est nouveau que Google, Microsoft, IBM et Facebook s’installent à Montréal pour faire de la recherche. »

2009

Se joint au comité de rédaction du Journal of Artificial Intelligence Research, la plus prestigieuse publication mondiale dans le domaine.

2017

Est nommée directrice du nouveau laboratoire en intelligence artificielle de Facebook à Montréal, le quatrième du géant des réseaux sociaux dans le monde. Elle supervisera une trentaine de chercheurs qui travailleront sur l’interaction vocale entre les machines et les humains.

Photo: D.R.

« J’ai eu plusieurs offres ailleurs dans le monde ces dernières années, mais je voulais rester à Montréal, où le talent est incroyable et la qualité de vie exceptionnelle. Pourquoi déménager ? »