5 trucs pour améliorer votre réseau Wi-Fi

De nombreux télétravailleurs tolèrent un réseau Wi-Fi qui ne répond plus à leurs besoins. Il est (vraiment) temps de régler le problème une fois pour toutes.

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Les symptômes d’un mauvais réseau Wi-Fi sont variés. Parfois, l’accès à Internet suffit pour participer à des vidéoconférences dans le bureau, où le routeur est installé, mais pas dans la cuisine. Les parties de hockey en ligne peuvent être fluides dans le salon, mais saccadées sur une tablette dans la cour arrière. Et quelquefois, même les pages Web se chargent à une lenteur insoutenable à l’étage.

À en croire le nombre de messages reçus par l’auteur de ces lignes au cours des dernières semaines, ces problèmes sont encore répandus, après un an de télétravail et d’école à la maison. Heureusement, tout cela se corrige, parfois même gratuitement.

1. Assurez-vous que vous obtenez la vitesse pour laquelle vous payez

La première étape pour améliorer votre réseau Wi-Fi consiste à vérifier si le problème est de votre côté, et non chez votre fournisseur d’accès. Testez la vitesse à l’aide de votre téléphone, en vous plaçant à côté de votre routeur (ou modem-routeur si celui-ci est offert par votre fournisseur d’accès Internet). Pour ce faire, visitez un site comme speedtest.net d’Ookla ou un autre site de votre choix, comme celui de M-Lab. Assurez-vous d’être relié à votre réseau Wi-Fi et non au réseau cellulaire (vous ne devriez pas voir de mention 3G, 4G, LTE ou 5G en haut de l’écran), puis faites un test de vitesse. La procédure sera indiquée clairement sur le site choisi (il faut appuyer sur le gros bouton « Go » dans le cas d’Ookla ou « Begin » dans le cas de M-Lab, par exemple).  

Les vitesses de téléchargement et de téléversement seront affichées en Mbps ou Mbit/s. Assurez-vous qu’elles correspondent aux vitesses de votre forfait Internet (généralement inscrites sur votre facture mensuelle). Si elles s’en éloignent plus que de quelques points de pourcentage, effectuez le test à nouveau avec un second appareil (une tablette ou un ordinateur, idéalement récent) pour confirmer que le problème n’est pas lié à votre téléphone. Si la vitesse est toujours inférieure à ce qu’elle devrait être, contactez votre fournisseur, puisque son équipement pourrait être la source de vos maux.

2. Vérifiez si votre vitesse répond à vos nouveaux besoins

Il est possible que la vitesse offerte par votre fournisseur d’accès Internet ne corresponde plus à vos besoins. Non seulement la quantité d’objets connectés a explosé dans les maisons (haut-parleurs intelligents, télés connectées, caméras de surveillance, téléphones, consoles de jeux, etc.), mais leur consommation de bande passante a aussi augmenté. Chaque téléphone et chaque tablette doit, par exemple, souvent effectuer des copies de sauvegarde et les téléverser vers le nuage, ou encore mettre à jour ses applications, qui sont de plus en plus grosses. 

Évaluer vos besoins n’est pas chose facile, mais le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) veut que tous les ménages et toutes les entreprises du Canada aient accès à une connexion Internet à large bande d’au moins 50 Mbit/s en téléchargement et d’au moins 10 Mbit/s en téléversement. Si vous êtes le seul télétravailleur de la maisonnée, 15 Mbit/s en téléchargement et 4 Mbit/s en téléversement (Zoom recommande 3,8 Mbit/s dans cette situation) devraient toutefois suffire pour une téléconférence de groupe en haute définition, même si la télé par Internet est allumée. Une famille avec des adeptes de jeux vidéos confinés à la maison pourrait par contre demander beaucoup plus.

Essayez de reproduire vos besoins typiques près de votre routeur, quand tout le monde est présent. Si votre vidéoconférence est saccadée, ou si vos téléchargements sont plus lents que ce que vous aimeriez, vous devrez probablement payer pour un forfait plus rapide. 

3. Ajustez votre routeur actuel

Si la vitesse maximale vous convient près de votre routeur, mais pas ailleurs dans la maison, relancez des tests de vitesse, mais cette fois à différents endroits. Notez les vitesses obtenues dans les zones mal desservies par votre réseau.

Parfois, il suffit de déplacer son routeur pour améliorer la vitesse dans ces zones. Mettez-le à la vue (et non caché derrière un meuble) et, idéalement, le plus au centre de votre résidence, pour qu’il soit toujours le plus près possible de vous. Effectuez de nouveau les tests dans les zones qui posaient auparavant des difficultés. Si la vitesse est désormais suffisante, vous avez corrigé le problème.

Soulignons que quelques paramètres plus avancés pourraient améliorer la situation, notamment si votre routeur diffuse deux réseaux séparément, le 2,4 GHz et le 5 GHz. Dans ce cas-là, mieux vaut réunir les deux réseaux dans les paramètres (en suivant les indications du fabricant). Le réseau 2,4 GHz est plus lent, mais il est doté d’une meilleure portée, alors que le 5 GHz est plus rapide, mais à une plus courte distance. Les routeurs modernes devraient gérer les deux réseaux automatiquement et diriger les appareils mobiles vers le meilleur des deux.

4. Considérez l’extension de votre réseau

Si seules quelques pièces sont mal desservies (un sous-sol ou un bureau à l’étage, par exemple), vous pourriez peut-être régler le problème avec un appareil qui prolonge la portée de votre réseau.

Ces répéteurs Wi-Fi ne coûtent qu’une cinquantaine de dollars et s’avèrent une solution correcte dans certains cas. Ils sont toutefois à éviter pour la plupart des gens, puisqu’ils ont un défaut important : ils ne permettent pas à votre téléphone de se connecter au meilleur routeur à sa portée. Si vous montez à l’étage, par exemple, votre téléphone restera relié au réseau du rez-de-chaussée et ne pourra pas profiter de la meilleure vitesse, à moins de le déconnecter et de le reconnecter manuellement. 

Pour les coins plus éloignés qui ne peuvent être atteints avec un répéteur (un cinéma maison dans un sous-sol bétonné, par exemple), il existe aussi des adaptateurs de type powerline (ou « courants porteurs en ligne », mais le terme français est rarement utilisé), qui font passer Internet par le réseau électrique. Les appareils les moins chers (60 $ environ) requièrent un câble Ethernet, mais ceux vendus à partir de 100 $ permettent généralement de créer un réseau Wi-Fi. Vous aurez le même problème avec vos appareils mobiles qui ne se branchent pas au meilleur réseau, mais vos appareils fixes (télé, console), eux, profiteront de la vitesse maximale (puisqu’ils seront reliés en permanence à l’extension).

Notons que les gens qui sont équipés d’un modem-routeur de dernière génération de leur fournisseur d’accès Internet peuvent, dans certains cas, acheter des appareils de réseaux maillés (voir plus loin). Les relais Wi-Fi d’Helix Fi de Vidéotron et les capsules Wi-Fi de Bell Fibe permettent d’augmenter la couverture de son réseau, sans les inconvénients d’un répéteur traditionnel.

5. Changez votre réseau Wi-Fi

Si aucune autre option ne vous convient, vous avez peut-être besoin d’un nouveau réseau.

Un nouveau routeur Wi-Fi classique pourrait être suffisant pour ceux qui possèdent un vieux modèle à la maison (une dizaine d’années ou plus) et qui habitent dans une petite résidence. C’est généralement une solution pour ceux dont le réseau semble s’être dégradé avec les années. Les routeurs de dernière génération (Wi-Fi 6, vendus à partir d’environ 100 $) sont en effet capables d’offrir une plus grande vitesse à un plus grand nombre d’appareils simultanément que c’était possible il y a quelques années seulement. Leur portée est toutefois encore limitée, surtout lorsqu’il y a des murs et des étages à franchir.

Pour les plus grandes résidences, la meilleure solution est un réseau maillé, une technologie qui permet d’installer plusieurs routeurs dans sa maison, mais où un seul a besoin d’être branché directement à son modem. Le réseau permet ensuite de gérer automatiquement à quelle borne un appareil mobile doit être relié pour profiter de la meilleure vitesse. C’est notamment la technologie utilisée par les nouveaux routeurs-modems de certains fournisseurs d’accès Internet (les capsules Wi-Fi de Bell et les relais Wi-Fi de Vidéotron).

Il existe plusieurs solutions sur le marché, comme les systèmes Deco de TP-Link, Orbi de NetGear, Velop de Linksys et Nest de Google. Le nombre de bornes (deux ou trois, mais on peut aussi en acheter plus) et les technologies utilisées par ces dernières font varier le prix. Attendez-vous à payer environ 250 $ pour un système suffisant pour une demeure de taille moyenne et quelque 350 $ pour une grande maison.

On trouve également des systèmes haut de gamme, vendus environ 600 $, assez performants pour propager une connexion Internet rapide de 1 Gbit/s partout dans une grande résidence. Il faut toutefois avoir de vrais gros besoins et un budget important pour payer un tel prix.

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Allô, pour ma part, j’ai acheté un « extension » de réseau, conseillé par François Charron et ça n’a jamais fonctionné. On se connectait mais le réseau était plus lent. Alors j’ai tout débranché ☺️. Peut être que c’est moi qui l’utilise mal, mais quand le réseau est moins fort que celui de la maison, on décroche ☺️