Des jeux vidéos à l’activisme

Des amateurs ont transformé un personnage d’origine chinoise d’un jeu d’Activision Blizzard en un symbole de résistance, après que la compagnie ait banni un joueur professionnel pour des propos prodémocratie à Hong Kong.

Photo : D.R.

Scandale dans le monde du sport électronique : l’éditeur de jeux vidéos américain Activision Blizzard a suspendu un joueur professionnel pour avoir exprimé son soutien envers les manifestants prodémocratie à Hongkong.

Selon l’entreprise, les commentaires de nature politique n’ont pas leur place lors des tournois. Bien des observateurs estiment toutefois qu’Activision Blizzard cherchait plutôt à maintenir ses bonnes relations avec la Chine, où ses jeux comptent des millions d’adeptes.

En guise de représailles, des amateurs ont transformé Mei, un personnage d’origine chinoise dans l’un des jeux d’Activision Blizzard, en un symbole de résistance. Des illustrations de Mei arborant des slogans prodémocratie circulent en ligne, tandis que des femmes se montrent en photos vêtues comme l’héroïne, avec un masque à gaz en plus. Les militants espèrent que ce détournement vidéoludique poussera la Chine à bannir les produits d’Activision Blizzard sur son territoire.

L’idée n’est pas si farfelue. Au début du mois d’octobre, les relations commerciales de la National Basketball Association (NBA) avec l’Empire du Milieu se sont effondrées après que le directeur général d’une équipe eut émis un gazouillis d’encouragement aux manifestants hongkongais. Le message a été rapidement effacé, mais il n’en fallait pas plus pour que des diffuseurs et commanditaires chinois annulent leurs contrats avec la NBA, ce qui a généré des pertes de plusieurs millions de dollars pour la ligue.

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