Des technos pour économiser sur l’essence

Des applications et des gadgets, comme GasBuddy et ScanGauge, peuvent vous aider à réduire votre consommation d’essence. Chacun a ses inconvénients et ses avantages. Les voici.

Aleksei_Derin / Getty Images / montage : L’actualité

Éviter les accélérations brusques, garder une vitesse constante, ne pas rouler trop rapidement, freiner doucement : en adoptant ces techniques d’écoconduite, vous pourriez réaliser des économies d’essence substantielles.

Des applications, des gadgets et des technologies intégrées aux véhicules peuvent vous aider à y arriver. Aucune ne fera le travail à votre place et aucune ne promet de miracles non plus. Mais avec le prix actuel du carburant — et les changements climatiques —, toute réduction est la bienvenue. 

Les applications : oui, mais attention à la vie privée

Certaines applications à télécharger sur son téléphone analysent la conduite en suivant la vitesse et le déplacement de l’automobiliste grâce au GPS et aux différents capteurs de l’appareil, comme l’accéléromètre.

Parmi les meilleurs logiciels, mentionnons le service gratuit GasBuddy. Sa fonction principale est d’afficher le prix de l’essence dans les stations-service autour de l’endroit où on se trouve. Les prix sont présentés en ordre croissant ou de proximité (au choix) et sont mis à jour par les usagers de l’appli qui viennent de faire le plein.

GasBuddy est surtout doté d’une fonctionnalité pour réduire la consommation d’essence, Drives. Celle-ci fournit des informations liées à la conduite, comme un freinage trop sec ou la vitesse idéale pour minimiser la consommation de carburant. Adopter des techniques d’écoconduite de ce genre permet de diminuer son utilisation de carburant de 15 % à 30 % sur les autoroutes et de 10 % à 40 % en ville, selon le département de l’Énergie américain.

Drives offre des informations claires et détaillées, dans une interface raffinée. Malheureusement, comme le veut l’adage, si c’est gratuit, vous êtes le produit. Pour utiliser le service, il faut accepter notamment de communiquer sa position GPS en tout temps, les données des capteurs de son téléphone et ses caractéristiques de conduite aux annonceurs et assureurs automobiles, entre autres.

Ces informations sont anonymisées et ne serviront donc pas à augmenter ou diminuer votre prime d’assurance, promet Arity (le fournisseur du service) dans ses conditions d’utilisation. Mais ce dernier a tout de même été décrié récemment sur Twitter par le chercheur spécialisé en vie privée Wolfie Christl, qui lui reproche principalement la surveillance constante des utilisateurs. 

Faut-il l’éviter ? Tout dépend de votre tolérance au risque. Chose certaine, effacer l’application après vous en être servi pendant quelques semaines pour améliorer votre conduite serait judicieux.

Parmi les applications de navigation, Google Maps se distingue. Le logiciel donne l’itinéraire le moins énergivore sur le plan de la consommation d’essence, lorsqu’il y en a un. C’est le cas d’un trajet qui évite les arrêts fréquents et les côtes à gravir, par exemple. La durée du parcours est alors marquée d’une petite feuille verte.

La route la plus écoénergétique est généralement aussi la plus courte. Malheureusement, quand une route plus longue est moins énergivore, le logiciel n’affiche aucune information au sujet de l’économie de carburant réalisée. Il est donc difficile de savoir à quel point ce détour en vaut la peine.

Dans l’App Store et la boutique Google Play, la plupart des autres logiciels proposés pour économiser l’essence n’ont pas été mis à jour depuis plusieurs années et n’offrent qu’une petite quantité d’informations. Leur intérêt est limité.

Les technologies intégrées à la voiture : intéressantes, mais pas magiques

Le mode Éco offert dans de plus en plus de voitures, que l’on active en appuyant sur un bouton situé sur le tableau de bord ou près du levier de vitesses, permet d’automatiser en partie les différents éléments de l’écoconduite, puisqu’il limite l’accélération maximale, notamment. Attention toutefois, il ne s’agit pas d’un bouton magique. Dans des essais, le magazine spécialisé américain Consumer Reports n’a en effet observé qu’une réduction minime de la consommation. 

L’intérêt de ce mode est plutôt d’afficher différentes informations au sujet de la gourmandise du véhicule. Lorsqu’elles sont offertes, ces statistiques aident le conducteur à adapter ses habitudes ; il peut voir en temps réel sur le tableau de bord sa consommation augmenter s’il accélère trop rapidement après un arrêt, par exemple. Les détails fournis varient d’un modèle de voiture à un autre.

Les gadgets : une qualité variable

Ceux dont la voiture n’offre pas de mode Éco peuvent acheter un petit appareil qui permet d’en reproduire les principales caractéristiques. On l’insère dans le port OBDII du véhicule, situé généralement sous le volant. Ce port est utilisé par les mécaniciens notamment pour diagnostiquer les troubles mécaniques et électroniques des automobiles.

Ces appareils affichent des informations détaillées et en temps réel sur la conduite. C’est le cas par exemple des moniteurs ScanGauge, qui peuvent aider les automobilistes à quantifier leur consommation d’essence et à améliorer leurs habitudes de conduite, en fonction des données fournies. Mais c’est l’humain, et non la machine, qui fait le gros du travail.

Il faut s’attendre à débourser de 170 à 250 dollars environ, selon le modèle. Même si ScanGauge est un peu plus convivial que la moyenne, l’attention au design n’est toutefois pas la force de ces fabricants, tant pour l’appareil, pas très élégant, que pour l’interface. Mais si l’on est surtout motivé par des considérations environnementales, c’est un bon choix : l’information sur sa consommation de carburant est complète.

Attention cependant. Des appareils annoncés sur Internet à une vingtaine de dollars prétendent ajuster automatiquement les paramètres du véhicule pour réduire sa consommation de carburant, alors que le port OBDII ne permet pas de le faire facilement. Aucune étude ne démontre d’ailleurs leur efficacité.

Reste le bon vieux régulateur de vitesse, pour rouler à vitesse constante. Selon CAA-Québec, osciller entre 75 et 85 km/h toutes les 18 secondes entraîne une augmentation de 20 % de la consommation de carburant. Sur l’autoroute, en ajustant le régulateur à 100 km/h plutôt qu’à 118 km/h, par exemple, vous pourriez faire des économies appréciables, surtout au prix actuel de l’essence. 

Ce texte vous a plu ? Recevez chaque samedi nos astuces pour économiser en vous inscrivant à l’infolettre Dollars et cents. Il suffit d’entrer votre courriel ci-dessous. 👇

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.

Le mode ECO dans un char à boucane? C’est un oxymoron.

Le mot ‘écologie’ signifie le respect de l’environnement, alors déjà, avec un char à boucane VT vous êtes disqualifié.

Peu importe vos techniques de conduite, ça ne prend qu’un bouchon de trafic où votre moteur roule au ralenti (afin de garder votre climatisation) pour pulvériser toutes ces soi-disant économies.

Un baril de pétrole qui s’enfume chaque seconde qu’il est brûlé ou chaque kilomètre parcouru, ça s’appelle un produit non durable dans les mains de milliards d’automobilistes et ça, ce n’est pas contrôlable intelligemment, peut importe vos conseils de conduite.

Cela est un gaspillage orgiaque de l’énergie fossile. Ces barils de pétrole pourraient être utilisés pour faire des produits durables par la pétrochimie de façon ponctuelle et contrôlable pour ne pas empirer les GES.

Pour pouvoir rouler en char à boucane à bon marché, il a fallu financer et faire des guerres et tuer, ne soyons pas naïfs et pensez que le conflit en Ukraine a commencé le 24 février, il faut suivre les gazoducs pour connaître l’origine des guerres, détruire l’environnement et la santé humaine par la pollution fossile. En plus de subventionner avec l’argent des contribuables cette industrie d’irresponsables 14 fois plus que les EnR, le prix à la pompe n’est que le fruit de spéculation boursière par les initiés qui s’enrichissent sur le dos des victimes de guerres.

Toutes comparaisons de pollution entre un VT et VE ne peuvent pas être prises au sérieux tant que le VT ne sera pas zéro émission. Après un siècle, le VT n’a pas réussi à faire un moteur zéro-émission.

J’aimerais bien voir le prix, l’autonomie et la performance d’un VT zéro-émission, on comprendrait assez vite qu’un VE est une aubaine et une bénédiction pour l’humanité.

Répondre

En attendant de conduire un VT, (les fourgons de 3,5 tonnes animés par l’électricité sont inexistants sur le marché pour l’instant je voudrais bien limiter au max la consommation de mon petit véhicule de loisir aménagée dans un ProMaster. Certes j’applique les consigne de conduite paisible recommandées et arrive à limiter ainsi un peu les dégâts. Parmi les dispositifs améliorant la consommation de mon Pentastar, ne serait il pas possible de faire procéder à une optimisation de l’ordinateur de bord comme je l’ai fait faire en France sur mon Ducato ? J’avais trouvé une petite compagnie (Racing Development) basée à Aubagne qui « reprogramme le boîtier d’injection de série par la prise diagnostique du véhicule ou directement par la prise du boîtier d’injection. Les données importées jusqu´à maintenant physiquement à travers une puce remplacée dans le boîtier électronique d’origine sont transférées dans la puce d’origine du véhicule par une programmation digitale sur la prise diagnostique ou par la prise du boîtier d’injection du véhicule.
Avantages de la reprogrammation avancés par les fabricants :
– GAIN DE PUISSANCE : de 10 à 15 % pour les moteurs atmosphériques, de 20 à 38 % pour les moteurs turbocompressés.- Pas de boîtier additionnel sous le capot.- Aucune intrusion dans le boîtier électronique d’origine.- Aucune soudure sur la puce d’origine.- Aucun risque de détérioration.- Aucun problème de connectique.- Aucun montage physique, donc pas de trace…- Le procédé est totalement invisible- Le retour en arrière est possible sans traces.- Prix aux environs de 600 € pour du matériel sérieux.- Garantie variable…
Ce que les fabricants ne vous disent pas :
Les nuisances de fonctionnement :
Aucune : contrairement aux boîtiers additionnels, la conduite est très souple, agréable et les à coups disparaissent.
Le paramétrage des données d’injection : tous les paramètres liés à l’injection peuvent être modifiés !
– La quantité de carburant injectée dans les cylindres.- Le temps d’injection du carburant.- Les paramètres liés aux seuils de déclenchement du turbo.- Les courbes de puissance et de couple en fonction du régime moteur.- …L’optimisation peut-être maximale. » (Voir le site web de l’entreprise qui explique en détail les options).

Après cette intervention j’avais effectivement gagné 15 à 20% au niveau de la consommation de carburant (mesuré) , et près de 30 % de puissance (apprécié) . J’ai vaguement cherché une entreprise de «tuning» qui pratiquerait cette intervention de ce côté-ci de l’Atlantique, sans succès. Ne serait-ce pas là une avenue rentable en attendant de passer au tout électrique tellement prôné – à juste titre -par Daniel Grant ?

Répondre