Du cartable au iPad

La rentrée scolaire peut coûter cher, surtout lorsque des appareils électroniques figurent sur la liste des fournitures obligatoires. Quelques trucs pour s’en tirer à petit prix.

 

(Illustration : Stéphanie Aubin)

À sa rentrée en 5e année du primaire à l’Académie Saint-Louis, à Québec, Tommy a noté qu’un nouvel article figurait sur sa liste de fournitures scolaires : un iPad. Si la tablette faisait plaisir à l’enfant de 11 ans, sa mère, Nathalie Doré, était moins excitée par la facture de plus de 500 dollars qui l’accompagnait. Elle a décidé de voir cette dépense comme un amortissement. « Si l’iPad tient le coup jusqu’à la fin du secondaire, ça ne reviendra vraiment pas cher par année. » Et puisque l’école a compensé en réduisant considérablement le matériel obligatoire et que les logiciels à acheter, comme le dictionnaire Antidote, peuvent souvent être utilisés par toute la famille, elle estime s’en tirer à bon compte.

Cette approche a le mérite d’apaiser l’esprit. Mais à court terme, le portefeuille n’en demeure pas moins allégé par les appareils électroniques qu’exigent de plus en plus d’écoles privées et même publiques. Pour vous aider à survivre financièrement à la rentrée, L’actualité présente quelques astuces afin d’épargner des centaines de dollars sur vos achats technos.

Et si, malgré tout, vous avez du mal à digérer le coût de ces appareils, rappelez-vous que ceux-ci auront aussi des retombées bénéfiques en dehors de l’école. Depuis que Tommy possède son propre iPad, les chicanes avec son petit frère pour utiliser la tablette familiale sont devenues chose du passé. Ce n’est pas un cahier Canada qui aurait permis ça !

(Illustration : Stéphanie Aubin)

Un forfait cellulaire à 15 dollars !

En tout et pour tout, les entreprises de télécommunications canadiennes proposent près de 50 000 forfaits différents ! Pour dénicher la meilleure offre, tournez-vous vers le comparateur en ligne PlanHub. Il suffit d’y entrer le nombre de minutes et de données mensuelles désirées pour obtenir une liste de prix par ordre croissant. « Tout est pris en compte, même les frais d’activation et de dépassement », explique le fondateur du site, Nadir Marcos.

Sa suggestion pour le cellulaire de votre ado ? Un forfait pour… tablette, qui ne donne accès qu’à des données et permet de naviguer n’importe où. Et pour communiquer oralement ou par texto, il existe plein d’applications, telles que Messenger, Skype, Snapchat, iMessage et FaceTime. Si ces services ne vous disent rien, votre enfant, par contre, les connaît. D’ailleurs, vous feriez mieux de les connaître aussi si vous voulez communiquer avec lui.

Les prix pour les forfaits tablette sont alléchants. Le printemps dernier, Fido offrait deux gigaoctets pour 15 dollars par mois, ce qui suffit amplement si votre enfant n’écoute pas trop de musique ou ne regarde pas beaucoup de vidéo en continu. Certains fournisseurs proposent même un meilleur prix si vous avez déjà un forfait cellulaire chez eux.

Et si vous voulez absolument un numéro où joindre votre enfant en tout temps, l’application Fongo résout ce problème. Avec une connexion Internet, elle permet d’effectuer et de recevoir des appels n’importe où au Canada, gratuitement. Vous pouvez même y transférer le numéro d’un cellulaire existant.

De 30 % à 40 % de rabais

La meilleure façon d’économiser à l’achat d’une tablette ou d’un téléphone intelligent, c’est de les acheter d’occasion. « Pour un appareil vieux de deux ans, vous pouvez épargner de 30 % à 40 % sur le prix d’un neuf », estime David Fournier, propriétaire des boutiques de réparation et de vente de téléphones SOS Phone, à Québec. « Et ce sera davantage dans le cas d’un modèle pour lequel il y a peu d’engouement. » L’entrepreneur déconseille toutefois d’acheter un appareil ayant plus de quatre ans, car vous pouvez connaître des problèmes de lenteur dus aux mises à jour de plus en plus massives des fabricants.

Appareil d’occasion : vérifier avant d’acheter

Vous avez déniché une tablette à prix de rêve sur un site de petites annonces ? Avant de conclure la transaction, assurez-vous que tout est en ordre : écran tactile, boutons, son, micro, prise de recharge, batterie, caméra…

« Le plus important, c’est de s’assurer que le compte iCloud ou Google du précédent utilisateur n’est plus lié à l’appareil », souligne David Fournier. Sinon, le téléphone ou la tablette seront inutilisables. « C’est pour ça que je recommande aux gens de faire l’achat au domicile du vendeur. En cas de problème, vous pouvez y retourner. »

Autre risque : tomber sur un appareil volé. Pour savoir si c’est le cas, repérez son numéro IMEI (international mobile equipment identity) dans la section paramètres ou en composant le *#06#, puis entrez-le sur le site Web de Vérifier Appareil Canada. Ce dernier recense les téléphones et tablettes (avec réseau cellulaire) déclarés perdus ou volés. Si un appareil y figure, aucune entreprise de télécommunications canadienne ne l’acceptera sur son réseau.

Tout cela vous décourage ? Traitez avec un commerce spécialisé dans les produits d’occasion. Les prix peuvent être légèrement plus élevés que dans les petites annonces, mais vous aurez l’esprit en paix. Certains commerçants offrent même une garantie.

Autres trucs

Méfiez-vous des promotions étudiantes des entreprises de télécommunications. « Vous pouvez généralement trouver des forfaits à prix courant qui sont autant, voire plus avantageux », note Nadir Marcos, de PlanHub.

Faites-vous plaisir : achetez un nouveau téléphone intelligent et refilez le vôtre à votre adolescent !

(Illustration : Stéphanie Aubin)

Un ordinateur d’entreprise à petit prix

Les entreprises se départent régulièrement d’ordinateurs qui ne répondent plus à leurs besoins, mais qui suffisent amplement pour un usage scolaire. Insertech Angus, un organisme sans but lucratif de Montréal, en récupère des milliers chaque année pour les remettre en état et les revendre à petit prix à des particuliers.

Choisir le bon portable

Oui, vous pouvez obtenir un portable neuf pour moins de 200 dollars. Mais sa performance et sa durée de vie seront limitées, prévient Jean-Sébastien Bigras, coordonnateur aux ventes et au service à Insertech. Pour l’école, il recommande un modèle avec processeur i5, quatre gigaoctets de mémoire et disque dur SSD. « Si vous l’entretenez, vous l’aurez pour cinq ans facilement. »

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Je trouve ça scandaleux que l’éducation gratuite au primaire et secondaire soit de plus en plus un mythe. Qu’advient-il des enfants de milieu défavorisé?

François tu as un problème d’analyse svp lit attentivement l’article il n’a rien de gratuit pour l’éducation et veut arrêter de toujours quémander

Comme le disait si sagement quelqu’un, si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance…

j’avoue avoir de la difficulté à saisir en quoi une tablette, un ordinateur portable et même un cellulaire serait une « fourniture scolaire » essentielle. Vous me trouverais peut-être démodé, mais je n’ai pas eu besoin d’une portable, ni d’une tablette pour faire mon primaire, mon secondaire, passé mon DEC ou même mon Bac et j’ai quand même étudié en robotique et automatisation!
Si le programme scolaire exige maintenant ce type d’appareil et bien ça serait au école de les fournir. Au secondaire, lorsque mon école à exiger un certain modèle de calculatrice et bien c’est l’école qui la fournissait pour l’année. Nous en étions responsable c’est tous. Faite payé les écoles et je suis sûr qu’il trouverons les tablettes pas mal moins « essentielle ». Laissez les écoles facturer ce type d’accessoire dans un système gratuit ressemble au frais accessoires des clinique médical pour moi. Sauf que cette fois, c’est les fabricant et les fournisseur de service sans-fils qui empoche. si ça ce trouve, c’est eux qui sont derrière tous ça. Utiliser ce type d’appareil dans l’éducation scolaire ne doit surement pas aider à éviter la dépendance qu’on les gens aujourd’hui à leur damner téléphone. Les support informatique sont des outils formidables, j’en suis convient, mais le monde peut être découvert autrement que sur un écran il me semble.

Je suis toujours surprise de voir que des gens peuvent sortir de 3 ou 4 ans de cours de grade universitaire et ne pas être en mesure de mieux écrire en français. Les outils électroniques ont, au moins, l’avantage d’aviser l’utilisateur des fautes à corriger. C’est déjà ça de gagné!

Je suis vraiment navré que tous ce que vous retenez de mon commentaire sois la qualité de mon français. Vous me fournissez cependant l’excuse parfaite: J’ai toujours pu me fier au outils électroniques pour me corriger, je n’ai donc pas vraiment retenu mes règles de grammaire. Je pourrais aussi vous dire qu’à cause de la rapidité d’écriture au clavier, je ne prend pas assez le temps de réfléchir à comment j’écris.
Je pourrais aussi utiliser comme excuse que, puisqu’il parait que nous ne conservons que 15% de nos acquis académiques, après 20 ans de parcours scolaire, il soit assez normal que j’ai oublié ce que j’ai appris au primaire.

J’en suis une preuve: l’utilisation de trop d’outils « automatique » rend le cerveau paresseux à effectuer le travail lui-même. Un autre exemple? on m’a tellement habitué à utiliser une calculatrice que j’ai de la difficulté à comptabiliser les pointages d’un jeu de carte et vous ne pouvez pas savoir comment ça peut me faire sentir stupide!