Facebook et son arme antisuicide

Le réseau social met au point un nouvel outil qui permettra de signaler le comportement suicidaire d’un «ami» Facebook.

FouineurFacebook poursuit sa lutte contre le suicide. Après son formulaire destiné à «signaler du contenu de nature suicidaire», le réseau social met au point un nouvel onglet — qu’il espère plus efficace — pour permettre aux utilisateurs de signaler un message de détresse émis par un contact.

Toujours en rodage aux États-Unis, la fonction pourrait s’étendre dans d’autres pays au cours des prochains mois, rapporte San Francisco Chronicle.

Grâce à ce nouveau dispositif, les employés de Facebook seront avisés de l’existence des publications dont le contenu est alarmant, comme c’est déjà le cas pour les posts liés à la nudité ou à la violence.

Dans sa démarche d’intervention, récemment expliquée par les cadres de la multinationale californienne, la personne qui signale une publication sera d’abord invitée à communiquer avec son ami en détresse. Il lui sera aussi possible de demander au réseau social d’intervenir directement.

Dans un tel cas, Facebook pourra déconnecter l’auteur de la publication qui recevra, dès sa prochaine connexion, un message lui conseillant de joindre un ami ou d’appeler un centre d’appels de prévention du suicide, comme en témoigne cet exemple :

facebook suicide2

Enrayer un grave problème de société, voilà l’objectif que s’est donné le réseau social, qui accueille chaque jour 900 millions de visiteurs. «Le suicide est aujourd’hui le sida des années 1980», a indiqué Rob Boyle, cadre de Facebook, au moment de présenter l’outil.

Plus de 41 000 suicides sont en effet dénombrés chaque année aux États-Unis. Au Québec, trois personnes s’enlèvent la vie chaque jour, selon l’Association québécoise de prévention du suicide.

Du côté de Facebook Canada, le guide Aider un ami qui en a besoin a aussi été lancé en février dernier en collaboration avec l’organisme Jeunesse, J’écoute. Le guide, disponible sur Facebook, propose des conseils et des ressources sur le suicide.

«Il y a 15 ans, les messages de détresse affiché en ligne n’existaient tout simplement pas, explique Andréanne Deschamps, du service clinique de Jeunesse, J’écoute, dans un communiqué. Aujourd’hui, Facebook fait partie intégrante de nos vies et nous passons beaucoup de temps en ligne. Il est donc important de continuer de s’adapter et de rejoindre les jeunes dans leurs façons de communiquer afin de demeurer à l’écoute des enfants, des ados et des jeunes adultes.»

Dans la même catégorie
1 commentaire
Les commentaires sont fermés.

Je connais une histoire vécue d’un intervention par un groupe d’amis qui sur Facebook ont empêché un passage à l’acte suicidaire d’un de leurs copains et lui ont sauvé la vie. 🙂