Jour de la Terre : réparez vous-même vos gadgets

Les entrailles de vos appareils électroniques ne sont pas aussi complexes que vous le croyez.

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Photo : Pixabay

Les locaux d’Insertech, une entreprise montréalaise de réinsertion sociale, sont un anachronisme visuel : d’immenses poutres d’aciers boulonnées datant du début XXe siècle séparent les bureaux où traînent écrans, disques durs, cartes mères et tournevis de toutes les tailles.
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En ce lundi matin, seule une poignée de techniciens s’activent en silence à réparer et reconditionner ordinateurs, tablettes et autres appareils électroniques. Mais le 22 avril, à l’occasion du Jour de la Terre, plus de 60 personnes débarqueront ici avec un gadget défectueux ou lent dans l’espoir de le remettre en état, gratuitement.

L’événement, baptisé Réparothon, s’inspire des «Restart Party» et vise à rappeler l’importance de considérer la réparation d’un appareil électronique avant de le remplacer.

Nombreux sont ceux qui ragent, non sans raison, contre l’obsolescence planifiée des produits. Mais nous-mêmes avons notre part de tort : convaincus que la réparation serait trop coûteuse, nous ne prenons même plus la peine d’aller voir le réparateur.

Cette option s’avère pourtant plus verte et, dans bien des cas, plus économique qu’un nouvel achat. «Je ne compte plus le nombre de fois où des gens sont arrivés ici avec un ordinateur qualifié d’“irréparable” par un représentant d’une grande chaîne, raconte le coordonnateur des ventes et services d’Insertech, Jean-Sébastien Bigras. Souvent, il suffit de remplacer une pièce à 60 dollars.»

Le Réparothon a beau être gratuit, les participants ne se tourneront pas les pouces. Chacun sera jumelé à un technicien afin de prendre part au diagnostic et à la réparation — si possible — de l’appareil. «Les gadgets ne sont pas aussi fragiles que les gens le croient, dit Jean-Sébastien. On veut leur montrer qu’ils peuvent les ouvrir et les réparer eux-mêmes.»

Certes, certaines opérations s’avèrent trop complexes pour le commun des mortels. Mais remplacer une pièce endommagée dans un ordinateur, un téléphone intelligent ou une tablette ne demande généralement qu’un peu de patience… et un bon guide.

Hélas ! le Réparothon reste une activité ponctuelle, et il est trop tôt pour savoir si elle reviendra l’année prochaine. D’autres événements semblables sont parfois organisés au Québec, mais ils demeurent rares.

En attendant, vous pouvez toujours vous tourner vers le Web. Plusieurs sites, dont iFixit, regorgent de tutoriels qui détaillent les étapes et outils nécessaires pour réparer téléphones intelligents, consoles, appareils photo et autres.

Récemment, je me suis moi-même mis en tête de remplacer un bouton défectueux sur mon iPhone 4 — je dois être l’un des rares blogueurs technos à utiliser cette version, qui date d’il y a cinq ans. Les pièces nécessaires ne m’ont couté qu’une trentaine de dollars et, dès qu’elles arriveront par la poste, je m’attellerai à la tâche avec mes mains pleines de pouces. Je vous ferai part du résultat dans ce blogue.

* * *

À propos de Marc-André Sabourin

Journaliste indépendant, Marc-André Sabourin collabore à L’actualité depuis cinq ans, où il écrit régulièrement sur la technologie et l’entrepreneuriat. Il est coauteur du livre Dans les coulisses d’Enquête et siège au Conseil de presse du Québec. On peut le suivre sur Twitter : @MA_Sabourin.

 

 

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4 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Merci Marc-André ! Je te signale une petite erreur de frappe au tout début sur Insertech : il y a un t en trop (Insertecht).
Merci,
Saad

RÉPONSE DE L’ACTUALITÉ:
C’est corrigé. Merci de nous avoir signalé l’erreur!

Je peux comprendre la réticence des gens à vouloir ouvrir leurs appareils électroniques, quand on regarde des images comme celle de cet article tout ça a l’air incroyablement complexe, mais comme vous dites : c’est beaucoup simple qu’il n’y paraît. Il n’y a en général qu’une douzaine de morceaux (ou moins) et des câbles avec lesquels on peut travailler, c’est comparable à changer un pneu de secours en miniature…du moment qu’on sait quel est le problème.

Je ne compte même plus le nombre d’appareils que j’ai sauvé comme ça! Seuls deux appareils dans ma maison ne sont pas modifiés d’une manière ou d’une autre. Mais je ne répare plus ce qui est de toute manière trop lent pour être efficace, comme les ordinateurs d’il y a 10 ans. Le plus difficile dans les réparations est de trouver la bonne pièce de rechange. Il faut faire de bonnes recherches avec le numéro de modèle de l’appareil en question.