La voiture à hydrogène débarque au Québec

Le Québec deviendra le deuxième point de vente en Amérique du Nord après la Californie. Comme l’explique Maxime Johnson, le potentiel des voitures à hydrogène commence là où celui des véhicules électriques s’arrête.

Photo : Maxime Johnson

Alors que les véhicules entièrement électriques ont le vent dans les voiles, une autre technologie verte arrivera bientôt au Québec : les voitures à hydrogène. Toyota mettra en vente cette année, pour le gouvernement et quelques partenaires, la Mirai, un véhicule à pile à combustible capable de rouler 500 km avec un plein, tout en n’émettant que de la vapeur d’eau sur la route. Une technologie à la fois concurrente et complémentaire aux voitures électriques actuellement sur le marché. 

Voilà plus de 50 ans que les voitures à hydrogène sont annoncées comme une technologie du futur. Ces véhicules — qui intéressent pratiquement tous les fabricants — comportent un groupe propulseur électrique similaire à celui des Nissan Leaf, Tesla Model 3 et autres Chevrolet Bolt, mais où l’électricité est produite par une pile à combustible à l’hydrogène plutôt qu’emmagasinée dans une batterie.

On remplit un véhicule à hydrogène comme un véhicule à essence, en quelques minutes seulement. La technologie combine donc plusieurs avantages des moteurs à combustion (plein rapide et longue portée) et des moteurs électriques (fiabilité et aucune émission de gaz à effet de serre).

La pile à combustion de la Toyota Mirai. (Photo : Maxime Johnson)

Leur principal inconvénient est toutefois de taille. Les véhicules à hydrogène nécessitent une infrastructure pour les remplir qui n’est tout simplement pas offerte au Québec pour l’instant. Le Japon et la Californie sont un peu plus avancés sur ce plan, mais on est encore loin de l’omniprésence des stations à essence et des bornes électriques.

Au Québec, il n’y a en fait que deux stations à l’hydrogène : l’une au centre administratif de Toyota, à Brossard, l’autre à l’Université du Québec à Trois-Rivières.

La situation devrait toutefois s’améliorer en partie d’ici l’automne. « Nous voulons implanter en plus une station à Québec et une autre à Montréal, qui seraient des stations de distribution et de production d’hydrogène », expliquait Pierre Moreau, ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, dans une conférence de presse en marge du Salon de l’auto de Montréal.

Ces stations, financées par le privé et le gouvernement au coût de quatre millions de dollars, ne seront donc pas utilisées que pour remplir les véhicules, mais aussi pour produire l’hydrogène sur place. À long terme, on pourrait imaginer un avenir où chaque région produirait son hydrogène, qui pourrait ensuite être distribué dans les stations locales.

C’est d’ailleurs en partie  le potentiel de production d’hydrogène du Québec, où l’eau et l’hydroélectricité abondent, qui a incité Toyota à offrir la Mirai dans la province — le second endroit où elle est en vente en Amérique du Nord, après la Californie.

Produire de l’hydrogène pourrait permettre au Québec d’emmagasiner ses surplus électriques, mais aussi d’exporter ce carburant dans les autres provinces et aux États-Unis, croit Pierre Moreau.

Pour les consommateurs en 2019… peut-être !

Les 50 premières Mirai offertes par Toyota au Québec seront réservées au gouvernement et à certains partenaires de Toyota, mais l’entreprise compte plus tard vendre son véhicule aux consommateurs.

« On espère la vendre l’année prochaine [2019], mais on doit attendre que l’infrastructure pour le ravitaillement soit en place », explique Martin Gilbert, directeur gestionnaire de la planification des ventes et de l’innovation chez Toyota Canada.

Il ne faut pas brancher la Toyota Mirai, mais la remplir d’hydrogène liquide. (Photo : Maxime Johnson)

Le problème de l’infrastructure est le même depuis des années pour l’hydrogène. Les consommateurs attendent les stations pour acheter des véhicules, et les entrepreneurs attendent que les véhicules soient sur la route avant de construire des stations. L’œuf ou la poule.

Selon Martin Gilbert, la mise en vente de la Mirai pour les consommateurs devra attendre l’arrivée d’au moins une station dans chacun des grands centres au Québec.

Deux technologies concurrentes et complémentaires

La participation du gouvernement du Québec dans des projets-pilotes liés aux voitures à hydrogène est-elle contre-productive, considérant ses investissements dans l’électrification des transports ? Il s’agit pour l’instant d’un faux débat : les deux technologies peuvent coexister, du moins à court et moyen terme.

Les voitures entièrement électriques ont leurs avantages : recharge à domicile, fiabilité, faible coût de recharge au Québec, efficacité énergétique et plus. Mais les modèles pour le grand public peuvent au mieux atteindre 383 km d’autonomie à l’heure actuelle, et cette portée diminue avec le froid. Recharger un véhicule complètement est aussi une lente opération, ce qui rallonge les longs déplacements.

Tant que ces limites technologiques existent, la voiture à hydrogène constitue une solution de rechange intéressante aux voitures à essence, au transport de marchandises et aux voitures hybrides. Elle permet aux fabricants d’offrir un éventail de véhicules zéro émission qui correspondent mieux aux besoins des consommateurs.

Néanmoins, la performance des voitures entièrement électriques continuera de s’améliorer avec le temps. La question est de savoir à quel point leurs limites pourront être repoussées. Parier sur l’hydrogène, c’est un peu parier sur le fait qu’elles ne pourront jamais répondre à tous les besoins. Ce n’est peut-être pas une mauvaise idée.

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24 commentaires
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J’aimerais corriger ce qui semble une petite erreur de rédaction. Il est écrit : « Les voitures entièrement électriques peuvent au mieux atteindre 383 km à l’heure actuelle », cela crée une légère confusion entre l’autonomie des batteries et la vitesse…. Il s’agit bien sûr de « l’autonomie » pour le moment…. Peut-être une petite question de ponctuation ?

L’un des enjeux de l’électricité c’est effectivement le stockage et le temps de charge qui reste encore assez lent. Le problème se pose de façon identique avec l’énergie solaire si bien que les centrales solaires ne peuvent encore combler à 100% les besoins d’électricité.

Je trouve que l’arrivée de la Mirai est une très bonne nouvelle. J’ai toujours cru que l’hydrogène avait un brillant avenir, c’est particulièrement vrai au Québec grâce au potentiel hydroélectrique.

Bien sûr, toutes ces solutions et leur usage devraient encore prendre du temps pour être à pleine maturité ; l’ouverture du Québec et des Québécois pour ces technologies fait vraiment plaisir à voir quoiqu’il en soit.

Reste à rendre plus accessible encore, le pouvoir d’achat de ces véhicules peu polluants.

Oui, on parle bien de l’autonomie. J’ai précisé pour être sûr que ce soit clair, merci.

Le rendement énergétique avec l’hydrogène est lamentable comparé aux voitures électriques. Ça prend plus de 3 fois plus d’électricité pour parcourir la même distance, si l’hydrogène est produite par électrolyse à partir de l’hydroélectricité. Pour cette raison, le côté « vert » des voitures à hydrogène, c’est de la poudre aux yeux, et c’est également difficile à croire qu’elles pourraient être concurrentielles sur le plan monétaire.

Faut pas oublier que la production d’hydrogène est enfin un bon moyen de stocker notre production d’électricité.
Je trouve cela un peu plus vert et économiquement intéressant.

Les batteries de voitures électriques sont faites avec des métaux rares, il a été démontré que pour extraire ces metaux rares, il faut produire autant de co2 qu’une voiture a essence produit en 7 ans.

Les voitures électriques: de la poudre au yeux pour le côté environnemental.

@Eric S.
C’est ce que les pétrolières voudraient bien vous faire croire. Je vous donne une référence à ce sujet. La production d’un véhicule électrique à grande autonomie (« long range ») génère 15% plus de gaz à effet de serre que la production d’un véhicule à essence comparable. Le « payback », c’est-à-dire le temps que ça prend pour compenser cet excès de pollution au moment de la production du véhicule, est calculé à 16 mois (19000 miles). C’est une référence américaine, où la réduction d’émissions avec voiture électrique vs essence est à peu près de 50%. Sur la grille québécoise, à presque 100% d’énergie renouvelable, ce serait encore plus court que 16 mois.
https://www.ucsusa.org/sites/default/files/attach/2015/11/Cleaner-Cars-from-Cradle-to-Grave-exec-summary.pdf
Pour ce qui est spécifiquement de l’extraction des métaux qui constituent les batteries, l’extraction du lithium et du cobalt ne génèrent pas particulièrement de gaz à effet de serre. Si vous parlez des terres rares, le lithium et le cobalt n’en sont pas. Des aimants au néodyme sont néanmoins utilisés dans la plupart des moteurs de voitures électriques, mais pas tous (la Tesla S, par exemple). Le problème de l’extraction des terres rares n’est pas tant la production de CO2 que les dommages environnementaux locaux.

@Richard Touchette
L’efficacité du stockage de l’hydrogène suivi de son utilisation dans le cas de compagnies d’électricité serait de 25-40%, selon Wikipedia. N’ai pas de réponse intelligente à savoir s’il y a vraiment une place pour ça quelque part, mais je peux juste rappeler que le meilleur système de stockage d’énergie renouvelable à grande échelle, ce sont les grands réservoirs des barrages électriques. Dans le cas du Québec, je doute qu’un autre système puisse supplanter ça (hydrogène, batteries, air comprimé, etc.)

Le sujet du stockage continuait à m’intriguer…
Les réservoirs des barrages du Québec:
http://www.hydroquebec.com/comprendre/hydroelectricite/gestion-eau.html
Extrait: « Hydro-Québec possède 27 grands réservoirs. Véritables mers intérieures, ils offrent une capacité maximale de stockage de 176 milliards de kilowattheures, soit l’équivalent des besoins de l’ensemble du Québec pendant un an. »
Ça donne une idée de l’énormité de la capacité de stockage déjà disponible. Si on remplaçait ça par des batteries lithium-ion à 100$ du kWh, ça ferait 17600 milliards de $, c’est-à-dire 46 fois plus que le PIB du Québec en 2015! Je n’ai pas d’ordre de grandeur pour les coûts du stockage d’hydrogène, mais la comparaison avec les réservoirs serait sûrement tout aussi farfelue. Ce serait encore pire en tenant compte de la médiocre efficience du cycle de stockage et réutilisation de l’hydrogène.

A la fin des années 1970, 78 ou 79, il avait été question de fabriquer de l’hydrogène dans la région de Port-Cartier avec une affiliation avec une compagnie allemande et dédié a l’exportation. C’est une manière de stocker les surplus d’électricité et d’en retirer des profits.

J’ai déjà lu que la production d’hydrogène est très inefficace: il faut beaucoup plus d’énergie électrique pour produire de l’hydrogène comparativement à ce que ce même hydrogène redonne en énergie une fois rendue dans la pile à combustion d’une voiture. Personne ne semble s’en soucier. Seule un endroit comme le Québec qui « semble » avoir des surplus de production hydroélectrique pourrait justifier cette technologie « électro-gourmande »…

Qu’arrivera-t-il avec la vapeur d’eau laissée sur les routes lors de nos hivers québécois?

Exactement la même chose qu’avec une voiture à essence qui émet du CO2 et de l’eau. Dans les deux cas, il y a de la vapeur d’eau. Faut le faire, vivre au Québec et avoir peur d’un peu de vapeur d’eau émise, vous avez déjà vu de la neige?

Bonjour. Pour ce qui est de l’autonomie limitée à 383 km, vous parlez sans doute de la Bolt. Or, la Bolt peut aisément atteindre 450 km d’autonomie en été (plusieurs ont déjà fait 500 km sur une charge durant l’été). Mais bien moins en hiver, j’en conviens. 383 km est donc probablement plus près de l’autonomie moyenne que de l’autonomie maximale. Par ailleurs, toutes les voitures perdent de l’autonomie en hiver, de l’ordre de 30% à ce que j’en sais. Je serais curieux de voir quelle est cette perte en hiver pour un véhicule à hydrogène. Notez que je conduis une Bolt.

Le seul façon que je peux voir l’utilité d’un moteur PAC (pile à combustion) serait d’accumuler des réserves d’hydrogène par électrolyse avec les surplus d’énergies de flux comme le vent et soleil en période fortes pour faire fonctionner des génératrices statiques à hydrogène pendant les périodes plus faibles ou pendant les pannes, oui j’embarquerais, mais la petite goutte d’eau qui scintille au bout d’un tuyau d’échappement d’auto c’est de la fumisterie

Est-ce que ça débarque à Québec et en Californie parce que ce sont deux endroits où plus de gens avertis croient en un avenir propre et où on croit que l’électrification des transports est la façon la plus rapide de réduire les GES puisque depuis 2016 l’industrie du transport dépasse l’industrie de génération d’électricité sale,

et

que de ne pas essayez d’entraver cette transition vers les énergies propres pourrait nuire aux intérêts des pollueurs qui veulent garder ce statu quo lucratif le plus longtemps possible, alors rien de mieux que d’éblouir les gens avec la petite goutte d’eau propre qui sort de l’échappement. Rappelons-nous des GWBush et Dick Cheney lorsqu’ils ont annoncés avec un petit sourire malicieux des investissements dans le véhicule hydrogen pour entraver le progrès des VE.

Parce que nous savons maintenant que le véhicules à hydrogène est une arnaque promue par les pétrolières (et industrie de l’auto; les Volkswagen de ce monde) pour 2 raisons;
– si ça ne fonctionne pas, et bien ça fait leur affaire pcq ça nous fait perdre du temps pendant qu’ils se gavent de subventions ‘vertes’ et retarde la transition vers les vraies solutions propres comme le VE à batterie

– et si ça fonctionnait ce serait doublement avantageux pour les pollueurs pcq ça demanderais encore plus de gaz méthane (CH4 qui provient de plus en plus de la fracturation) pour suffire à la demande d’hydrogène, étant donné que l’électrolyse est très inefficace et consomme beaucoup d’électricité.

@ Daniel Grant,

S’il est juste qu’actuellement une partie importante de la production d’hydrogène, l’est à partir du gaz naturel – ce qui constitue potentiellement une certaine quantité de rejets de gaz à effets de serre – cette production n’est pas faite par électrolyse mais plutôt par chauffage (vaporeformatage).

Il existe d’autres possibilités de produire l’hydrogène, notamment par fermentation.

S’il est vrai que la production d’hydrogène à partir du gaz naturel est actuellement la plus efficace, la production par électrolyse est la plus écologique, elle permet l’usage de sources d’électricité renouvelable ou mieux encore les surplus qui s’ils ne sont pas employés sont perdus. Ce processus permet aussi de stocker de l’énergie pour les périodes de plus forte demande énergétique.

Les usages sont multiples et ne se limitent pas à seulement l’automobile.

De plus, les recherches qui sont menées sur la production d’hydrogène par électrolyse de l’eau, devraient normalement dans un proche avenir porter leurs fruits. Le coût de la production devrait donc baisser significativement.

Quant aux batteries nécessaires au fonctionnement des véhicules électriques (VE), elles ont également un coût écologique à la production ; leur recyclage pourrait dans un avenir proche devenir un sérieux problème en raison de leur prolifération.

Il n’existe probablement pas de solution idéale à l’élimination des énergies fossiles, certains compromis sont nécessaires, à moins qu’on ne souhaite renoncer à toute forme de progrès scientifique. Choisir de vivre très exactement comme il y avait 4500 ans pourrait également être une excellente solution à tous les problèmes du moment présent…. Nous avons théoriquement le choix, quoique peut-être que notre survie sera tôt ou tard à ce prix-là.

Je suis propriétaire d’une Soul EV. Je parcours environ 30000 km/an. Par expérience personnelle donc, je considère le débat sur l’autonomie plutôt futile. Ce n’est absolument pas une raison pour considérer l’hydrogène comme solution viable. Hors de question que j’achète ce type de voiture. D’une part, ce carburant coûtera plus cher que l’essence, et ce sera un marché captif contrairement à l’électricité. D’autre part, produire de l’hydrogène demande 3x plus d’électricité km pour km comparé à la voiture électrique, ce qui va complètement à contre-courant des politiques mondiales de réduction des émissions de gaz à effet de serre. N’oublions pas qu’une très grande majorité des pays utilisent des carburants fossiles pour produire leur électricité

J’ai de la difficulté à voir comment on peut être enthousiaste face à l’inefficacité énergétique de l’hydrogène. Même en la produisant par électrolyse de l’eau, l’énergie nécessaire pour cette transformation correspond à l’énergie nécessaire pour faire rouler trois véhicules électriques sur la même distance. Et on n’a pas encore parlé de stockage et de transport… Je n’ose pas imaginer le coût pour se procurer ce carburant. D’ailleurs, pourquoi le financement de ces stations est-il toujours aussi opaque et ce, deux jours après l’annonce?

C’est en effet a se demander ce qui va arriver avec vapeur d’eau sur nos routes du Québec à -10c et moins. Supposons que l’hydrogène est efficace, économique, et vraiment écologique, on pourrait penser à des hybrides hydrogène / électrique. .

Un véhicule à hydrogène, c’est à la base une voiture électrique à pile au lithium dont la source d’énergie pour la recharge provient seulement de l’électricité produite par la pile à combustible (PAC). L’efficacité des ces PAC diminue avec les années. Les ciruits haute pression de stockage d’hydrogène ont une date de péremption (do not refuel after 2031/06) tel que montré sur la photo de la trappe de ravitaillement. QUI voudra acheter une voiture dont la fin de vie est déjà connue?

@ Serge Drouginsky

L’auto à hydrogène n’est pas plus crédible que le ‘diésel propre’ des Volkswagen de ce monde.

Aujourd’hui on peut ‘récolter’ de l’énergie gratuitement qui vient de cette centrale nucléaire à fusion dans le ciel qui se lève à tous les matins depuis des millions d’années.

On n’a plus à se prendre pour des ‘créateurs’ d’énergie, on a tout simplement à être plus intelligent que les piments!

La planète terre EST un panneau solaire.
Les plantes utilisent 4 fois plus d’énergie solaire que toute l’humanité entière et ça coûte rien.
Produire de l’hydrogène (sans créer de GES?) pour accumuler les énergies de flux (vent, soleil, marée) est recevable, mais pas pour VE.

Si vous croyez cette propagande des pétrolières à propos des VE qui ne seraient pas écologiques, vous croyez probablement aussi les gazouillis de Trump, et si c’est le cas ne vous en faites pas trop pcq il dit que le charbon est propre.

Et si vous ne croyez pas Trump et que vous êtes sérieux à propos de l’écologie des batteries, et bien pour l’instant elles sont garanties pour 8 ans et ré-utilisables en fin de vie pour en faire un accumulateur résidentiel (comme PowerWall de Tesla) ou recyclées pour retourner dans un VE.

Mais en 2026 au rythme où vont les choses je pense que le VE aura autant de différence que le iPhone de 2007 et celui d’aujourd’hui, alors que les bagnoles à pétrole ne feront qu’aggraver les GES et détruire les conditions d’existence de l’humanité.

Comme vous dites « il n’y a pas de solution idéale » mais le fossile ne fait plus plus partie de la solution, solution qui existe et qui fonctionne aujourd’hui et il faut trouver des moyens d’empêcher ces riches lobby pétroliers anti-démocratiques qui entravent les « progrès scientifiques » en nous faisant perdre du temps par la désinformation (voir les frères Koch et les Marchands de doute ou plus localement l’IEDM).

Il faut diminuer notre dépendance destructive et arriérée du fossile le plus tôt possible pour éviter qu’on retourne à beaucoup plus loin que «4500 ans» en arrière comme vous dites.

@ Daniel Grant,

Merci pour votre texte qui démontre tout l’intérêt que vous portez à ce genre de questions. Vous avez entièrement raison quant aux ressources solaires qui sont encore exploitées de manière insuffisante malgré des progrès très sensibles depuis quelques années.

Somme toute oui ! La photosynthèse des plantes est un bon exemple.

Les compagnies pétrolières ont déjà amorcé leur transition énergétique, de telle sorte que les revenus qu’elles tirent encore des combustibles fossiles sont compensés et le seront de plus en plus par la production et/ou la distribution d’énergies renouvelables ; en définitive se sont toujours les compagnies qui disposent des plus grandes ressources financières qui tiennent toujours le robinet peu importe ce qui est distribué ou produit.

Vous faites mention de Tesla. Cette compagnie réputée comme « visionnaire » est encore incapable de produire des véhicules pour répondre à la demande et offrir une gamme de produits à des prix qui s’accordent avec la plupart des budgets. L’usage des batteries en fin de vie à des fins domestiques prouve aussi que les batteries actuelles sont difficiles à recycler, sans compter leur coût écologique à la production.

Les VE restent souvent un second (ou un troisième) véhicule ; cela me fait plutôt rire de voir les gens qui ont une auto électrique (ou hybride) et un gros VUS….

Actuellement tous les constructeurs d’automobiles travaillent sur des véhicules alimentés ou propulsés par l’hydrogène. Quelques compagnies comme Air Liquide voient dans le développement des applications avec l’hydrogène un fort potentiel de croissance de leurs activités dans les prochaines années et… sur le long terme.

Grâce à l’électrolyse, on peut théoriquement stocker cette énergie dans divers matériaux. Ainsi on pourrait non seulement stocker l’énergie produite avec des flux, mais encore pouvoir transporter cette énergie partout où on en a besoin. Les coûts de production vont baisser et l’efficacité énergétique augmenter.

Je pense que dans le développement des énergies nouvelles et de leur usage, nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements. Beaucoup reste à venir et certainement à faire. Je partage votre point de vue que d’ici 10 ans les véhicules mis sur le marché seront différents quelle que soit alors la manière de les faire fonctionner.

Affaire à suivre… donc.

@ Serge Drouginsky

…Les compagnies pétrolières ont déjà amorcé leur transition énergétique… ah oui?

Je m’attendrais à ce que ce soit la chose la plus naturelle au monde qu’après avoir fait tant d’argent avec notre dépendance au pétrole qu’elles puissent voir dans l’air du temps qu’ils pourraient encore contrôler le ‘robinet’ pour encore un siècle, mais cette fois-ci une dépendance aux énergies propres, sans tuer.

Nous voyons très bien que les pétrolières ne cesseront pas pcq les gens meurent par les conflits armés ou par la maladie, qu’elles détruisent les conditions d’existences de l’humanité, mais pcq bientôt, financièrement le fossile n’aura aucun sens à comparer aux énergies propres. On a pas besoin d’aller en guerre pour le solaire, ç’est la remarque qu’on entend des soldats qui reviennent de l’extérieur où ils doivent tuer des gens pour protéger les installations pétrolières.

Le plus inquiétant c’est de voir cette industrie de l’auto à pétrole qui a été sauvée de la faillite à coup de milliards de subventions, elle s’apprête maintenant à siphonner encore plus de subventions qui devraient plutôt aller à l’avancement du VE à batterie.

Non l’hydrogène n’est qu’une manœuvre de distraction et de retardement pour nuire à l’industrie du VE.

Oui Tesla est la compagnie responsable qui ne dépend pas de subventions et qui mérite toute notre admiration et qui est capable de produire des VE malgré tous les obstacles que le lobby pétrolier leur envoie en pleine face continuellement.
J’attend mon tour comme 500,000 autres acheteurs qui ont fait un dépôt de $1000 pour la Tesla 3 qui est maintenant abordable.

Ce qui est le plus triste c’est de voir ceux qui ont les moyens et achètent encore des bagnoles à pollution, quand on sait que la Tesla est la voiture la plus sécuritaire au monde et la plus performante et qui vit très bien en Norvège qui a des hivers aussi rigoureux que les nôtres.

@ Daniel Grant,

Cela semble vous étonner que les compagnies pétrolières investissent dans les énergies renouvelables…. Allez voir les sites web des grandes compagnies pétrolières, vous pourrez constater par vous-même que ces compagnies investissent de plus en plus dans les énergies renouvelables.

Ce qui compte, ce n’est pas le type d’énergies qu’elles exploitent, mais bien les profits qui peuvent être tirés par la fourniture énergétique.

Je comprends parfaitement votre admiration pour la Norvège. Il m’arrive d’ailleurs de prendre ce pays en exemple lorsque j’écris des commentaires économiques ; si ce n’est que c’est quand même le pétrole qui a tiré ce pays de la pauvreté.

L’intelligence des Norvégiens ayant été certainement d’avoir su utiliser cette manne à bon escient.

Je ne suis aucunement contre l’usage des véhicules électriques, si mes moyens me le permettaient j’aimerais bien moi aussi acheter un véhicule neuf qui soit électrique. Notre seul point de désaccord vient du fait que je crois dans les applications de l’hydrogène, incluant le secteur de l’automobile.

Mais bon… je ne m’obstinerai pas… c’est l’avenir qui nous le dira.

M. Johnson il y a des demie-vérités qui sont aussi pires que des mensonges, comme:
…au mieux atteindre 383 km d’autonomie…
complétons en disant que c’est déjà beaucoup plus que ce que la majorité des gens ont besoin
ou
…cette portée diminue avec le froid…
complétons; comme votre iPhone diminue en utilisant plus de ressources, la batterie du VE aussi quand on utilise le chauffage mais vous partez à chaque matin avec un VE plein ou selon ce que vous avez besoin, il est chaud et vous n’aurez pas à grater la glace.
ou
…Recharger un véhicule complètement est aussi une lente opération…
complétons cette demi-phrase qu’on entend souvent;
il y a 3 modes de recharge,
1- (110v) chargez pendant que vous dormez comme votre iPhone,
2- (220v) pendant que vous êtes branché en mangeant au restaurant, ou pendant votre magasinage
3- (550v) bornes rapides en voyage
je vois beaucoup de gens mettre seulement $20 de pétrole à la pompe pcq c’est tout ce qu’ils ont besoin, alors c’est pareil pour le VE, vous n’êtes obligé de remplir la batterie.
ou
… ce qui rallonge les longs déplacements…
En étant généreux avec une vitesse moyenne de 100km/h, 383km = 3.83h = 3h40 et plus.
À moins d’être dans un marathon après 3h de conduite j’ai besoin d’arrêter ne serait-ce que pour la vessie et le temps d’attente à la borne rapide vous permet de faire vos appels sur iPhone, légalement.

Comme au début des iPhone (2007) personne avait de l’expérience avec l’autonomie des batteries, c’est pareil pour le VE, ça prend une gestion différente.
Essayez d’enlever le iPhone à un ado quand 75% préfère se passer d’un permis de conduire que leur iPhone.

La voiture à hydrogène est l’oeuvre des lobby du pétrole/auto qui tente d’entraver la transition vers la mobilité électrique par batterie.