Quelle place pour l’hydrogène au Québec?

Les premières voitures à hydrogène roulent déjà sur les routes du Québec. Si la technologie semble prometteuse pour l’industrie du transport, la preuve reste encore à faire pour les véhicules des particuliers. 

Toyota avait frappé un grand coup au Salon de l’auto de Montréal 2018  en annonçant la vente de 50 voitures à hydrogène Mirai au gouvernement du Québec et à des partenaires. Un an plus tard, les véhicules ont été livrés et une première station-service multicarburant publique est sur le point d’ouvrir ses portes à Québec pour les ravitailler.

Une seconde station devrait être construite sur la Rive-Sud de Montréal d’ici la fin de l’année, avec la participation financière de Honda, un constructeur automobile qui offre des véhicules à l’hydrogène ailleurs dans le monde, mais pas au Québec. « Nous n’avons pas de lancement prévu cette année, dit Jean-Marc Leclerc, vice-président aux ventes et à la commercialisation chez Honda Canada. Nous croyons qu’il y a un beau futur pour l’hydrogène, mais il faut auparavant investir dans l’infrastructure. »

La Mirai de Toyota peut toutefois déjà être achetée au Canada.

Photo: Maxime Johnson

Les véhicules à hydrogène sont dotés d’un groupe propulseur électrique, comme dans la Nissan Leaf et autres Chevrolet Bolt qui roulent déjà sur les routes du Québec. Le moteur est toutefois alimenté non pas par une batterie qui être rechargée périodiquement, mais par une pile à combustible fonctionnant à l’hydrogène.

En roulant, les voitures ne rejettent que de la vapeur d’eau. Si l’électricité utilisée pour produire l’hydrogène est propre, le moteur d’une voiture à hydrogène ne produit donc aucun gaz à effet de serre, comme avec les voitures électriques à batteries.

La station-service de Québec devrait vendre l’hydrogène 10$ le kilogramme. Le réservoir de la Mirai peut accueillir 5 kg, ce qui lui permet de parcourir 500 km. Le prix pourrait évidemment diminuer avec les améliorations technologiques, mais brancher une voiture sur le réseau d’Hydro-Québec directement devrait toujours être plus abordable.

L’hydrogène offre toutefois quelques avantages intéressants par rapport aux batteries. On fait notamment le plein rapidement, comme on ferait le plein d’essence, ce qui pourrait faciliter son adoption par les consommateurs qui n’auront pas à changer leurs habitudes.

Les voitures à hydrogène évitent aussi les problèmes reliés aux batteries, comme l’efficacité qui diminue avec les années, leur autonomie plus faible en temps froid et la gestion du recyclage en fin de vie.

Notons que ce dernier avantage pourrait cependant diminuer avec le temps. Si le recyclage des batteries est problématique à l’heure actuelle, de nouveaux procédés permettront en effet bientôt d’en récupérer les éléments beaucoup plus efficacement. Une usine de récupération des batteries lithium-ion s’implantera au Québec en 2019, ce qui permettra par exemple de récupérer jusqu’à 95% des composantes des batteries de voitures, incluant le cobalt, le lithium et le graphite, qui pourront ensuite être réutilisées dans des batteries neuves.

Quel intérêt pour les consommateurs?

Photo: Maxime Johnson

Pour Stéphane Pascalon, chef de programme à l’Institut du véhicule innovant, l’intérêt de l’hydrogène pour les voitures personnelles est limité au Québec. Son groupe de recherche croit que le grand public devrait se tourner vers les voitures électriques à batteries.

« Les voitures électriques utilisent une énergie propre au Québec, elles sont plus efficaces que les voitures à hydrogène et elles sont stationnées 90% du temps, que ce soit à la maison ou au travail, observe-t-il. Pour la grande majorité des gens, c’est donc facile de les recharger de cette façon. »

De fait, M. Pascalon ne comprend pas la stratégie de Toyota et de Honda. « Ils essaient de justifier l’achat d’un véhicule qui coûte plus cher qu’un véhicule électrique, avec une énergie qui coûte plus cher que l’essence et avec une infrastructure plus rare que l’électricité, qui est déjà présente chez monsieur et madame Tout-le-Monde. Il y a beaucoup de désavantages qui font que ces véhicules n’ont aucune chance de percer le marché pour les particuliers. »

Michel Archambault, directeur du développement des affaires d’Hydrogenics, l’entreprise derrière l’infrastructure reliée à l’hydrogène dans la station-service multicarburant de Québec, n’est pas du même avis.

« L’hydrogène permet d’emmagasiner l’énergie, souligne-t-il. Il ne faut pas regarder seulement au Québec. De l’électricité propre n’est pas toujours accessible dans un réseau électrique, il faut la stocker au bon moment. »

En utilisant un électrolyseur pour capturer l’énergie produite par des sources renouvelables lorsqu’elle est accessible, on peut limiter son empreinte énergétique, et même permettre d’éviter le gaspillage de son énergie propre lorsqu’elle n’est pas utilisée à 100%.

Une solution adaptée au transport lourd?

Si le débat est ouvert sur l’intérêt des voitures à hydrogène pour les particuliers, il y a un fort attrait pour les entreprises, particulièrement dans l’industrie des transports lourds.  « À l’inverse des véhicules personnels, les camions doivent être sur la route 90% du temps, dit Stéphane Pascalon. Le remplissage rapide de l’hydrogène est donc un avantage de taille pour les entreprises de transport. Un camion à l’hydrogène sera aussi moins cher qu’un camion à batteries. »

Il serait coûteux de tapisser la province de bornes à hydrogène pour le grand public – le système de production d’hydrogène dans la station-service de Québec a coûté 5 millions $ à lui seul. La création d’axes routiers pour les camions utilisant cette technologie serait en revanche beaucoup plus facile, et économiquement viable.

«Installer des bornes entre Toronto et Montréal serait efficace, dit M. Pascalon. Les camions empruntent pratiquement toujours les mêmes routes. » L’autopartage et l’industrie du taxi pourraient aussi bénéficier des avantages de l’hydrogène. Mais pour les particuliers, la preuve reste encore à faire.

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19 commentaires
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Si monsieur Pascalon ne comprend pas la stratégie de Toyota et de Honda, c’est simplement parce qu’il ne comprend pas la stratégie marketing japonaise. Une stratégie qui a plutôt bien fonctionné pour toute sorte de produits depuis plus de 70 ans, grâce à l’avance technologique et la fiabilité sur plusieurs segments.

Même si on n’en parlait peu dans la presse généraliste. Force est de constater que ce type de propulsions était dans les plans de plusieurs constructeurs automobiles depuis plus d’une vingtaine d’années. Ford d’ailleurs avait ouvert le bal avec des publicités aguichantes montrant un conducteur d’une Focus équipée d’un moteur à combustion buvant l’eau émise par son pot d’échappement.

Ford commercialise depuis 2013 en Europe une camionnette Transit hybride de livraison fonctionnant au diesel et hydrogène qui ne consomme finalement qu’un litre de carburant aux 100 kilomètres.

Daimler (Mercedes), l’alliance Renault-Mitsubishi-Nissan et Ford se sont associées pour mettre en commun les recherches sur les piles à combustibles. Toyota et BMW se sont accordées de la même façon.

Il est assez clair que les constructeurs misent sur une révolution en matière de transports et qu’ils entendent offrir des gammes de produits qui répondent à tous les segments.

À cet effet, l’automobile à essence conventionnelle n’est pas nécessairement morte pour autant. Des autos recyclables avec des moteurs peu polluants (3 à 4 litres aux 100) peuvent constituer sur encore nombre de marchés une solution à faible empreinte écologique qui puisse être commercialisée aisément.

Il faudra choisir entre quelque chose de régulier et polluant comme l’essence ou quelque chose de propre et nouveau comme hydrogène.

Qui comprend qui et qui comprend quoi?

Ce que je comprend c’est que ce sont les mêmes arguments auxquels je croyais dans les années 90 avec Ballard, mais en creusant un peu
on se rend compte, qui peut bien vouloir comprendre cette arnaque de l’hydrogène?
Oui le pétrole.

L’hydrogène vient du fossile (CH4) alors on fait fausse route si on est sérieux à vouloir dé-carboniser et survivre sur notre planète.

Ce que je comprend c’est que GW Bush et Dick Cheney nous ont parachuté l’idée de l’hydrogène pour ralentir la transition vers la mobilité électrique et ç’a réussit, ils ont même tué l’auto électrique en 1995.

Imaginez où nous en serions aujourd’hui dans le transport propre si le gouvernement avait supporté les innovations dans la mobilité électrique…

Allons nous tomber dans les mêmes entourloupettes?

Aujourd’hui l’arnaque de l’hydrogène n’existe que pour siphonner l’argent du fond vert et pour diminuer les efforts vers la vraie mobilité électrique à batterie.

Il y a quelques demi-vérités dans cet article et comme c’est mignon pas un mot sur Tesla, comme par exemple le camion Semi de Tesla qui ne coûtera pas plus cher qu’un diésel avec des performances cent fois supérieures au diésel. Pas un mot sur la fin de vie des batteries qui peuvent accumuler l’énergie solaire et servir de génératrice, la batterie de ma Tesla 3 (75kW) est 11 fois plus puissante que ma vieille génératrice Honda de 6.5 kW. Ou elles peuvent être recyclées pour retourner dans un VE.

Nous avons une infrastructure au Québec déjà établie aux quatre coins de la province qui a déjà été payée par nos taxes où chaque poteau d’HQ peut être converti en borne de recharge rapide qui prend le temps de boire un café pour recharger une Tesla.

Comment peut-on être rationnel en voulant créer une infrastructure pour l’hydrogène qui coûte des millions et qui exige un réseau de distribution avec tous ses problèmes technologiques et les dangers d’une bombe H sous le siège.

Nous n’avons qu’à nous rappeler le Diéselgate de Volkswagen avant de prêter de bonnes intentions à l’industrie de l’auto.

Pour l’instant la seule compagnie entièrement dédiée à la mobilité électrique est Tesla et la seule qui possède un réseau de bornes rapides pour voyager d’un océan à l’autre, mais 95% du temps je charge ma Tesla avant d’aller me coucher chez moi et le matin j’ai toujours une voiture pleine, chaude et déglacée. Et oui quand c’est froid il y a diminution comme dans tous les modes de transports mais il m’en reste encore plus que ce que j’ai besoin.

Nous avions je crois déjà devisé sur le même sujet. Et… tant mieux pour vous si vous êtes du nombre des privilégiés qui peuvent circuler en Tesla.

Hormis le fait que le Québec ne représente qu’un segment limité du marché automobile mondial, vous ignorez à l’évidence le potentiel de développement de l’hydrogène qui ne sert pas seulement qu’à la propulsion automobile, lorsqu’il et susceptible de d’être employé dans toutes sortes de domaines.

L’hydrogène figure dans les plans de nombreux pays pour atteindre les objectifs en matière de transition énergétique. Et manifestement vous confondez un gaz à effet de serre : le méthane (CH4) avec l’hydrogène (H2).

L’un des enjeux actuels, c’est de produire de l’hydrogène par électrolyse à partir de sources d’énergies renouvelables et non comme c’est encore majoritairement le cas à partir d’énergie fossile. L’autre enjeu est le stockage de l’énergie pour produire de l’électricité lorsque la demande est supérieure à l’offre.

Le Québec dispose d’une excellente opportunité de produire de l’hydrogène grâce à ses surplus d’électricité renouvelable.

À toutes fins pratiques, le moteur de la Mirai est un moteur électrique. Ce qui change donc, c’est la pile. Si les recherches et développements se confirment, la durabilité et le coût de revient d’une pile à combustibles (comme l’hydrogène) devrait rendre ce type de véhicules plus attractifs sur le marché que des véhicules 100% électriques.

Mercedes commercialiser en Europe le GLC F-Cell un VUS hybride électrique rechargeable et hydrogène, qui donne une bonne image de ce à quoi pourraient ressembler bien des véhicules de demain pour par plus cher qu’un véhicule 100 % électrique présentement. À noter que contrairement à la Mirai, le moteur à hydrogène de la Mercedes est un moteur thermique.

Ainsi l’hydrogène peut se décliner de diverses façons.

@ M. Drouginsky
Oui je me souviens et j’avais dit que l’H sur des projets statiques dans différents domaines je ne vois pas de problème tant que l’électrolyse est réalisé par de l’énergie gratuite, mais c’est quand même une aberration de dépenser autant d’énergie pour arriver à l’H pour ensuite en produire une force de propulsion qui dépend de tellement de conditions pour arriver à produire cette petite goute d’eau au tuyau d’échappement si chère aux promoteurs de l’H.

Allez voir le site que M.Richard Lemelin a eu la gentillesse de nous fournir.

Et la façon la plus rapide d’extraire l’H c’est par le méthane CH4 avec 4 belles molécules de H,
c’est là que vous n’avez pas compris mon commentaire, et ça c’est du fossile cher monsieur.

Et quand on parle de fossile et bien vous avez toute l’armée de marchand de doute qui nous pollue les média avec des arguments farfelues FUD (peur, incertitude et doute) pour justifier le statu quo pour nous faire les poches le plus longtemps possible en appauvrissant tout sur leur passage ainsi que les conditions d’existence de l’humanité.

Utiliser notre surplus d’électricité propre pour faire de l’H n’est pas plus intelligent que de fournir en électricité à bon marché une raffinerie de pétrole qui nous pollue depuis un siècle.

Jusqu’à date l’H pour la mobilité n’est qu’un moyen de retarder la transition vers la mobilité électrique et de siphonner le fond vert comme le gaz soi-disant naturel.

Votre illusion à propos de l’H n’est pas plus saine que l’illusion qu’on peut continuer longtemps avec le fossile qui nous mène vers un point de non-retour du climat.

@ Daniel Grant,

J’avais depuis hier en effet consulté le lien qui nous était proposé par monsieur Lemelin. Ce que j’ai lu sur ce site ne m’a guère impressionné et il n’y a pas grand-chose que je ne savais déjà. Qui plus est sa méthode de calcul pour établir l’efficacité énergétique d’un moteur ne rencontre pas en la matière la méthodologie européenne et les standards allemands qui sont pour le moment les plus strictes en la matière.

J’avais d’ailleurs rédigé une note à l’attention de l’auteur de ce blogue. Mais… sa page de commentaires s’est fermée entre temps. Et tous les commentaires peu flatteurs qui s’y trouvaient ont été effacés. Probablement parce que ce qu’il écrit pourrait paraître vrai sans l’être particulièrement pour autant.

Vous écrivez ceci : « Oui je me souviens et j’avais dit que l’H sur des projets statiques dans différents domaines je ne vois pas de problème tant que l’électrolyse est réalisé par de l’énergie gratuite (…) », somme toute de l’énergie gratuite, je n’en vois guère où que ce soit. Dites-moi où ? Je vais déménager dans ce pays là !

Il y a effectivement de l’hydrogène dans les hydrocarbures. Certes, l’extraction de l’hydrogène par ces produits est encore celle qui est la plus répandue. J’avais mal compris votre formulation et je m’en excuse puisque vous n’aviez pas fait de confusion. Nonobstant, cela ne change pas mes propos à l’effet qu’une production d’hydrogène est possible et susceptible de croitre rapidement par d’autres procédés.

Bien que je respecte votre liberté d’opinion, je pense que vous n’avez pas encore compris en quoi l’hydrogène constitue réellement un avantage dans les plans de transition énergétique qui s’imposent actuellement.

J’éprouve quelques petits doutes quant-à-savoir qui de vous ou de moi se nourrit des plus grandes illusions. Si vous souhaitez vraiment épargner la planète pour éviter le point de non-retour, commencez d’abord par ne plus manger de viande, remisez votre Tesla, marchez seulement à pied ou à la rigueur à vélo. Vous ne vous en porterez certainement que mieux ! Soyez prêt aux plus grands sacrifices pour sauver la planète….

Je suis un peu confus. À ma connaissance, le CO2 est le gaz à effet de serre. Pouvez-vous m’expliquer comment on obtient du CO2 avec du CH4?

@ Claude Perras,

Votre question est pertinente, je vais m’efforcer de répondre aussi simplement que possible. Veuillez m’excuser si ma réponse est un peu longue, il fallait détailler pour comprendre le sujet.

CH4 en chimie définie une molécule. Ici le méthane qui est aussi un gaz à effet de serre et à toutes fins pratiques un hydrocarbure (exemple : le gaz de schiste). Dans la discussion que j’avais eue avec monsieur Grant, j’avais pensé qu’il avait confondu la structure d’une molécule de méthane (CH4) avec celle d’une molécule d’hydrogène (H2). Dans les faits, il n’avait fait aucune confusion. J’avais seulement mal compris ses propos, puisque monsieur Grant faisait référence au processus le plus courant d’extraction de l’hydrogène qui est encore actuellement produit à partir d’hydrocarbure.

D’ailleurs dans hydrocarbure, vous retrouvé le préfixe « hydro » comme dans hydrogène puisque tous les hydrocarbures contiennent une certaine quantité d’hydrogène.

Lorsque vous regardez la formule CH4 ; C signifiant : carbone, vous constatez qu’une molécule de méthane contient un gros atome de carbone et 4 atomes d’hydrogène. La molécule d’hydrogène pur (d’où H2) contient à l’état gazeux deux atomes d’hydrogène.

Ainsi par chauffage (usuellement), la molécule de méthane (CH4) libère des dioxydes : oxygène (O2) + gaz carbonique (CO2) + hydrogène (H2). L’hydrogène est récupéré mais le reste est perdu dans L’atmosphère. D’où production de GES (gaz à effet de serre). On peut noter que la technologie permet désormais de capter le CO2, mais ceci pose quelques problèmes au niveau du stockage.

En ce sens monsieur Grant n’a pas tort, lorsqu’il déplore que la production d’hydrogène — dont les émissions de CO2 (sont zéro lorsque qu’employé comme combustible) -, nécessite malgré tout l’emploi de carburants fossiles qui sont une des principales sources actuelles de pollution.

Cependant les choses changes. Puisque les procédés de production de l’hydrogène évoluent. On peut notamment produire de l’hydrogène avec de l’eau (formule H2O), donc deux atomes d’hydrogènes pour un atome d’oxygène. Dans ce cas il n’y a pas d’émissions ou peu d’émissions de GES (Gaz à Effet de Serre), tout dépendamment de l’énergie électrique employée pour cette extraction (procédé d’électrolyse). Des énergies renouvelables : hydro-électricité, éolienne ou solaire permettant de réduire l’empreinte carbonifère au maximum.

On peut noter que l’hydrogène est le gaz le plus répandu dans l’univers, il existe sous diverses formes en abondance sur Terre. Son avantage lorsque liquéfie (état liquide), c’est qu’il peut être stocké de sorte que ses propriétés énergétiques peuvent être employées au besoin en tout temps.

J’aimerais aussi vous signaler que le CO2 est le GES le plus connu sur la planète, qu’il est utile notamment pour les plantes (photosynthèse), mais qu’il existe d’autres gaz qui produisent des effets similaires. Ainsi un excellent moyen de réduire notre empreinte écologique consiste à restaurer les espaces naturels en plantant des fleurs, des graminées, des arbres, etc. ; tout simplement.

— D’où ma référence voltairienne récemment sur un autre sujet : « Il faut cultiver notre jardin »… sauf que ça évidemment, vous êtes étiez complètement passé à côté.

J’espère avoir répondu pour le mieux et aussi simplement que possible à votre questionnement. Merci de me mettre au défi.

@ M. Drouginsky

Oui M. Drouginsky réjouissez-vous pcq avec ma Tesla j’ai cessez de vous polluer et je participe à l’économie local en me branchant dans le réseau de l’HQ.

Plus on se branche moins on a besoin d’importer de pétrole, et mieux se portera notre santé notre environnement et notre économie.

Pour prendre une bonne décision pour votre déménagement consultez (IRENA.ORG),
mais je pense que vous n’aurez pas à déménager pcq cette énergie gratuite est au-dessus de nos têtes et se lève à tous les matins.

Nous avons une centrale thermique à fusion nucléaire qui appartient à tout le monde et on a pas besoin d’aller en guerre pour la récolter.

Ce que nous avons besoin c’est de l’énergie pas de la pollution.

Si on se branche dans le mur et l’énergie qu’on reçoit est sale c’est le fournisseur qu’il faut règlementer et encadrer pcq c’est plus facile que de discipliner des millions d’utilisateurs.
C’est ce que beaucoup de pays dans le monde ont commencé à faire en fermant les centrales à charbon, le gaz soi-disant naturel qui coûte plus cher que le solaire, même l’Arabie Saoudite utilise le solaire pour leurs puits de forage, voir https://www.thesustainablecity.ae

Non je ne peux pas sauver la planète pcq elle se fout bien de nos lois du marché,
la planète agit selon les lois de la chimie et de la physique,
ce n’est pas le sujet
même en vélo, à pied ou en Tesla ce ne sont que des pas dans la bonne direction, ça prend beaucoup plus que ça
c’est l’humanité qui est en jeu.

Je suis prêt à écouter ceux qui ont des solutions dans d’autres domaine avec l’H qui seraient dans l’intérêt général, mais
l’H pour la mobilité est un non-sens scientifique et une arnaque qui a duré assez longtemps.

Pourquoi pensez-vous qu’il faudrait se priver pour passer à un nouveau modèle économique qui est compatible avec les conditions d’existence de l’humanité, on est plus à l’heure du fanal, nous sommes rendu à l’ampoules LED.

@ Daniel Grant,

Nous partageons très certainement les mêmes objectifs. Ce qui probablement nous sépare, c’est mon pragmatisme et ma modération ; ce que je ne remarque pas dans vos propos.

Disons que « l’énergie locale » que vous consommez vient probablement d’aussi loin que la Baie James, pour bénéficier de cette bonne « économie locale » cela prend plusieurs réseaux de distribution….

Je suis tout en faveur des énergies renouvelables, si ce n’est que ce type d’énergies ne peut répondre à 100% de la demande énergétique mondiale. Nous avons une chance certaine au Québec de profiter de l’hydro-électricité, nous ne sommes cependant pas représentatifs du reste du monde. Cela devrait dans le meilleur des cas prendre encore quelques décennies voire pas avant peut-être le début du siècle prochain pour que la production énergétique soit décarbonnée. Théoriquement le « pic » devait prendre place en 2020 ; pratiquement si le « pic » prend place en 2030, nous devrions encore nous considérer comme chanceux.

Comme j’ai depuis les années 80 suivi une spécialisation en architecture solaire et bioclimatique. Je dois dire que cette spécialité n’a pas contribué à me rendre riche. L’ensemble des bâtiments construits depuis les 50 dernières années est loin de répondre à des normes économiques en matière de consommation d’énergie. Au Québec, les bâtiments « carbo-neutres » ne sont pas légion.

Je vois difficilement comment nous pourrions bénéficier d’un cadre bâti complètement cohérent, construit avec le soleil et des matériaux écologiques qui soit opérationnel avant plus ou moins cent ans.

C’est pourquoi, je soutiens le principe d’une transition énergétique raisonnée. Que cela vous plaise ou non, je considère que l’hydrogène est susceptible dans toutes sortes d’applications de faire partie de la solution.

À savoir si la Toyota Mirai est la solution de mobilité parfaite pour toutes les Québécoises et les Québécois, je ne le penserais pas ; pas plus que je ne pense que les modèles Tesla apportent pour tous cette solution.

Finalement, je déplore que les solutions encore actuellement offertes sur le marché, coûtent relativement chères en sorte qu’elles s’adressent principalement aux mieux nantis. Les autres ne peuvent que contribuer par plus de modération et parfois par toujours plus d’austérité et de privations. Il y a donc une répartition du fardeau qui devrait être prise en considération.

@M. Claude Perras
Je m’excuse si ça peu porter à confusion.

Il y a plusieurs sortes de gaz à effet de serre et comme le cholestérol il y a du bon et du mauvais.

Même les nuages sont des GES mais nécessaires et s’éliminent à la prochaine pluie, c’est notre bon cholestérol.

Le CO2 est bien documenté et vous semblez être d’accord,
le méthane CH4 est plus néfaste que le CO2 pcq il reste dans l’air plusieurs années et beaucoup plus longtemps que le CO2.

La relation entre le l’H et le CH4 est que la façon la plus rapide de faire de l’H est par son extraction du CH4 et ça fait bien l’affaire des pétrolières pour prolonger notre dépendance mortifère au fossile.

Et c’est pour cela que je dis que la promotion de la ‘mobilité’ à l’Hydorgène est une arnaque supportée par les pétrolières et l’industrie de l’auto qui n’hésitent pas à nous faire croire que le diésel est propre (Diéselgate deVolkswagen).

@ Serge Drouginsky
Merci de débattre sur un sujet qui ne m’inspire aucune modération pcq on ne peut pas décider en cochant oui ou non sur le sort de l’humanité, ça prend un lobby des consciences pour animer nos élus qui sont pris d’une inertie nauséabonde à propos de l’environnement qui nous mènera à notre perte.

Pour faire bouger les choses ça prend du pragmatisme et de ne pas profiter de la longueur d’avance que le QC a dans le domaine de l’électricité et avec son infrastructure déjà en place et le savoir-faire, c’est une honte. HQ a longtemps affirmé qu’elle peut fournir 1 millions de VE. Qui entrave la solution?

Regardez sur le site du MERN la place qui est réservée au solaire, c’est anémique. Notre cher MERN ressemble plus au département de relation publique pour le pétrole.

Rien sur les micro réseaux pour, comme vous dites, être plus proche de la source pour éviter les grands réseaux.

Les énergies renouvelables existent déjà et peuvent de plus en plus fournir à 100% sur une partie de l’année, ce n’est qu’une question d’augmenter les surfaces de PV et les accumulateurs, voir en Australie avec la centrale à batterie de Tesla.

Elon Musk dit que sur la même superficie occupée par une centrale nucléaire il peut créer une centrale solaire aussi puissante à une fraction du prix sans les externalités négatives du nucléaire.

Non les pragmatiques savent qu’on a pas le luxe d’attendre des décennies pour dé-carboniser l’économie, voir l’avertissement de GIEC, 100 ans ! ça ce n’est pas pragmatique.

Vous faites un métier que j’adorerais; qui entrave les codes de bâtiments intelligent du futur, quelle idée stupide de construire les maisons perpendiculaire au chemin au lieu de faire face au sud.

L’H pour la mobilité est non seulement dans la mauvaise direction mais une régression, les gens pragmatiques savent que l’Hydrogène est une arnaque.

Tesla.com est déjà une solution et non seulement dans la mobilité, le problème est ceux qui sont nantis mais qui n’achètent pas de Tesla pour faire baisser le prix, pour que plus de monde puisse participer, c’est une des raisons pour augmenter les incitatifs VE au lieu de subventionner bêtement les pollueurs à coup de milliards.

@ Daniel Grant,

Tout comme vous, j’estime que l’usage de l’énergie solaire a depuis des décennies été insuffisant. Lorsqu’on aurait pu et dû en faire beaucoup plus en Recherche et Développement. Vous avez raison sur le fait qu’il existe des techniques pour optimiser la production de l’énergie solaire et resservir au besoin cette énergie la nuit.

La Centrale solaire Noor au Maroc est actuellement un des meilleurs exemple de ce qui peut être fait avec le soleil. Malencontreusement, ces exemples, comme ceux que vous mentionnez sont pour le moment encore marginaux.

Je n’ai rien contre le fait qu’on augmente les subventions aux acheteurs de véhicules électriques. Mais toutes les solutions ne passent pas par l’achat de ce genre de véhicules. Nombre des acheteurs de VE ont souvent dans leur foyer deux ou trois véhicules, les uns ou deux autres étant évidemment des véhicules polluants.

Il faudrait par conséquent subventionner plus celles et ceux qui acceptent de passer au tout électrique.

Rêver mieux, c’est bien ! Le faire c’est encore bien mieux. Et somme toute oui ! Je pense que je suis plus pragmatique que vous, car je prends en compte la réalité telle qu’elle est et non une réalité idéalisée telle qu’elle devrait être. On ne peut vraiment changer le monde qu’au travers des révolutions. Parfois pour y parvenir, cela prend du temps. Sachez que si nous pouvons aller plus vite, bien et sécuritairement, je n’y vois en ce qui me concerne aucune objection.

C’était un plaisir d’échanger avec vous.

@ Serge Drouginsky

Je pense que ce n’est pas la réalité que nous vivons présentement c’est plutôt un cauchemar, et pour rester éveillé je dois regarder à l’extérieur pour garder espoir et éviter de penser qu’ils n’y aurait que des projets marginaux comme vous dites.

Au contraire en regardant les bonnes nouvelles autour des projets structurants et créateurs de richesse sans pétrole partout dans le monde, je vois qu’il est insensé d’écouter des promoteurs de gazoduc au QC n’avoir rien de plus intelligent que de se comparer à ce qui se fait de pire au lieu de se comparer à ce qui se fait de mieux, pour justifier leur projets sans-génie de GNL.

Pendant que nous bavardons, il y a des visionnaires comme Elon Musk qui accomplissent des projets d’énergie propre pour l’intérêt général, je souhaite seulement qu’on cesse de leur mettre des bâtons dans les roues avec des arnaques comme la bagnole à Hydrogène pour siphonner le fond vert pour retarder la transition.

La politique des petits pas ne suffit plus, ça prend un plan Marshall avant le point de non-retour du débalancement du climat.

Nous devons inventer une nouvelle industrie;
comme la navigabilité d’un avion de ligne doit être certifié par l’industrie d’entretien des aéronefs avant de prendre des passagers abord,
ÉNERGIE INC doit être certifié par ENVIRONNEMENT INC.

Au plaisir

@ Daniel Grant,

Une sorte de « Plan Marshall » pour l’environnement, je soutiens. Voir à l’extérieur ce qui se fait de bien et s’inspirer de cela pour copier les meilleures pratiques, je soutiens aussi. Pour moi, cependant, la clef, c’est la coopération et l’autogestion.

On n’a pas besoin nécessairement de beaux parleurs, de chefs de ci et de boss comme ça, pour faire ce qui doit être fait.

Vous voulez changer de paradigme. Moi aussi j’aimerais cela. Très franchement, je ne crois pas que je verrai ce changement de mon vivant. Et ne vous en déplaise, je ne suis même pas sûr que les habitants de la planète Terre verront tous cela dans seulement 100 ans.

Regardez la « pub », voyez les politiques où que ce soit, regardez les plus récents désastres écologiques au Brésil. Vous le voyez où ce changement ?

Vous faites une fixation sur 50 petites autos qui vont rouler à l’hydrogène au Québec, regardez plutôt les immatriculations dans la province. Combien de camions légers, combien de gros VUS, combien d’autos électriques. Qu’est-ce qui est encore roi et maître sur le marché ?

Combien de « climatoseptiques » parmi-nous y compris sur les blogues de L’actualité ?

Ce sont les chiffres en la matière qui parlent bien plus que les discours. Réveillez-vous ! Voyez la réalité telle qu’elle est !

@Serge Drouginsky
Ceux qui dorment sont ceux qui pensent qu’on peut continuer dans le fossile plus que 12 ans (GIEC).

Il y a des scientifiques comme la NASA qui nous ont averti depuis les années 70 qu’on allait dans le mur si on ne diminue pas notre dépendance mortifère au pétrole.

Nous on bavarde et les scientifiques mesurent la planète, ce sont eux les vrais pragmatiques.

Pendant que les pétroleux essayent de briser les thermomètres pour cacher la vérité, il y a des visionnaires qui travaillent sur les solutions comme Bertrand Picard, Elon Musk…

Les solutions existent aujourd’hui et fonctionnent dans les sociétés bien ordonnées et ce sont des solutions qui amènent la Prospérité Sans Pétrole.

Elon Musk est un génie en physique et a bien dit que la mobilité avec l’hydrogène est stupide.

Comme disait Voltaire et Einstein et même à Davos 2019 la semaine dernière:

« Ceux qui pensent que c’est impossible, prière de ne pas déranger ceux qui le font. »

Il ne faut pas déranger Elon Musk avec des idées farfelues comme des stations d’hydrogène et de gaz de fracturation pendant qu’il essaye de sauver l’humanité.