Un roman qui s’autodétruit en 24 heures !

Un auteur américain a trouvé un moyen efficace de garder l’intérêt du lecteur jusqu’au bout — et, accessoirement, de devenir l’écrivain qu’on lit le plus rapidement au monde : il a lancé un livre qui disparaît après 24 heures.

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Photo : Mother New York

Commencer un roman avec la meilleure volonté du monde. Le laisser de côté après deux jours — et 34 pages —, convaincu qu’il s’agit d’une pause temporaire («c’est la vie, hein ! Tant de distractions autour : Facebook, House of Cards, les enfants…»). Puis, retomber sur le bouquin six mois plus tard et se dire : bof ! Tant pis, après tout.
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Ce scénario vous semble un peu trop familier ? L’auteur américain James Patterson a trouvé un moyen efficace d’encourager l’acte de lecture jusqu’au bout — et, accessoirement, de devenir l’auteur qu’on lit le plus rapidement au monde : il a lancé un livre qui s’autodétruit en 24 heures, rapporte le magazine Wired.

Aidé de l’agence de publicité Mother New York pour cet habile coup de marketing, l’écrivain derrière plusieurs succès de librairie (les séries Alex Cross et Witch & Wizard, entre autres) a procédé, il y a quelques jours, au lancement de son dernier roman, baptisé Private Vegas.

Pour l’occasion, Patterson a offert aux 1 000 premiers lecteurs deux options : une version numérique tout à fait «classique» du livre… et une version «éphémère», qui, une fois entamée sur leur liseuse électronique, voyait chacune de ses pages s’effacer après lecture — et disparaître dans son ensemble après 24 heures (compteur virtuel à l’appui !).

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Photo : Mother New York

Dès le jour du lancement, ces personnes ont en outre été invitées à se créer un profil sur le site SelfDestructingBook.com, histoire de suivre la progression de la lecture du roman chez les autres lecteurs et d’instaurer un climat de saine compétition entre eux.

Parallèlement à ces versions numériques, disons-le, plutôt inoffensives, l’auteur multimillionaire — considéré par le magazine Forbes comme l’une des 100 personnalités les plus influentes de l’année 2014 — a aussi dévoilé un exemplaire papier du roman, celui-là muni… d’un véritable dispositif d’explosion.

Vendu pour la somme de 294 038 dollars américains, l’ouvrage était pourvu d’un compte à rebours, mais, dans les faits, ne risquait pas de mettre la vie de son lecteur en danger.

Pour ce prix, l’excentrique acquéreur recevait en effet une paire de jumelles sertie d’or véritable («pour pouvoir lire le roman à une distance sécuritaire», explique l’agence Mother New York) et pouvait compter sur la présence d’une équipe d’experts en déminage au moment de la lecture. Un vol en première classe vers une destination inconnue, suivi d’un souper cinq services en compagnie de James Patterson en personne et d’un séjour de deux nuits dans un hôtel de luxe, faisaient aussi partie de l’offre.

L’identité de l’acheteur n’a pas été dévoilée.

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4 commentaires
Les commentaires sont fermés.

Un auteur américain a lancé un livre qui disparaît après 24 heures !

Quel abruti!
Espérons que cet auteur disparaisse aussi dans les 24 heures.

Après la fabrication du matériel éphémère pour favoriser la consommation, voilà l’écrit papier éphémère.
Il croit en vendre plus parce que personne ne pourra prêter ou donner son livre.

« l’auteur « multimillionaire » a aussi dévoilé un exemplaire papier du roman, celui-là muni… d’un véritable dispositif d’explosion. »

De plus, il a réussi à rendre l’écrit papier avec le pire défaut de l’écrit internet: aujourd’hui avec internet, les écrits sont comme les paroles, ils ne restent pas. Tout document ou tout écrit qui dérange disparaît rapidement. Ceux qui manipulent la réalité effacent ce qui dérange. Avant on devait brûler les livres, c’était beaucoup plus ardu et les écrits beaucoup plus difficiles à débusquer. Aujourd’hui, les spécialistes de l’effacement ont des outils informatiques qui, en quelques clics, peuvent effacer le document qui déplaît.

Le pire dans tout ça, c’est que la majorité va le trouver « génial », l’imbécile.

Voilà encore une fois la stupidité montée aux nues !

Serge Charbonneau
Québec

Devrait-on blâmer un auteur pour son imagination?

Par sa façon de faire, il a su attirer les regards et les commentaires…même le vôtre.

Après avoir lu dans un blogue de l’Actualité que l’obsolescence programmée était un mythe, savoir qu’il existe des romans programmés à s’auto détruire pour amateur de lecture rapide, ça me fait bien rire.