Le journal de quarantaine de Laurence Nerbonne

Laurence Nerbonne travaille sur un EP dans le petit studio qu’elle a aménagé chez elle. Elle espère que «les apprentissages que l’on va faire en tant que société en période de crise vont nous permettre de changer notre mode de vie.»

Photo par William Arcand

Comment gères-tu la quarantaine?

Je suis quand même habituée à faire du confinement volontaire pour créer. J’ai passé beaucoup de temps dans ma vie à peindre pendant plusieurs jours et semaines consécutives ou à faire de la musique dans mon studio. Il faut vraiment que je prenne le temps de m’entrainer par contre pour garder mon esprit sain. Je fais donc de l’entrainement maison et beaucoup de méditation.

Qu’est-ce qui te donne de l’espoir?

J’espère que les apprentissages que l’on va faire en tant que société en période de crise vont nous permettre de changer notre mode de vie. Ce n’est pas notre dernière lutte. Il y aura éventuellement la lutte aux changements climatiques. J’espère qu’on apprendra que la prévention est plus efficace que de gérer la crise une fois dedans. J’espère aussi que ça augmentera notre sentiment nationaliste, c’est-à-dire qu’on sentira le besoin de compter sur nous-mêmes, de consommer local, d’être indépendants dans nos décisions, de protéger notre culture.

Le film que je regarde: Le film Antigone de Sophie Desraspe. Un des meilleurs films québécois que j’ai vu de ma vie.

La série télé que je regarde: C’est comme ça que je t’aime

L’album que j’écoute: 3.15.20 de Childish Gambino et Hot Pink de Doja Cat

Le balado que j’écoute: At home with Charlie XCX Radio Show sur Itunes Radio

L’artiste que j’ai découvert: Rico Nasty

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