Retraite : vos finances repensées

Fuir l’inflation sous le soleil

Votre pouvoir d’achat fond au même rythme que vos placements? Si le mal du pays ne vous affecte pas, les endroits où le coût de la vie est aussi clément que la météo pourraient vous attirer sérieusement. Il y a toutefois quelques éléments à considérer avant de partir passer votre retraite à l’étranger.

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On peut s’amuser longtemps en comparant le coût des maisons et le prix de la nourriture d’un pays à l’autre sur des sites comme tradingeconomics.com. En décembre, les taux d’inflation de 3 % en Suisse ou de 3,7 % au Japon étaient bien plus rassurants que le 6,9 % au Canada. Mais iriez-vous vous installer en Arabie Saoudite, même si l’inflation y est à 2,9 %?

Il n’y a pas que le coût de la vie qui compte lorsqu’on envisage de prendre sa retraite à l’étranger. Il faut d’abord que la destination nous plaise; le climat, la culture, la langue et le mode de vie pèsent beaucoup dans la balance.

Certaines particularités fiscales pourraient tout de même vous aider à faire votre choix.

« Le Portugal, par exemple, offre un congé fiscal de 10 ans sur tout revenu de source étrangère », note Jean-François Poulin, associé dans la division Fiscalité internationale chez Raymond Chabot Grant Thornton. En Grèce, en Irlande et au Royaume-Uni, les retraités canadiens peuvent bénéficier de statuts spéciaux qui leur donnent droit à des allègements fiscaux.

Même si l’impôt à taux unique de 3 % d’Anguilla, dans les Caraïbes, a de quoi faire rêver, il y a bien d’autres facteurs à considérer pour avoir un portrait complet. Le fiscaliste prévient toujours ses clients qu’il n’a pas de boule de cristal : « On a vu des mouvements très importants dans les dernières années en Amérique latine; certains taux d’imposition ont augmenté de 10 % », donne-t-il en exemple.

Éviter la double imposition

Les retraités qui choisissent de vivre à l’étranger ont intérêt à privilégier les quelque 90 pays qui ont signé des conventions fiscales avec le Canada, puisqu’elles permettent d’éviter la double imposition des revenus.

« Si le Canada impose 25 % de ce que vous décaissez de vos REER et que votre pays d’accueil impose 40 % de plus, ça commence à faire beaucoup », illustre Jean-François Poulin.

Pour éviter les mauvaises surprises, l’expert préconise un processus rigoureux, qui implique un questionnaire et un plan détaillés ne laissant aucune zone grise. Omettre de remplir un formulaire fiscal l’année de son départ peut entraîner des pénalités de 25 $ par jour de retard.

Il faut aussi savoir que beaucoup d’institutions financières ne vous permettront pas de conserver un portefeuille d’actions au Canada si vous n’y résidez plus. Souscrire à une assurance maladie dans le pays d’accueil, vérifier si votre testament et votre mandat d’inaptitude y seront valides et comment ils seront appliqués lors du décès sont aussi des dispositions à prendre avant le départ.


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