Des villes en santé

Réconcilier développement et environnement

L’activité industrielle et la santé humaine s’affrontent régulièrement dans le ring de l’actualité. Il y a toutefois moyen de les faire coexister… pour autant qu’on respecte certaines règles.

Le développement économique et la protection de l’environnement ne sont pas nécessairement en opposition, croit Raphaël Fischler, doyen de la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal. « Un grand nombre d’entreprises ne sont pas polluantes, indique-t-il. Il faut surtout qu’elles s’établissent au bon endroit et qu’on leur impose des normes quant aux émissions qu’elles peuvent produire. »

Si une entreprise industrielle est située à un endroit qui ne convient pas (ou plus), il faut parfois démolir ses installations, comme ce fut le cas pour l’usine de peinture Anacolor, située tout près d’une école primaire et du fleuve, à Cap-Rouge.

Avant d’en arriver là, on peut aussi resserrer la réglementation pour contrôler la quantité de substances nocives rejetées dans l’atmosphère. C’est ce qu’exigent des citoyens et des élus à Rouyn-Noranda, afin de limiter l’arsenic rejeté par la Fonderie Horne, et ceux du quartier Limoilou, à Québec, par rapport au nickel.

Comme ces normes ne relèvent pas des villes, mais des ordres supérieurs de gouvernement, il peut toutefois s’écouler des années avant de rétablir la situation.

Tracer des lignes vertes

Une autre solution mise de l’avant par Raphaël Fischler consiste à établir des barrières naturelles entre les entreprises industrielles et les quartiers résidentiels. « On ne déplace pas un port du jour au lendemain, illustre-t-il. S’il est impossible de déplacer l’entreprise, des mesures de mitigation ou de séparation doivent être prises. Une zone boisée, par exemple, peut permettre d’absorber une partie des émissions et du bruit produits. »

Et puisque le transport génère une grande partie des gaz à effet de serre produits par une ville, pourquoi ne pas en profiter pour faire d’une pierre deux coups en transformant les autoroutes en parcs linéaires, comme l’ont fait Séoul et Boston. « À Montréal, il y a la tranchée de l’autoroute Ville-Marie, qu’on a commencé à recouvrir il y a 20 ans, note l’expert. C’est un travail de longue haleine, mais on continue. »

On utilise le même principe en milieu agricole, en aménageant des bandes riveraines entre les cultures et les cours d’eau. La MRC de Nicolet-Yamaska s’emploie à faire passer ces tranchées naturelles de 3 à 10 mètres, voire à 15 mètres, sur son territoire.

De bons élèves

Heureusement, plusieurs entreprises prennent le virage vert et sont citées en exemple par le gouvernement du Québec.

À Valleyfield, la distillerie Diageo est en voie d’électrifier son usine de fabrication de spiritueux en vue d’atteindre la carboneutralité d’ici 2025. À Sept-Îles, Aluminerie Alouette convertit des fours à cuisson d’anodes afin de pouvoir remplacer le mazout par du gaz naturel liquéfié, ce qui permettra, par le fait même, d’approvisionner la Côte-Nord en gaz naturel.

Mieux intégrer les entreprises existantes dans les municipalités et les inciter à miser sur des sources d’énergie propre et des pratiques écoresponsables est certainement une voie d’avenir. Le défi des villes est de trouver l’équilibre souhaité par les citoyens qui se soucient de leur santé.


Ce contenu a été produit par Mishmash Studio de marques. Les journalistes de L’actualité n’ont pas été impliqués dans la production de ce contenu.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.

J’aimerais donner mon avis sur le développement de la ville de Laval ça va être une future harlem dans le future a cause de la concentration des logements dans des tours. C’est entrain de favoriser une nouvelles génération qui grandit dans un espace de 4 murs là pires des choses pour la santé humaine et Morale des habitants. Le seul avantage c’est d’aller chercher le plus de taxes par km2 habitable.

Répondre